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« Zero nid de poule » sur nos routes, pour éviter certains types d’accidents! Pourquoi pas un budget ?

 

Sur cette image, ce véhicule a subi un accident apparemment grave. C’est sur la route Fatick-Diakhao-Gossas. Et c’était probablement en 2014. Ceci ne susciterait-il pas une analyse ?

Qu’est ce qui  en a été à l’origine ?

  • Pourquoi n’analyse- t-on pas les accidents comme cela se faisait dans le passé d’après les anciens ?
  • Les acteurs concernés ne devraient-ils pas se réunir ?
  • Ne devrait-on pas en tirer des leçons ?
    • Est-ce la faute unique du conducteur ?
    • Est-ce un manque ou une insuffisance de signalisations ?
    • Est-ce un défaut d’entretien de la route ?
    • La route ne s’est-elle pas effritée ou n’est –elle pas ravinée à cet endroit ?
    • La largeur de nos routes est-elle suffisante ?
    • Est-ce que les balises des bordures de route sont toujours existantes ?
    • Est-ce les balises de virages existent et sont remplacées régulièrement ?
    • Est-ce que les ponts sont balisés ?
    • Est-ce un défaut de réalisation de la route à cet endroit ?
    • Est-ce un défaut du cahier des charges ?
    • Est-ce ….  etc… ?

Si un tel travail est fait,  n’est-il pas question d’en informer la population pour qu’elle prenne elle aussi sa part de responsabilité ?

  • Pourquoi les autorités concernées ne font-elles plus ce travail ?
  • Si elles le font, pourquoi n’informent-elles pas la population ?
  • N’ont-elles plus la compétence requise ?

Une telle analyse devrait concerner :

  • Les autorités chargées de la sécurité routière,
  • Les autorités administratives et coutumières vivant à proximité de la zone concernée,
  • Les assurances qui ne devraient pas se contenter de percevoir tout simplement des primes, en laissant aux victimes les tractations de dédommagement,
  • Le département des travaux publics chargé de surveiller la construction des routes,
  • Le département des travaux publics chargé aussi de faire l’entretien des routes,
    • Si ceux-ci n’existent plus, qu’attend-on pour les ramener ?
    • Les experts concernés ne pourraient-ils pas s’en occuper par du « faire faire » ?
    • Un privé (qui ne s’intéresse qu’à ses gains) pourrait-il s’occuper de cet aspect qui relève de patriotisme et de sens de la responsabilité ?
    • Ce privé, ne serait-il pas poussé à attendre que la dégradation soit consistante pour une facturation plus grosse ?
  • Etc…

Une réunion ne devrait-elle pas concerner les responsables impliqués pour des leçons à tirer ?

Apparemment, on ne fait que constater l’existence de l’accident pour la comptabiliser tout simplement. Et très souvent, c’est uniquement le conducteur qui est incriminé.

Devrait-on s’arrêter là ?

Est-cela simplement le rôle d’une autorité ?

Fait-on des analyses avec des réaménagements pour l’avenir ?

Si l’on analyse cet accident, l’on constatera juste avant l’épave une tâche noire sur la route à droite, dans le sens dans lequel roulait en principe ce véhicule, selon la photo.

Il s’agit apparemment d’un nid de poule récemment réparé.

Il est question de se demander alors quand est-ce que cette réparation a eu lieu.

  1. Si cette réparation a eu lieu après cet incident, il y a lieu de se poser la question de savoir si ce nid de poule n’a pas été à l’origine de ce sinistre.
  2. En effet, si ce véhicule roulait dans le sen s ci-dessus évoqué,
    1. et que, arrivé juste devant le nid de poule, il essaie de l’éviter,
    2. et qu’alors un autre véhicule venant en sens inverse surgit devant lui,
    3. qu’est-ce qui pourrait se passer ?
    4. Est-ce que les deux véhicules ne se feraient pas face ?
    5. Est-ce que ce véhicule aurait le temps de contourner le nid de poule et reprendre sa place à droite ?
    6. Est-ce que ce véhicule n’aurait pas essayé, par suite de panique, de chercher une échappatoire sur sa gauche ?
  3. Si maintenant la réparation a eu lieu avant l’incident, on peut alors tout simplement en déduire qu’il y a eu imprudence.

Cependant, il faut noter que les nids ont été nombreux sur cet axe alors qu’il n’était pas très âgé. Il suffit de regarder cet enregistrement vidéo.

Si l’on se réfère à Google Earth, et que l’on essaye de remonter le temps, l’on peut constater que cette route était en chantier en 2007, comme le montre la vue ci-contre, prise au même endroit.

(Cliquer sur les images pour agrandir)
Début du chantier en 2007. Vue de Google Earth par une remontée du temps.
Vue de 2010 montrant la route terminée.

 

 

 

 

 

 

Vue du 22/09/201 montrant l’endroit du sinistre par Google Earth

Mais on constatera également un caractère prématurément dégradé pour ceux qui emprunteront cette route en 2014. Elle était alors truffée de crevasses qui pouvaient être dangereuses pour un conducteur qui tombent brusquement sur elles.

Vue de Google Earth du 20/12/2014 montrant l’épave du camion

Bien entendu, ces crevasses ont été réparées, et on en voit les traces sur cette vidéo. Mais quand est-ce que la réparation a eu lieu ?

Ne serait-ce pas après le sinistre ?

Bien entendu, mieux vaut tard que jamais.

Vue du 25/02/2016 par Google Earth montrant que le camion a été enlevé à cette date.

Cependant, la situation porte à croire que ces crevasses pouvaient être à l’origine d’un accident.

Il convient de noter que quand on construit un ouvrage, en l’occurrence ici une route, on doit privilégier la qualité.

Bien entendu quelque soit la qualité, une dégradation surviendra.

Donc,  il faut également prendre en compte l’entretien de l’ouvrage. Mais il faut le faire à temps. Il ne faut pas attendre qu’il y ait un incident pour le faire.

C’est cela qu’on appelle « la maintenance ».

En termes plus explicites, on parle alors de la maintenance permanente de la route en bon état d’usage.

Il fallait donc constater que la finalité de cet accident a été que :

  • Il y a certainement eu des dégâts humains et matériels
  • Le coût de ces dégâts peut certainement être supérieur à la réparation de ce nid de poule
  • il conviendra de noter qu’un seul nid de poule peut être à l’origine de plusieurs accidents.

Ne devrait-on pas budgétiser un montant annuel pour l’entretien de nos routes ?

Ceci ne serait-il pas une obligation pour nos autorités ?

  • Ont-elles le droit de dépenser notre argent sans prendre les garanties d’un ouvrage bien réalisé ?
  • Cela ne serait-il pas du gaspillage ?
  • Si l’on investit dans la construction d’une route jugée utile, pourquoi la laisser se dégrader jusqu’à entraîner des pertes en vie humaine ?
  • Pourquoi ne pas la construire avec une qualité acceptable quand on dépense l’argent du public ?
  • Cette budgétisation serait-elle moins prioritaire que beaucoup d’autres choses qu’on fait régulièrement ?  (Par exemple combien dépense-t-on pour les fêtes de fin d’année ?)

Chaque Maire de Commune pourrait prendre la responsabilité de son périmètre, et veiller à l’entretien de son patrimoine.

L’objectif « Zéro nid de poule sur nos routes » pourrait bien être un défi à relever.

Et ce défi pourrait certainement être relevé.

Pour ce faire, chaque Maire pourrait faire travailler ses jeunes, lesquels devront avoir l’obligation :

  • De s’informer sur l’état des routes de leur périmètre.
  • D’attaquer la réparation dès les premiers signes
  • De veiller à ce que les routes les concernant restent toujours impeccables.

Il faudrait alors affecter à ces jeunes ce budget, en veillant à ce qu’ils soient formés, équipés,  et accompagnés  par un ancien professionnel dans la construction et l’entretien des routes, ainsi que par des autorités de la sécurité routière.

  • Ceci serait-il difficile à faire ?
  • Ne gagnerait-on pas alors en routes toujours en bon état ?
  • Ne gagnerait-on pas en baisse des pertes en vie humaine sur la route ainsi que sur les dépenses en santé?
  • Ne gagnerait-on pas en baisse des dégâts matériels sur nos routes?
  • Ne gagnerait-on pas en baisse des dépenses sur les pièces de rechange pour la réparation de nos véhicules?
  • Ne gagnerait-on pas tant soit peu sur les importations correspondantes, et par conséquent sur notre balance des paiements ? (Il convient de noter à l’égard de ceux qui vont minimiser ces gains qu’un économiste ne doit rien négliger et que c’est l’agrégation qui finit par donner de gros chiffres)

 

Les Assurances pour automobiles, ne devraient-elles pas s’impliquer dans la sécurité routière ?

Les assurances pour automobiles sont obligatoires.

Pourquoi ?

En effet, les risques d’accident sont toujours là. Dans un tel contexte où quelqu’un peut faire subir à un autre un préjudice, il serait souhaitable qu’il puisse y avoir réparation.

Compte tenu de tout cela, un système d’assurance pour automobiles, qui s’engage pour permettre à chacun de pouvoir répondre à une telle situation, est naturellement bienvenu.

Comment fonctionne l’assurance ?

Eh bien, une assurance fonctionne avec la cotisation des clients tout simplement. Ceux-ci y déposent à priori, périodiquement des sommes qui forment une masse d’argent à partir de laquelle, les agents de cette assurance puiseront leurs frais de fonctionnement, mais également une réserve pour aléas, utilisable en cas de sinistre survenant auprès d’un client, en tablant sur le fait que la probabilité correspondante sera faible.

Compte tenu de cela, les assurances devraient beaucoup faire preuve de diligence, pour réparer les sinistres des clients concernés. Cependant, il est difficile d’être satisfait quand on est confronté à un pareil cas. Il est donc temps que ces assurances revoient leur stratégie pour mieux répondre aux besoins pour lesquels on a institué leur existence, en rendant obligatoire une souscription à leurs prestations.

Ce caractère obligatoire, qui fait qu’on cherche à ne pas avoir affaire aux agents de police ou de gendarmerie chargé du contrôle de la circulation routière, ne devrait guère constituer une source d’argent facile. Et ceci est renforcé par le fait que quand on quitte une assurance sans y avoir commis un quelconque sinistre, on le fait les mains vides, sans aucune ristourne, si ce n’est une baisse de cotisation appelée bonus, sans importance significative, et dont on peut bénéficier, à l’état de client actif.

Il serait donc bon que ces assurances sachent qu’elles ont des obligations assez nombreuses que beaucoup ignorent, mais qui sont effectives. Il conviendrait qu’elles s’acquittent d’un devoir d’intervention donnant satisfaction à leurs clients, pour mériter qu’on leur confie des sommes d’argent importantes. Par ailleurs, au lieu de se contenter d’arguments pour payer le moins possible en cas de sinistre, ne feraient-elles pas mieux de s’investir pour qu’il y ait le moins de sinistres possibles.

En effet, il serait tout à fait normal qu’un cabinet d’assurance se lève pour alerter les autorités étatiques sur une dégradation de la route pouvant entraîner un accident, ou sur une mauvaise signalisation routière. Mieux, une assurance pourrait même aller jusqu’à proposer des signalisations routières dans un endroit jugé opportun, et donner son avis sur la qualité de la sécurité routière, que ce soit sur une route en projet, ou une route existante.

Peut être que si ce rôle était joué, on verrait moins de routes dégradées, et moins d’accidents.

Il conviendrait donc qu’elles fassent preuve de compréhension et par conséquent de diligence.

En effet, elles ne devraient pas ignorer que le rôle d’assurance peut être joué par les automobilistes eux-mêmes, qui peuvent s’organiser en mutuelle pour disposer d’une réserve leur permettant de s’acquitter de cette tâche.

Dans ce cas, s’il n’y a pas de sinistre, leur réserve s’enrichit et reste leur propriété. Ils peuvent, à la longue, se doter d’un capital suffisant pour leur permettre :

  • De disposer de garages pour les dégâts matériels
  • D’hôpitaux pour les soins nécessaires aux accidentés
  • De moyens d’intervention rapides en cas d’accident, comme des ambulances héliportées et autres.

Ils pourront ainsi s’organiser pour être en relation avec la météo pour alerter sur les routes pouvant être source de danger, et saisir les autorités étatiques en cas de besoin.

Une assurance doit vraisemblablement veiller sur la sécurité de ses abonnés avant, pendant et après un éventuel sinistre.