A propos de SUNEOR : Les erreurs de la privatisation

Suite à des erreurs de gestion dans certains secteurs ayant un caractère de service public, des bailleurs de fonds puissants comme la Banque Mondiale et le FMI ont fortement suggéré à certains pays d’Afrique comme le Sénégal, de les privatiser.

C’est ainsi que des secteurs d’utilité publique comme la distribution d’énergie électrique et le téléphone, qui ne devraient fondamentalement pas être privatisés, n’ont pas échappé.

Cependant, il pourrait en être autrement pour un secteur comme l’arachide. Ce dernier peut bien avoir un caractère d’utilité publique, eu égard à sa position dans les activités économiques du pays dont il constitue la principale vraie source naturelle de richesse, réelle, intéressant la quasi-totalité de la population. Ceci lui confère la nécessité d’être surveillé, sur les plans production et coût.

Mais il doit être entre des mains privées.

L’on peut constater qu’au temps colonial, ainsi qu’au début des indépendances, le principal secteur dérivé de l’arachide faisait l’objet d’une forte concurrence, d’une part entre des huiliers privés étrangers qui faisaient également d’autres produits comme le savon et les tourteaux, et d’autre part, entre des traitants qui procédaient à l’achat des graines auprès des paysans.

Cette activité donnait une forte valeur ajoutée à l’arachide, et contribuait certainement à la formation du PIB (Produit Intérieur Brut) du pays, en faisant l’objet de beaucoup d’emplois auprès de la population.

C’est suite à la reprise de ce secteur par l’Etat, que tout a été concentré entre les mains de ce dernier, qui en a fait un groupe sous le nom de la SONACOS (Société Nationale des Oléagineux du Sénégal). Ce groupe était composé des différents sites suivants :

  1. Le site de Bel Air (ancien Lesieur)
  2. Le site de Petersen
  3. Le site de Diourbel (SEIB)
  4. Le site de kaolack (SODEC Lyndiane)
  5. Le site de Ziguinchor (SEIC Ziguinchor)

Bien entendu, au moment où des secteurs fondamentalement reconnus d’utilité publique sont privatisés, il ne pouvait en être autrement pour cette activité, à priori, pour plus d’efficience. Ceci étant par ailleurs nécessité par la mauvaise gestion, plutôt politique, que risque l’administration étatique en général.

Il convenait alors, tout simplement, de retourner au schéma de départ. Ces différents sites devaient alors être attribués séparément à des privés qui devaient se faire la concurrence comme avant. Et tout aurait du rentrer dans l’ordre.

Mais cette erreur évidente consistant à remplacer l’Etat par un seul privé, en mettant entre les mains de ce dernier un monopole, n’a pas tardé à se faire remarquer.

On ne met jamais un monopole entre les mains d’un privé. Ceci constitue une leçon que tout politicien patriotique doit connaître et respecter.

Il convient donc tout simplement de retourner à la case de départ, comme au temps colonial, en installant la concurrence entre plusieurs privés.

Mieux, il y a lieu de noter, toutefois, que parmi ces privés devraient figurer, en bonne place, les paysans de chaque région, qui devraient se regrouper en coopératives, avec une participation, sous forme d’actions, dans l’administration de ce secteur, dérivé de l’arachide. D’ailleurs, par le biais d’actions, tous les sénégalais devraient pouvoir participer dans le capital.

Enfin le patrimoine doit rester celui l’Etat, pour ne pas tomber entre des mains cupides, avides de gains égoïstes, se focalisant sur une éventuelle revente du foncier ou du matériel.

L’arachide constitue une richesse fondamentale du Sénégal, que les ignorants du secteur ne devraient pas arbitrer. Les produits dérivés de ce dernier sont nombreux et devraient pouvoir faire renaître et relancer l’industrie sénégalaise. Il est peut être bon de savoir que de tels produits ont contribué à bâtir un pays comme les Etats Unis d’Amérique et le soutiennent encore. Pourquoi, ne devrait-il pas alors, en être de même au Sénégal, qui fut à un moment donné le premier producteur mondial d’arachide ?

Pourquoi cela ne devrait-il pas être étendu dans toutes les parties potentielles de l’Afrique ?

L’Allemagne n’aurait-elle pas fait preuve de pays sincère au sein de l’Europe ?

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La Chancelière Angela Merkel symbolisant une Allemagne qui a aujourd’hui séduit ce monde.

Quand on parle de l’Allemagne, on a tendance à se souvenir des deux guerres mondiales, menées en particulier sous le principal motif d’une démonstration de puissance.  Ce que le chef de la deuxième n’a pas caché.

Après cette étape, l’Allemagne a opté pour la paix, la reconstruction de son pays, et le développement, à l’instar de tous les autres pays d’Europe d’ailleurs. Mais elle l’a fait brillamment en sortant première puissance économique de l’Europe.

Pays le plus industrialisé d’Europe,  au plan des énergies conventionnelles, voilà qu’il ne s’est pas empêché de s’engager dans les énergies renouvelables, devenant un exemple devant ses pairs, dans l’objectif d’une baisse de la prépondérance du nucléaire.

Et pourtant, l’on pourra constater que c’est un pays qui a su s’enrichir sans s’appuyer sur d’anciennes colonies, en accaparant leurs richesses, car elle n’en avait plus.

Ce pays :

  • On l’a rarement vu attiser la déstabilisation dans des pays faibles pour des profits économiques.
  • On l’a rarement vu  s’immiscer dans les affaires intérieures d’un pays pour des intérêts partisans.
  • On l’a rarement vu imposer des conditions difficiles dans ses prêts au développement, ou s’adonner à des aides difficiles pour endetter et dominer continuellement, en jouant d’artifices pour rapatrier l’argent prêté, face à des pays insuffisamment préparés dans la gestion des projets.

Et l’on peut voir qu’il y a deux sortes d’émigration :

  • Celle fuyant la pauvreté d’un pays déstabilisé économiquement, plutôt meurtri par la détérioration des termes de l’échange, comme l’Afrique, même si cette dernière regorge de richesses minières
  • Celle fuyant un pays déstabilisé par la guerre interne ou externe au profit d’intérêts étrangers lorgnant des richesses locales, par le biais d’hommes avides de pouvoir manipulés de l’extérieur, n’hésitant pas parfois à appauvrir leur peuple.

Dans l’une ou l’autre forme, l’Allemagne aura la particularité de pouvoir échapper aux accusations relatives aux causes de tels faits.

  • Quand des syriens s’opposaient pacifiquement à leurs dirigeants, qui leur a suggéré de prendre les armes, face à un Etat plus puissant ?
  • Etait-ce pour les mener dans une situation où ils seraient dans le besoin de s’en procurer intensément ? Etait-ce pour pouvoir en vendre ? Etait-ce pour ensuite participer à la reconstruction d’un pays dévasté ?
  • N’est-ce pas cela qui a mené à la situation actuelle dans cette région du monde?
  • Cela a entraîné combien de morts, de blessés, de sans abris, de souffrances sans nourriture ni hygiène ?
  • Ne pouvait-on pas deviner qu’une situation de migration pouvait en découler ?
  • Aujourd’hui, devrait-on hésiter à les accueillir, et à les protéger ?
  • Ne serions-nous plus des humains ?

Face à ces questions, l’Allemagne aura la chance de ne pas être pointée d’un doigt accusateur.

Donc le geste de l’Allemagne, qu’on a rarement vu attiser le feu, et qui accueille aujourd’hui ces migrants à bras ouverts, est à saluer, et est tout simplement exemple de noblesse.

Mieux, il doit servir de leçon, face à ceux qui hésitent encore.

Angela Merkel gf
(Image de Wikipedia.org)

Donc, Bravo Angela.

Il convient toutefois de soigner le mal en s’attaquant à la racine, comme tout le monde semble l’avoir compris.

Dans les pays en guerre, il convient d’amener les belligérants à la table de négociation, tout en sachant que dans tout milieu sujet à antagonisme, il y a un point d’équilibre naturel, correspondant au respect mutuel des prérogatives de chacun.

Dans les pays pauvres, comme ceux d’Afrique, il convient de développer comme base, un programme agricole, y compris pêche et élevage, ainsi que minier, et d’y bâtir l’industrialisation qui correspond, avec une formation des jeunes. Un pays comme l’Allemagne pourrait certainement aider à cela, dans le cadre d’un jumelage entre privés, dans les différents secteurs de l’économie.

Devrait-on continuer à faire des investissements infructueux ?

Avec tout ce que l’on a dépensé sur cette route dénommé Tally Ndiaga Mbaye que les eaux stagnantes avaient détériorée, voilà qu’à peine mise en service, (depuis le mois de mai dernier), elle sert de rétention aux eaux de pluies, en ce mois d’août 2015.

Route réalisée en mai 2015.
Route réalisée en mai 2015.

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Route mal assainie, méconnaissable en août 2015.
Route mal assainie,  réalisée en mai 2015 et méconnaissable en août 2015.

Si nos investissements sont réalisés avec autant d’inattention, pourrions nous nous débarrasser de notre dette publique déjà lourde avec entre autres :

  • les augmentations de prix pour le remboursement
  • le fait d’investir sans jouir des bienfaits de l’ouvrage réalisé
  • l’obligation de faire usage d’infrastructures de qualité médiocre
  • l’augmentation des dépenses publiques (on est obligé de faire usage de pompe, main d’œuvre, et gasoil, en plus de la dette à rembourser, pour pouvoir utiliser la route dont la durée de vie est amoindrie)
  • les lamentations continuelles devant d’autres qui les gaspillent en leur profit ?
  • …  ?
  • Les problèmes liés à la bonne gouvernance sont-ils passés par là ?
  • Doit-on continuer à laisser augmenter notre dette pour que les ressources correspondantes soient gaspillées de la sorte ?

Pour une solution face aux inondations dans la banlieue de Dakar

Dakar Presqu’île
Dakar Presqu’île
Ces tâches noires concernent des zones inondables de la Banlieue de Dakar : Diamagueune, Sicap Mbao, Guédiawaye, Pikine etc. . (Cliquer pour une vue plus large)
Ces tâches noires concernent des zones inondables de la Banlieue de Dakar : Diamagueune, Sicap Mbao, Guédiawaye, Pikine etc. . (Cliquer pour une vue plus large)

Ces vues de Google Earth concernent la banlieue de Dakar.

Ces tâches sombres qu’on peut y voir et dont certaines sont délimitées en bleu sont des zones inondables. Malheureusement, elles font l’objet d’une habitation non adaptée dans ces lieux. Ce qui fait d’ailleurs l’actualité après chaque forte pluie, eu égard aux désagréments constatés en ces moments difficiles. Il convient d’étudier ce phénomène pour une solution adaptée.

Une vue rapprochée risque de donner une image du type ci-dessous, c’est-à-dire des maisons complètement dans l’eau.

Habitations en plein dans la zone d'eau.
Habitations en plein dans la zone d’eau.

Cette vue datant du 1er juillet 2015, il pourrait être demandé à Google Earth de réactualiser ces images après ces fortes pluies qui n’ont débuté cette année à Dakar que vers le 26 juillet, pour une meilleure visibilité.

Pourtant, bien que nombreuses, ces zones  d’eau peuvent faire l’objet de zones d’habitation assez prisées. En effet de pareilles zones existent ailleurs, mais en ayant fait l’objet d’études et de réflexion pour donner lieu à une habitation plutôt très appréciée.

Lotissement dans des zones d'eau faisant penser à des arabesques.
Lotissement dans des zones d’eau faisant penser à des arabesques.

En effet, ces points noirs que l’on peut voir sur cette image (ci-contre) de Google earth concernent des zones d’eau, côtoyant harmonieusement des zones d’habitation, en Amérique du Nord. Une étude minutieuse a mis en synergie ces zones d’eau et le type de lotissement retenu, donnant lieu à une belle vue qui de loin fait penser à des arabesques.

Cependant, une  vue de près montre un type de lotissement insoupçonné, dans un environnement plutôt agréable à la vue, qui pourtant, pourrait bien s’adapter aux zones inondables de Diamagueune, Sicap Mbao, Guédiawaye, Pikine et autres.

Un lotissement alliant agréablement les zones d'eau et les habitations. (Cliquer pour une vue plus large)
Un lotissement alliant agréablement les zones d’eau et les habitations. (Cliquer pour une vue plus large)

Il faudrait en tirer que ces zones inondables pourraient donc donner lieu à beaucoup de belles configurations que l’on pourrait enrichir par l’imagination de nos architectes, ces derniers devant avoir le devoir de les faire proliférer, en vue de la plus adaptée pour chaque contexte.

Ces images ci-dessous concernent des vues encore plus proches, signifiant ainsi que des lotissements prestigieux pourraient être érigés dans de telles zones.

L'imagination pourrait en donner des exemples. (Cliquer)
L’imagination pourrait en donner des exemples. (Cliquer)
Exemple de lotissement plutôt de prestige.
Exemple de lotissement plutôt de prestige. (Cliquer)

Par ailleurs, il convient de noter que le phénomène de l’inondation est le résultat de fortes pluies qui donnent lieu à des mares, lesquelles peuvent dépasser leur capacité de rétention et déborder.

Naturellement, ces débordements vont souvent donner lieu à un déplacement des eaux vers un point de réception qui est généralement une mare de plus grande capacité, ou la mer. Tel a été le processus au niveau de ces zones de Dakar, où les eaux finissaient leur course par la mer, généralement vers la côte Sud (Hann, Thiaroye etc..). L’on peut voir d’ailleurs que les infrastructures routières et ferroviaires de l’époque les laissaient suivre leur chemin librement par de petits ponts.

Il reste entendu que même en cas de sécheresse, les zones d’eau doivent être déclarées « NON AEDIFICANDI ». Aucune habitation ne devrait y être édifiée.  Les autorités du pays chargées de ces dispositions doivent y veiller, et savoir que cela fait partie de leurs obligations.

Mais voilà que les constructions faites par la suite ont manqué de suivi par les autorités compétentes, et certains parcours de ces eaux ont tout simplement été obstrués. Dès lors, les mares asphyxiées ne pourront que gonfler.

Ce qui est d’ailleurs paradoxale, c’est que la construction de certaines routes n’a pas reconduit les anciens ponts trouvés sur place, empêchant de ce fait la libre circulation de ces eaux. En d’autres endroits, on a laissé des habitations s’ériger dans des lits asséchés, que les anciennes mares occupantes n’avaient pas définitivement abandonnés.

De ce fait, il convient de raser toutes les constructions se trouvant dans des points bas, et d’y ériger des bassins.

Chaque bassin sera bordé d’arbres palmiers dattiers ou cocotiers, et de voies de circulation piétonne. Une surveillance de la propreté sera de rigueur avec nos municipalités qui devront y mettre des gardiens à demeure.

Habitation en immeuble à étage.
Habitation en immeuble à étage en bordure du bassin. (Cliquer) (Vue de Google Earth en street view)
Bel environnement : Eau, Habitations et Espaces verts.
Bel environnement : Eau, Habitations et Espaces verts. (Cliquer) (Vue de Google earth en Street View)

Les nouvelles constructions pourront être des maisons basses, mais surtout des immeubles à étages qui pourront entourer le point d’eau, en respectant une certaine distance, et abriter le maximum d’usagers. Les déguerpis pourront loger provisoirement ailleurs et revenir pour habiter dans ces immeubles.

Habitations disciplinées autour d'un oasis (Huacachina au Pérou (Vue Google Earth)).
Habitations disciplinées autour d’un oasis (Huacachina au Pérou (Vue Google Earth)).

On peut également s’inspirer de zones d’habitation type oasis qui sont nombreuses en zone arabique et en Amérique du Sud, pour égayer le système comme ci-dessous (Image google earth de l’Oasis Huacachina au Pérou).

Des possibilités de configuration sont données sur cette vue  et pourraient faire l’objet de concours architecturales chez les élèves et professionnels de ce secteur.

Exemple de projet à envisager au niveau des zones inondables. (Cliquer pour une vue plus large)
Exemple de projet à envisager au niveau des zones inondables. (Cliquer pour une vue plus large)

Avec tout cela, il convient de ne pas répéter les erreurs du passé qui doivent servir de leçon.

C’est la raison pour laquelle, un système de dégagement des eaux doit être prévu pour viser un déversement vers la mer, quand les niveaux de débordement risqueront d’être atteints.

Une canalisation devra alors lier ces bassins entre eux de façon à réglementer leur déversement pour un aboutissement final vers la mer.

On pourra noter que la mise en œuvre  d’un tel travail pourrait certainement être une source d’emplois pour les jeunes.

Qu’en est-il des récents travaux de réfection de route à Cambérène “Tally Ndiaga Mbaye” ? Ont-ils donné satisfaction ?

Stagnation dès la première pluie du 26 juillet 2015.
Stagnation dès la première pluie du 26 juillet 2015.

Ces travaux concernaient une route réalisée une première fois au début des années  2000.

Ayant ensuite atteint un degré de dégradation lamentable, voilà que cette route a été réfectionnée tout récemment et mise en service avant le 135ème Appel du 19 mai 2015.

On s’est certainement appesanti sur les causes de dégradation rapide de cette route. Raison pour laquelle, on aurait réalisé au préalable des travaux d’assainissement, avec des grilles devant permettre l’évacuation des eaux pluviales.

Les grilles seraient-elles placées au bon endroit ? Seraient-elles suffisantes ?
Les grilles seraient-elles placées au bon endroit ?
Seraient-elles suffisantes ?

Mais voilà que dans l’ensemble, l’objectif semblerait non atteint.

En effet, faire une route pour qu’elle se comporte en rétention pour les eaux de pluie, serait-ce du bon travail ? La route, va-t-elle survivre dans ce contexte ?

 

A qui la faute ?

  • A l’ONAS ?
  • A l’Entrepreneur qui a réalisé la route ?
  • Au Maître d’œuvre chargé des études et du suivi de réalisation ?
  • Au Maître de l’Ouvrage qui n’a encore rien dit à la population du quartier ?

Il convient que ces acteurs fassent preuve de plus de responsabilité et d’imagination pour cesser de faire des investissements de mauvaise qualité et les laisser ensuite se dégrader sans autre forme de procès.

Ils doivent être conscients que c’est du gâchis pour des fonds empruntés (ou non) et qui doivent être remboursés par une population innocente et exténuée, ou qui auraient déjà fait l’objet d’un dur labeur par cette dernière.

Si c’est cela qui s’est toujours produit avec toutes les dettes contractées, pesant lourdement sur le dos de la population, et dont on n’arrive pas encore à se débarrasser, de quoi aurions-nous l’air ?

A quand la fin de ce manque de responsabilité, de conscience ?

Dans tout cela, n’y aurait-il  pas quelque peu un manque de compétence ?

La route, à peine réalisée, voilà que l'eau stagne, après cette première pluie du 26 juillet 2015. Même si cela semble être un plaisir pour les enfants, il est plus que temps d'y remédier.
La route, à peine réalisée, voilà que l’eau stagne, après cette première pluie du 26 juillet 2015. Même si cela semble être un plaisir pour les enfants, il est plus que temps d’y remédier.

La transversale Fas Boye- Méckhé-BabaGarage-Bambey-Fatick-Foundiougne¬-Fimela-K Samaba Dia¬Djiffer pour libérer et lancer le commerce entre le Cadior, le Baol, le Sine, et le Saloum.

Transversale FasBoy Méckhé Baba Garage Bambey Fatick Foundiougne K Samba  Dia Djiffer pour lancer le commerce entre les habitants de ces zones
Transversale FasBoy Méckhé Baba Garage Bambey Fatick Foundiougne K Samba Dia Djiffer pour lancer le commerce entre les habitants de ces zones

La Route Méckhé BabaGarage Bambey Fatick daterait de l’époque coloniale (1943). Ne serait-il pas temps de concrétiser un tel projet ?

Un témoin comme le vieux Modou Kane plus connu dans son village de Sine Lèye Kane sous le nom Modou Abdou Ngoné Kane fera même remarquer que les responsables du projet à l’époque avaient pour noms Messieurs Mollet et Fouad.

Serigne Modou Kane Notable aux Parcelles assainies mandataire de plusieurs Khalifs Généraux de Touba à Dakar depuis Serigne Abdoul Ahad Mbacké.
Serigne Modou Kane, Notable aux Parcelles assainies mandataire de plusieurs Khalifs Généraux de Touba à Dakar depuis Serigne Abdoul Ahad Mbacké.

Selon lui, le projet n’avait pas manqué d’être marqué par une implication des chefs de Canton de l’époque tels que :

  • Baye Ndongo Fall chef de Canton de Baba Garage et keur Samba Kane
  • Ibra Déguène Diop chef de Canton de Koule Khandang
  • Massambe Arame Diop chef de Canton de Pékesse
  • Kouli chef de Canton de Niakhène
  • KonkoBa chef de Canton de Touba Toul

On peut noter que les premières routes étant faite de branchages, brindilles et de pailles, la main d’œuvre était quasi locale.

On peut penser que le colon réalisait ses voies de communication dans un but notamment commercial, en fonction de la situation des produits dont il avait besoin, tels que l’arachide à l’intérieur du pays, mais en informant certainement largement les autorités locales.

Mais au-delà de ces considérations, il convient de noter que cette route à beaucoup d’avantages.

Elle va desservir beaucoup de villages comme :

  • Keri
  • Touba kane
  • Darou seye
  • Sine Leye Kane
  • Gandek
  • Baba Garage ancien point de vente de l’arachide
  • Thièpe
  • Ndiom Gaye
  • etc..

Ces villages invisibles à partir des routes nationales vont pouvoir être accessibles et présenter leur production souvent insoupçonnée à des points de vente comme Méckhé, Bambey et  Fatick et y rencontrer des acheteurs.

Par ailleurs, si une ligne électrique Moyenne Tension dessert cette route jusqu’à Baba Garage, en alimentant en électricité les villages rencontrés, le développement économique et commercial n’en sera que mieux portant.

  • Une ville comme Méckhé va pouvoir renforcer son caractère marchand pour les produits des villages environnants. Elle pourra échanger ses chaussures avec des produits halieutiques du Sine et du Saloum. Un village comme Gandek qui semble-t-il, est spécialisé dans la culture de la pomme de terre va pouvoir être mieux connu.
  • Le village de Baba Garage, carrefour célèbre dans le temps, à la frontière du Cadior et du Baol, devenu inconnu par suite de son enclavement, va pouvoir exhiber sa notoriété d’ancien point de vente de l’arachide.
  • Une ville comme Fatick va également en profiter en pouvant échanger avec Méckhé, et pourquoi pas vendre dans sa région les chaussures faites dans cette ville. C’est ainsi que si on prolonge la route de Fatick à Joal et Djiffer à partir de l’embarcadère de Foundiougne, cela va permettre aux villages du Cadior et Baol, desservis par cette route d’être approvisionnés en produits halieutiques (frais ou secs), en échange de leurs produits propres, tels que les mangues et produits maraîchers.
  • De même, si on complète le projet par un pont entre Fatick et Foundiougne, la commercialisation des produits halieutiques pourra davantage connaître un essor.

    Ce pont devait être fait depuis longtemps pour une bonne intégration de  Foundiougne ainsi que d'une bonne partie du Saloum dans les échanges commerciaux du pays. Ce pont pourrait certainement être réalisé en BOOT.
    Ce pont devait être fait depuis longtemps pour une bonne intégration de Foundiougne ainsi que d’une bonne partie du Saloum dans les échanges commerciaux du pays. Ce pont pourrait certainement être réalisé en BOOT.

Fatick pourra devenir un centre d’échange et en profiter pour construire des chambres frigorifiques qui lui permettront de faire de la plus value sur ces produits qui pourront être vendus :

  • aux voyageurs empruntant la nationale 1 qui passe devant elle,
  • ainsi qu’à ceux qui vont sur la nationale 3 au niveau de Bambey
  • et également à ceux qui vont sur la nationale 2 au niveau de Méckhé.

Fatick aura aussi l’avantage d’être un véritable carrefour, lui permettant d’héberger des voyageurs voulant aller sur la côte sud pour chercher des produits halieutiques secs (poissons fumés, coquillages, etc … ) et retourner pour les vendre :

  • à Bambey sur la nationale 3 et pourquoi pas jusqu’à Diourbel et Touba.
  • Et à Méckhé sur la nationale 2

De même, Bambey et Méckhé vont pouvoir renforcer leur état de carrefour et pouvoir se doter de chambres froides.

Il en sera de même pour Baba Garage qui, en tant qu’ancien carrefour, va pouvoir renaître et desservir les villages environnants.

Si l’on fait la jonction Méckhé-FasBoye-Mboro, l’approvisionnement en poisson de la zone Cayorienne de Méckhé va pouvoir être renforcé. De même, les mangues et produits maraîchers de Mboro pourront être distribués dans le marché de Méckhé et à Fatick.

Ainsi, les populations du Cayor, du Baol, du Sine et du Saloum vont pouvoir se rapprocher davantage et intensifier leurs échanges commerciaux, ce qui aura certainement une répercussion sur la balance des paiements du pays.

Il convient enfin de noter que cette longue route est déjà faite en partie. Les tronçons suivants sont déjà réalisés :

  • Bambey-Fatick
  • Fatick – Embarcadère de Foundiougne

Donc, il ne resterait plus à faire que les tronçons :

  • Méckhé-Baba Garage-Bambey
  • Embarcadère de Foundiougne-Fimela-Keur Samba Dia-Djiffer

Pour renforcer la mobilité dans la zone, il conviendrait de faire également les tronçons suivants :

  • Baba Garage Embranchement Dinguiraye-Thilmakha
  • Baba Garage-Touba Toul

Dans la foulée, le bitumage de la route entre Joal et Djiffer sera d’un grand  apport.

Il serait important de bitumer la route Joal-Keur Samba Dia-Djiffer.
Il serait important de bitumer la route Joal-Keur Samba Dia-Djiffer.
Djiffer : cette presqu'île a abrité une mine de titane. On s'y approvisionne actuellement en produits halieutiques secs (poissons fumés, coquillages etc...).
Djiffer : cette presqu’île a abrité une mine de titane. On s’y approvisionne actuellement en produits halieutiques secs (poissons fumés, coquillages etc…).

Une telle mobilité ne devrait pas manquer de renforcer l’essor commercial de cette zone.

Nos marchés ne mériteraient-ils pas plus d’hygiène et de salubrité ?

Nos marchés sont ces lieux d’où proviennent en général ce que nous mangeons.

  1. Il est question que nos autorités chargées de certaines tâches vitales pour la population, s’acquittent de leurs obligations.
  2. A défaut, elles ne méritent plus cette confiance.
  3. N’y aurait-il pas des autorités chargées de l’hygiène et de la salubrité de nos marchés ?
  4. Sont-elles conscientes de leurs obligations ?
  5. Leur nomination serait-elle pour de la figuration ?
  6. Serait-elle un privilège qui leur est exclusif ?
  7. Les avantages dont elles bénéficient seraient-ils sans contrepartie ?
  8. Sont-elles payées mensuellement gratuitement sans remplir leurs obligations ?
  9. Sont-elles au courant de cette cohabitation entre ce manque de salubrité et nos marchés ?
  10. Savent-elles que c’est de nos marchés que proviennent ce que nous mangeons ?
  11. Font-elles des investigations pour être au courant de telles images ?
  12. Savent-elles que ce que nous mangeons constituent nos premiers médicaments ?
    1. Contre le choléra ?
    2. Contre Ebola ?
  13. Nos marchés ne devraient-ils pas être bâtis sur une base de propreté ?
  14. Pourquoi ne pas lancer un concours d’architecture pour nos modèles de marché ?
  15. Nos marchés ne devraient-ils pas mériter ce pavage tant publié et qui semble s’être arrêté ?
  16. Qu’en est-il de ce pavage ?
  17. Nos marchés ne devraient-ils pas être pavés pour faciliter leur lavage ?
  18. Nos marchés ne devraient-ils pas disposer de robinets de lavage ?
  19. Nos marchés ne devraient-ils pas disposer de bouche d’incendie ?
  20. Nos marchés ne devraient-ils pas disposer de toilettes décentes ?
  21. Nos marchés ne devraient-ils pas disposer d’infirmerie ?
  22. A quoi sert l’argent collecté tous les jours au niveau de ces marchés ?
  23. Ne serait-il pas une priorité que notre budget national satisfasse les exigences de nos marchés ?
  24. Ne serait-il pas une priorité que nos marchés soient salubres et surveillés scrupuleusement ?

 

 

 

Les travaux de réfection de la route “Tally Ndiaga Mbaye” enfin débutés à Cambérène.

P08-05-15_13.03[1]En effet, les travaux de cette route qu’on attendait depuis 2014 viennent de débuter,  apparemment depuis ce 27 avril 2015.

Les engins ont commencé à gratter cette route en grande partie ensablée, découvrant la faible épaisseur de la couche bitumée de la première réalisation.

Quelle était l’épaisseur prévue par le contrat ?

Pourvu que, cette fois-ci, une épaisseur correcte ait été prévue dans le contrat et qu’elle fasse l’objet d’une réalisation effective, surveillée par un contrôle responsable. La maîtrise d’œuvre y veillera peut être.

Pourvu également que l’entretien soit prévu, pour que cette route puisse garder sa qualité de réception pendant longtemps, ainsi que toutes les autres routes.

Mais au-delà de tout cela, il conviendrait aussi que le chantier prenne en compte les désagréments qu’il peut causer à la population :

1.       A ceux qui passaient par cette route pour aller dans d’autres lieux

2.       A ceux qui habitent la zone et qui devraient continuer, malgré tout, à vaquer à leurs occupations et rejoindre leur domicile, à leur retour.

Si le chantier porte préjudice, eu égard à sa durée, à la mobilité de cette population, cela aurait un impact négatif que l’étude environnementale n’aurait peut être pas prévu, et que l’entrepreneur ne devrait pas négliger.

Dans de tels chantiers où une route assez longue est concernée en zone urbaine, (même si cela ne fait qu’environ 1 km),  il conviendrait d’aménager au niveau des intersections avec les rues transversales, des passages provisoires qui pourraient alors être empruntés suite aux éventuels contournements rendus nécessaires. Ces intersections pourraient même faire l’objet d’amorces pour le futur bitumage de ces voies transversales.

Il conviendrait également de mettre en place des signalisations préventives, évitant aux éventuels automobilistes de s’engouffrer dans des impasses.

D’une manière générale, l’imagination est requise pour des alternatifs permettant à la population de subir le moins de préjudice possible, pour un bon déroulement du projet dans son ensemble, eu égard à son environnement.

D’où l’importance des études environnementales, préalables à la mise en œuvre, qui devraient faire des recommandations dans ce sens, la poussière et le bruit n’étant pas les seuls inconvénients.

·         Est-ce que ces études ont été faites ?

·         A quoi elles ont servi ?

·         Sont-elles tout simplement gardées dans des tiroirs ?

Il est important de savoir que les études d’impact environnemental ne servent pas uniquement à plaire au bailleur de fonds. Ces études concernent en général, trois aspects fondamentaux :

1.       L’aspect social sur les humains

2.       L’aspect flore et milieu naturel

3.       L’aspect faune

Les impacts relatifs à ces différents aspects doivent faire l’objet d’une analyse, ainsi que d’une proposition de solution atténuant autant que possible leurs caractères négatifs, pendant et après le chantier.

Bien entendu, eu égard au fait que ce chantier se trouve en zone urbaine, c’est le premier aspect qui prédominerait.

Note : Les travaux sont en fait terminés avant la cérémonie de commémoration de ce 135 ème Appel de Seydina Limamou Laye, ce mardi 19 mai 2015.
Une performance pour l’Entrepreneur dans le respect des délais. En fait, on pensait que les travaux devaient attendre cette cérémonie pour ne pas perturber la mobilité de la population pendant cette période.

Finalement la disponibilité de cette route avant cette date a été d’un grand apport.

La nouvelle route a fait l’objet de la satisfaction de la population

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On peut penser que le pavage des trottoirs va suivre.

Il convient également que la Mairie s’approprie l’entretien de cette route en le confiant aux jeunes du quartier, en les aidant à s’équiper du matériel nécessaire.

Par ailleurs, les voies transversales auraient pu faire l’objet d’amorces sur quelques mètres. On peut également espérer que la couche bitumée respecte l’épaisseur prévu au contrat. Une vérification édifierait. Enfin il est à souhaiter que les grilles d’évacuation des eaux de pluie soient suffisamment efficaces quand l’hivernage se présentera.
Note : Malheureusement, ce qui était redouté est arrivé.

Une société Sénégalaise de Commercialisation de l’Arachide (SCA) pour libérer l’énergie paysanne et créer des emplois

La Sénégalaise  de Commercialisation de l’Arachide (SCA)

Comme déjà dit dans un article précédent, on pourrait créer des entreprises susceptibles de promouvoir l’économie et créer de vrais emplois.

En particulier dans le domaine de l’agriculture, il convient de solutionner l’épineux problème de commercialisation de l’arachide, qui pèse lourdement sur le plateau des blocages au développement. Au-delà de cette première satisfaction, il faudrait noter une bonne possibilité de créer des emplois pour les jeunes ainsi que des perspectives de rentabilité plutôt intéressantes quant à leur durabilité.

Ainsi, à titre d’exemple, la création de la société SCA (Sénégalaise  de Commercialisation de l’Arachide), évoquée dans un article précédent, va avoir des objectifs intéressants :

  1. L’obligation d’acheter en priorité toute l’arachide destinée à être vendue par les producteurs, donc en les rassurant avant le semis contre tout problème de mévente et de non paiement
  2. l’avantage de satisfaire une bonne partie des doléances de nos paysans, qui pourront rapidement rentrer dans leurs fonds et s’attaquer à d’autres investissements, d’où un encouragement de la filière, mais également, être des actionnaires
  3. la constitution d’une source d’emplois pour les jeunes avec de bonnes perspectives de rentabilité.

En particulier, en considérant un prix au producteur de 175 FCFA qui serait payé comptant, on peut tabler sur :

  • un prix au commerçant de gros de 215 FCFA
  • un prix au commerçant détaillant de 254 FCFA
  • un prix au consommateur final de 295 FCFA

Cette structuration est une proposition assurant à chaque catégorie la même marge bénéficiaire unitaire.

Sur une prévision annuelle d’un million de tonnes (ce que l’on produisait dans les années 60), on pourrait alors prévoir :

  • un chiffre d’affaires de 215 Milliards
  • un prix de revient de 175 Milliards
  • une marge brute de 40 Milliards

Ceci permettrait :

  • de payer 6 Milliards de salaires pouvant intégrer un salaire moyen mensuel de 250 000 FCFA pour 1000 employés, avec la prise en compte de tous les frais sociaux correspondants.
  • Une marge résiduelle à priori assez consistante pour inclure :
    • les frais généraux (transport, électricité, téléphone, etc. …),
    • les frais bancaires,
    • l’amortissement du matériel
    • ainsi que les impôts sur le revenu,
    • et la rémunération des actionnaires.

Il reste entendu que l’Etat devra favoriser une telle société avec une TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée) assez réduite ou la plus basse possible.

Jeunes du Sénégal et d’Afrique, vous qui êtes soucieux de trouver un emploi concret pouvant propulser notre économie, voilà donc une société dont la création devrait vous intéresser.

 

Créer des Sociétés génératrices de vrais emplois pour la population dont les jeunes constituent la cible essentielle

  1. Des Sociétés génératrices de vrais emplois

Il est certainement possible de créer des emplois réels et utiles pour le bon fonctionnement de notre économie dans les différents domaines que sont l’agriculture, l’élevage, la pêche, les mines, ainsi que dans les industries bâties sur ces bases, etc… .

1.1     Dans le domaine agricole

L’on constate que l’agriculture sénégalaise est particulièrement confrontée à un problème de commercialisation, les producteurs n’arrivant pas à disposer à temps de leurs revenus, avec tous les préjudices en découlant, ainsi que les plaintes régulières que l’on ne cesse de constater dans leurs réactions, avec l’appui de la population. Or une solution est possible, avec des sociétés spécifiquement engagées dans la commercialisation de ces produits, ainsi que des perspectives d’emplois non négligeables.  Par ailleurs, cette solution aura l’avantage de vivifier la filière, d’impliquer en particulier la participation de la population qui y trouvera satisfaction, et de régler assez convenablement ce problème qui n’a que trop duré, plombant depuis longtemps notre économie. Ces sociétés pourront être les suivantes :

1.1.1     Sénégalaise  de Commercialisation de l’Arachide (SCA)
1.1.2     Sénégalaise de Commercialisation du Riz (SCR)
1.1.3     Sénégalaise de Commercialisation de l’oignon (SCO)
1.1.4     Sénégalaise de Commercialisation de la Pomme de Terre (SCP)
1.1.5     Sénégalaise de Commercialisation des autres produits Maraîchers (SCM)

1.2     Dans le domaine industriel 

1.2.1     Sénégalaise  de Fabrique de papier (SFP)
1.2.2     Sénégalaise  de Valorisation des Ordures Ménagères (SVOM)
1.2.3     Et d’autres

2         Formes de réalisation des sociétés génératrices d’emplois

Ces sociétés seront réalisées sous la forme de « sociétés anonymes » dans lesquelles, tous les sénégalais auront la possibilité de participer en achetant des actions, chacun choisissant la ou les sociétés qui lui conviennent.

2.1     Le Capital

Le Capital sera constitué par l’apport des actionnaires, tous les sénégalais désireux d’y participer, étant concernés.

A titre d’exemple, en tablant sur une participation de 5 000 000 de sénégalais, chacun apportant 3 000 F CFA, cela ferait 15 Milliards FCFA.

2.2  Le Fonctionnement :

2.2.1         Chaque société a l’exclusivité de l’achat du produit concerné.
2.2.2         Dans cette société, les producteurs participeront et feront partie des actionnaires.
2.2.3         La société achète systématiquement toute la production concernée, et la stocke dans des magasins adaptés.
2.2.4         Les producteurs viendront eux-mêmes livrer leur production dans ces magasins prévus, et y seront payés aussitôt.
2.2.5         La société fournit ensuite le produit aux commerçants de gros désireux de les écouler dans le marché.
2.2.6         Ces derniers vont ensuite fournir le produit aux détaillants désireux de les apporter chez les consommateurs.

 

2.3  Les prix seront normalisés

2.3.1       Le prix au producteur est calculé de façon à comprendre :

2.3.1.1         Le prix de revient à l’unité pour un producteur travaillant sur un hectare

2.3.1.2         Une marge de 30%

2.3.2       Le prix au commerçant de gros est calculé de façon à comprendre :

2.3.2.1         Le prix de revient qui sera le prix de vente du producteur travaillant sur un hectare

2.3.2.2         Une marge unitaire égale à celle du producteur

2.3.3       Le prix au commerçant détaillant est calculé de façon à comprendre :

2.3.3.1         Le prix de revient qui sera le prix de vente du commerçant de gros

2.3.3.2         Une marge unitaire égale à celle du producteur

2.3.4       Le prix au consommateur final est calculé de façon à comprendre :

2.3.4.1         Le prix de revient qui sera le prix de vente du commerçant détaillant

2.3.4.2         Une marge unitaire égale à celle du producteur

3        Constitution

Dans le cas des sociétés de commercialisation du domaine agricole, la constitution pourrait être simple, en dehors du siège.

3.1       Ces sociétés seront essentiellement constituées de magasins de stockage adaptés au produit concerné.

Chaque magasin devrait disposer d’un pont bascule avec le personnel suivant :

  • Deux agents pour le gardiennage « entrée sortie »
  • Un caissier
  • Un comptable
  • Un informaticien éventuellement
  • Un peseur
3.2       Chaque quantité qui entre est comptabilisée.
3.3       Chaque quantité qui sort est comptabilisée.
3.4       Le système est informatisé et sécurisé.
3.5       Le staff au siège surveille le bon fonctionnement de l’ensemble.

4        Avantages

Avec de telles sociétés, les avantages sont multiples :

  • Régler enfin le problème chronique de mévente et de bons impayés des paysans, et mettre un terme à leurs fréquentes lamentations. Ces paysans, en étant actionnaires, pourront ainsi gagner deux fois.
  • Encourager les producteurs agricoles à plus de production et pérenniser cette production
  • Encourager et pérenniser la production industrielle dérivée de cette production agricole
  • Libérer et Promouvoir l’économie globale.

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