L’entretien de nos routes pourrait être une réelle source d’emplois pour nos jeunes

Un entretien est forcément nécessaire pour qu'une route garde toujours un état acceptable.
Un entretien est forcément nécessaire pour qu’une route garde toujours un état acceptable.

On nous a souvent habitués à croire qu’on pouvait réaliser des équipements sans entretien. Ceci constitue une idée que certains entrepreneurs ont pratiquement réussi à installer en Afrique. Ce qui peut détourner un non averti de l’idée de programmer un quelconque entretien, jusqu’à la dégradation irrémédiable de l’équipement.

Or, tout expert digne de ce nom doit savoir qu’un équipement sans entretien n’existe pas.

Tout équipement nouveau doit être accompagné d’un entretien pour l’assurance d’un usage satisfaisant et durable. Toutefois, compte tenu de la qualité de réalisation, la part de l’entretien peut être faible.

Et il reste entendu qu’il existe un entretien programmé, ainsi qu’un entretien aléatoire. Le premier est destiné à augmenter la disponibilité de l’équipement pour un usage permanent, tandis que le deuxième fait suite à une indisponibilité survenue inopinément.  Il convient de veiller à assurer les deux types, pour que l’équipement puisse servir pendant longtemps, avec satisfaction.

Un chantier de réparation de route
Un chantier de réparation de route

S’agissant de routes, le manque de surveillance pour déceler les points faibles, ainsi que la négligence de certains défauts mineurs, apparaissant suite à de mauvaises manœuvres de la part de certains conducteurs ou des intempéries, peut donner lieu à des nids de poule et à de grands trous gênants. Ceci peut entraîner :

  • Une rapide dégradation de nos véhicules occasionnant une importation des pièces de rechange pouvant peser sur notre balance des paiements,
  • Une perte de temps pendant lequel on aurait du travailler, et qu’on va consacrer à une visite chez le mécanicien.
  • Un ralentissement de la mobilité de la population dans ses activités économiques et sociales.
  • Des risques d’accident entre véhicules cherchant à éviter ces trous.

Par conséquent, faire en sorte qu’il n’y ait plus de nids de poule ou autres défauts similaires sur la route, constitue un levier pour le développement économique du pays.

Or, il s’agit d’un travail qui peut bien contribuer à baisser le chômage des jeunes du pays.

Pour ce faire, au lieu de se constituer en ASC pour ne se consacrer pratiquement qu’aux  « navétanes », les jeunes devront se constituer en GIE ou SARL en s’équipant du matériel suivant :

  • Un petit compacteur manuel

    Un mini compacteur de ce type ou similaire ferait l'affaire
    Un mini compacteur de ce type ou similaire ferait l’affaire
  • Des brouettes
  • Des pelles
  • ….
Mini compacteur pouvant être acquis entre $ 100 et 1000, visible sur le site Alibaba.com
Mini compacteur pouvant être acquis entre $ 100 et 1000, visible sur le site Alibaba.com

L’équipement pourra être complété par une camionnette à louer, (à défaut d’en disposer), pour se mobiliser sur les lieux avec le matériel, moyennant une sécurité assurée par les autorités de police ou de gendarmerie compétentes, avec tous les consommables nécessaires (béton, goudron etc.….).

Chaque mairie concernée devra recenser les routes qui  sont sous sa dépendance, et veiller à leur bon état, en s’armant d’un budget annuel forfaitaire, grâce auquel, elle devra assurer à ces jeunes une rémunération mensuelle leur permettant :

  • Un salaire mensuel convenable
  • L’amortissement du matériel
  • Une provision leur permettant de grandir.

Une part du budget devra servir à leur permettre d’avoir le financement du matériel nécessaire, et qu’ils pourront rembourser progressivement.

Dès l’apparition d’un nid de poule ou autre défaut pouvant s’aggraver, si petit soit-il, une équipe de jeunes pourra l’attaquer et l’éliminer aussitôt, de sorte que nos routes seront toujours en bon état de praticabilité.

Les grandes entreprises du secteur devront y apporter leur contribution en assurant la formation adéquate requise, pour une bonne qualité de l’exécution, en prenant ces jeunes en stage. A la limite, des anciens du secteur, disponibles, pourront s’occuper de leur encadrement sur le terrain.

Avec un tel système, les dégradations constatées sur nos routes pourront disparaître avec les avantages suivants :

  • Augmenter la mobilité urbaine
  • Baisser les taux d’accident en zone urbaine comme en rase campagne
  • Baisser efficacement le chômage des jeunes.

Il appartient donc aux maires de s’attaquer à ce projet, et aux jeunes chômeurs du pays de s’y intéresser.

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