Archives pour l'étiquette Emigration clandestine

L’Allemagne n’aurait-elle pas fait preuve de pays sincère au sein de l’Europe ?

image AM 1024
La Chancelière Angela Merkel symbolisant une Allemagne qui a aujourd’hui séduit ce monde.

Quand on parle de l’Allemagne, on a tendance à se souvenir des deux guerres mondiales, menées en particulier sous le principal motif d’une démonstration de puissance.  Ce que le chef de la deuxième n’a pas caché.

Après cette étape, l’Allemagne a opté pour la paix, la reconstruction de son pays, et le développement, à l’instar de tous les autres pays d’Europe d’ailleurs. Mais elle l’a fait brillamment en sortant première puissance économique de l’Europe.

Pays le plus industrialisé d’Europe,  au plan des énergies conventionnelles, voilà qu’il ne s’est pas empêché de s’engager dans les énergies renouvelables, devenant un exemple devant ses pairs, dans l’objectif d’une baisse de la prépondérance du nucléaire.

Et pourtant, l’on pourra constater que c’est un pays qui a su s’enrichir sans s’appuyer sur d’anciennes colonies, en accaparant leurs richesses, car elle n’en avait plus.

Ce pays :

  • On l’a rarement vu attiser la déstabilisation dans des pays faibles pour des profits économiques.
  • On l’a rarement vu  s’immiscer dans les affaires intérieures d’un pays pour des intérêts partisans.
  • On l’a rarement vu imposer des conditions difficiles dans ses prêts au développement, ou s’adonner à des aides difficiles pour endetter et dominer continuellement, en jouant d’artifices pour rapatrier l’argent prêté, face à des pays insuffisamment préparés dans la gestion des projets.

Et l’on peut voir qu’il y a deux sortes d’émigration :

  • Celle fuyant la pauvreté d’un pays déstabilisé économiquement, plutôt meurtri par la détérioration des termes de l’échange, comme l’Afrique, même si cette dernière regorge de richesses minières
  • Celle fuyant un pays déstabilisé par la guerre interne ou externe au profit d’intérêts étrangers lorgnant des richesses locales, par le biais d’hommes avides de pouvoir manipulés de l’extérieur, n’hésitant pas parfois à appauvrir leur peuple.

Dans l’une ou l’autre forme, l’Allemagne aura la particularité de pouvoir échapper aux accusations relatives aux causes de tels faits.

  • Quand des syriens s’opposaient pacifiquement à leurs dirigeants, qui leur a suggéré de prendre les armes, face à un Etat plus puissant ?
  • Etait-ce pour les mener dans une situation où ils seraient dans le besoin de s’en procurer intensément ? Etait-ce pour pouvoir en vendre ? Etait-ce pour ensuite participer à la reconstruction d’un pays dévasté ?
  • N’est-ce pas cela qui a mené à la situation actuelle dans cette région du monde?
  • Cela a entraîné combien de morts, de blessés, de sans abris, de souffrances sans nourriture ni hygiène ?
  • Ne pouvait-on pas deviner qu’une situation de migration pouvait en découler ?
  • Aujourd’hui, devrait-on hésiter à les accueillir, et à les protéger ?
  • Ne serions-nous plus des humains ?

Face à ces questions, l’Allemagne aura la chance de ne pas être pointée d’un doigt accusateur.

Donc le geste de l’Allemagne, qu’on a rarement vu attiser le feu, et qui accueille aujourd’hui ces migrants à bras ouverts, est à saluer, et est tout simplement exemple de noblesse.

Mieux, il doit servir de leçon, face à ceux qui hésitent encore.

Angela Merkel gf
(Image de Wikipedia.org)

Donc, Bravo Angela.

Il convient toutefois de soigner le mal en s’attaquant à la racine, comme tout le monde semble l’avoir compris.

Dans les pays en guerre, il convient d’amener les belligérants à la table de négociation, tout en sachant que dans tout milieu sujet à antagonisme, il y a un point d’équilibre naturel, correspondant au respect mutuel des prérogatives de chacun.

Dans les pays pauvres, comme ceux d’Afrique, il convient de développer comme base, un programme agricole, y compris pêche et élevage, ainsi que minier, et d’y bâtir l’industrialisation qui correspond, avec une formation des jeunes. Un pays comme l’Allemagne pourrait certainement aider à cela, dans le cadre d’un jumelage entre privés, dans les différents secteurs de l’économie.

L’Afrique étant un continent à bâtir, ne devrions-nous pas nous y mettre et créer des emplois pour les jeunes ?

CES ROUTES DÉGRADÉES A RÉHABILITER ET A ENTRETENIR

Réparer ces routes et empêcher leur dégradation en dégageant un budget annuel pour leur entretien, c’est du travail que les jeunes pourraient faire, au lieu de passer le temps à prendre le thé ou de prendre la mer.

Mais il convient également de les pousser vers l’agriculture, l’élevage, la pêche par l’incitation, et bâtir l’agro-industrie qui doit accompagner ces secteurs de l’économie pour au moins une autosuffisance alimentaire concrète.

L’Afrique étant par essence une zone de culture, ne devrions-nous pas exploiter cette possibilité ?

La production agricole permet certes de nourrir la population, ce qui permet de satisfaire un des besoins fondamentaux de l’homme. Il faudrait tout simplement qu’elle soit suffisante.

Une fois faite,

  • il convient de la rendre durable.
  • Il convient également de la rendre plus efficiente et l’étendre.
  • Il convient également de la conserver.

Pour ce faire, il faudrait des usines de conservation et de transformation. Cela donne de la valeur ajoutée à nos produits locaux. Cela donne également du travail pour les  jeunes.

  • Ainsi, beaucoup d’usines devraient être construites pour la conservation et la transformation de nos produits locaux (mangues, goyaves, carassol, pomme cannelle, bissap, bouye, payaye etc. …).

La Côte d’Ivoire transforme ses ananas depuis longtemps et commercialise avec une bonne conservation ses bananes.

Elle a fait un grand effort avec son café et son cacao qui sont commercialisés ou conservés ou transformés.

Ne devrait-elle pas servir d’exemple ?

  • Pour le cas du Sénégal, avec l’arachide, il convient de créer une société chargée de commercialiser l’arachide en l’achetant entièrement et en la stockant, pour la revendre ensuite tranquillement à des usines pour la fabrication d’huile, de tourteaux, de pâtes d’arachide, de cacahuètes, de gâteaux etc. Tout le monde devrait participer dans cette société, et cela donnerait beaucoup d’emplois.

Cette société aurait tout simplement besoin de magasin de stockage dans toutes les régions, avec la sécurité requise.

Les usines qui vont être créées, vont être de véritables sources d’emplois, contribuant réellement à la création de richesses et d’emplois, et au redressement de notre balance des paiements.

  • Concernant le maraîchage, il faudrait également des sociétés qui achètent entièrement la production et la conservent convenablement pour la revendre tranquillement. Cela demande des chambres froides un peu  partout dans le pays, avec l’avantage qu’on pourra les électrifier au solaire photovoltaïque.
    • Ainsi une deuxième usine d’assemblage de panneaux solaires est requise pour répondre à cette demande. Il faudrait la participation de tous dans cette société.
    • Pour la construction des chambres froides, la compétence devrait exister. Sinon, il convient de faire un appel d’offres international, tout en essayant de maîtriser la technologie.
  • Il faudrait également des usines pour satisfaire nos besoins indispensables en papier pour le développement de nos activités dans l’éducation, l’administration, et l’information, ce produit insoupçonné contribuant sérieusement à plomber notre balance des paiements. Il convient de le maîtriser.
  • Ainsi, dans l’ensemble, il s’agit d’usines qui devraient permettre de vrais emplois contribuant effectivement au redressement de notre balance des paiements.
  • Maintenant pour créer concrètement tout cela, le financement et la formation constituent les difficultés majeures.
    • Pour le financement, il s’agit de créer des sociétés dans lesquelles tout le monde pourrait participer par des actions accessibles à tous.
    • Les notaires sont appelés à mettre en place le cadre avec toute la sécurité nécessaire.
    • La technologie est assurée par le fournisseur qu’on choisira par appel d’offres
    • Ce dernier devrait se charger en même temps de faire la formation.

Il convient donc que les initiatives se délient et s’accordent.

Un appel est donc lancé à tous.