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Routes Réseaux électriques, eau Téléphones etc…

Combien devrait coûter le téléphone ? En réalité, la minute ne pourrait-elle pas coûter moins de 15 FCFA au Sénégal ?

  1. Comment est fabriqué le téléphone ?

Il convient d’abord de savoir comment est fabriqué le téléphone.

Si vous prenez deux petits haut-parleurs et que vous les joignez par deux fils, et qu’ensuite vous y connectez  une batterie, vous avez découvert le principe du téléphone.

Ce petit haut-parleur est un transformateur de la voix sonore en énergie magnétique, puis électrique, qui, avec l’autre haut-parleur, se retransforme en énergie sonore (vice-versa).

En effet, ce petit haut parleur peut à la fois jouer le rôle de microphone et d’écouteur, car le principe de fonctionnement est le même. (Encore qu’avec les microphones à condensateur, la transformation de la voix sonore peut passer par une énergie électrostatique, avant celle d’un état électrique.)

Bien entendu, ceci a été amélioré grâce à l’électronique, et aujourd’hui, l’informatique rend encore les choses beaucoup plus faciles.

Cela signifie tout simplement que le téléphone est un produit qui s’obtient grâce à une transformation de l’énergie électrique. Autrement dit, la matière première permettant de fabriquer du téléphone est l’électricité.

Toutefois, pour avoir suffisamment d’autonomie, les opérateurs téléphoniques vont stocker l’énergie électrique obtenue du distributeur d’énergie électrique dans des batteries. Mais leur source de production est la même que celle que vous utilisez pour vos usages domestiques d’électricité. Cela signifie tout simplement qu’ici au Sénégal, c’est la SENELEC qui produit cette énergie.

Encore que, quand cette énergie est utilisée en grande quantité, le prix du kWh peut baisser.

L’électronique a cette capacité de raffiner le courant électrique, et de faire avec, de multiples usages valorisants  comme la radio, la télévision, l’ordinateur, etc…

C’est la raison pour laquelle, elle a révolutionné la science et continue encore à le faire, par le biais de l’informatique, dont elle constitue la mère.

Ses produits ont la particularité d’être à la portée de tous, eu égard à la facilité d’obtention de sa matière première qui est du sable (le silicium), même si les premières parutions seront toujours chères, du fait de la recherche, le prix devant ensuite baisser en suivant la forme d’une fonction hyperbolique.

Son amortissement est en général rapide, eu égard à sa facilité de fabrication en grande quantité, une fois que la mise au point est assurée.

C’est grâce à cette électronique et à cette informatique, que le téléphone est aujourd’hui fabriqué à partir de l’électricité, la radio s’en mêlant pour la transmission, par le biais des ondes hertziennes,  avec l’ère des portables. Les performances s’améliorant davantage, et l’effet d’échelle jouant pour toucher de plus en plus d’abonnés, le prix du téléphone devrait baisser d’année en année, voire de mois en mois.

Encore que l’on semble oublier que le téléphone est un outil d’utilité publique, facteur de production, devant être fabriqué au moindre coût, pour permettre un développement fulgurant de l’économie.

Mais les dangers de la privatisation font que les marges qui en découlent, enrichissent démesurément les opérateurs, au détriment de l’économie, et de la population.

  1. Quelle marge sur la minute de téléphone ?

L’on verra que pour une utilisation d’énergie électrique d’environ 40 Millions de kWh, qui pourraient correspondre à moins de 4 Mds FCFA, (en considérant un prix moyen de 100 FCFA par kWh), on pourrait fabriquer plus de 9000 Millions de minutes de téléphone.

Vendues à une moyenne de 45 FCFA, ces minutes de téléphone vont donner lieu à un chiffre d’affaires de plus de 400 Milliards de FCFA.

Autrement dit, pour chaque kWh de la SENELEC, il est possible de fabriquer environ 225 minutes de téléphone. En faisant les rapports, on peut se rendre compte que les minutes de téléphone fabriquées avec un kWh acheté à environ 100 FCFA, sont revendues à la population sénégalaise, à plus de 10 000 FCFA.

En effet, ceci donne une marge après matière première de 10 000 %.

Le prix de revient correspondant à cette matière première pour une minute de téléphone serait d’environ 100/225, soit moins de 1 FCFA.

Une telle marge devient embarrassante, à tel enseigne que les justificatifs dans le compte d’exploitation risquent de faire apparaître des incompréhensions, pour un habillage en harmonie avec le système comptable SYSCOA.

Si le bénéfice net correspondant à une telle marge retombe à environ 30% du chiffre d’affaires, cela pourrait difficilement être du seul fait des dépenses habituellement connues comme :

  • Les frais d’exploitation et d’entretien ou de location de service
  • Les salaires
  • Les déplacements et autres frais généraux
  • Les amortissements d’immobilisations
  • Les impôts

Ainsi, pour remplir le gap permettant de baisser le bénéfice à un niveau non démesuré, les justificatifs en termes d’achats et consommations seront difficiles à comprendre, et risquent de biaiser le caractère proportionnel de la rubrique qui devrait normalement concerner cette matière première.

Par ailleurs, certes des réserves seront à prévoir dans la marge bénéficiaire. Bien entendu, il est permis aux sociétés d’utilité publique de faire des réserves pour faire face à d’éventuels aléas, mais reconductibles, et non à thésauriser.

L’on pourrait aussi comprendre qu’avec l’électronique, les immobilisations corporelles ou incorporelles pourraient être prépondérantes, et se traduire en amortissements élevés. Mais ceci devrait aussi, entraîner un rapide amortissement du matériel.

  • Le prix de la minute de téléphone ne devrait-il pas pouvoir baisser ?

Si on fait la comparaison avec une autre société d’utilité publique comme la SENELEC, on verra que la matière première qui est principalement du combustible thermique va représenter environ 65 % du chiffre d’affaires contre 1% ou bien moins.

Ceci va donner lieu à une marge après matière première qui ne sera que d’environ 35 % pour un chiffre d’affaires moins important. Cela n’empêchera pas à la SENELEC de payer, avec la valeur absolue, des frais d’exploitation et d’entretien ainsi que des salaires, déplacements, impôts etc. …, tout en prenant en compte les amortissements.

En fait le rendement de fabrication d’électricité avec du combustible fossile (plus répandu), est en général faible, (aux environs de30%), avec un prix très élevé de la matière première.

En outre, le prix de cession du kWh étant soumis à la loi du moindre coût, le prix de vente ne devrait jamais  dépasser le prix de revient après matière première, d’un montant cherchant à atteindre 100%. Selon la règle du moindre coût, tout surplus devrait se traduire en termes de réinvestissement pour l’extension et l’amélioration du service, ou en ristourne par une baisse des tarifs.

Pourquoi donc une société d’utilité publique faisant un chiffre d’affaires plus élevé, ne devrait-elle pas :

  • limiter ses dépenses à environ 35 ou 40 % (de ce chiffre d’affaires) ?
  • limiter son bénéfice à 30 % ?
  • prévoir une réserve de 10 % (reconductible) ?
  • et ristourner le reste (25 %) à la population en termes de réduction du coût de cession ?

La privatisation devrait-elle remettre en cause la cession au moindre coût, à la population,  d’un produit ou service d’utilité publique, bien que ce soit possible ?

  • Avec un prix de revient, après matière première, multiplié par 100 ou plus, dans la gestion d’une utilité publique, la régulation étatique devrait-elle rester indifférente ?
  • Avec des salaires pour expatriés (cf: rapport annuel 2014 de la Sonatel p114) dépassant ceux de la plupart des dirigeants de ce monde,  ( cf: http://www.businessinsider.com/salaries-of-13-major-world-leaders-2015-3, ou http://www.argentaire.com/2015/03/les-dirigeants-politiques-les-mieux.html),  car venant en deuxième position après celui de Singapour, et dépassant de plus de deux fois celui des USA, le téléphone ne devrait-il pas baisser son prix au Sénégal ?
  • Ne devrait-on pas se rendre compte qu’avec un tarif de 15 FCFA la minute, la Sonatel ferait, quand même, avec plus de 9000 Millions de minutes, un chiffre d’affaires de près de 150 Milliards, ce qui ferait plus de deux fois ses frais de personnel qui seraient les plus élevés au Sénégal, (près de deux fois ceux de la Senelec ou plus), avec un effectif moins important ?
  1. Conclusion

Ne devrait-on pas limiter la marge de l’opérateur téléphonique en le soumettant à un revenu maximum autorisé (RMA), quand il  est privé ?

Cela n’aurait-il pas plus de sens qu’avec la Senelec, qui,  en tant qu’étatique, aurait moins de motivation avec un tel outil ?

 

 

 

 

En attendant la fin des travaux de reprise du Pont Sénégal 92, une solution provisoire pour faciliter la mobilité entre Dakar et sa banlieue nord et baisser la souffrance de la population.

En attendant la fin des travaux de construction du pont de Sénégal 92 auprès du stade LSS, il conviendrait de trouver une solution provisoire à la situation difficile de la circulation dans cette zone, en vue de faciliter la mobilité des véhicules et permettre aux populations de vaquer assez librement à leurs occupations, sans autant de souffrance.

Cliquer pour une vue plus large
Cliquer sur chacune des images pour une vue plus large
Rond-Point provisoire côté Dispensaire Nabil Choucaire
Rond-Point provisoire côté Dispensaire Nabil Choucaire

Cette solution consiste à réaliser deux Ronds-points :

  • un du côté de Nabil Choucaire
  • un du côté du stade

comme indiqué dans les vues de Google Earth ci-contre.

Rond Point provisoire côté Stade LSS
Rond Point provisoire côté Stade LSS

Ces ronds-points devraient permettre de traverser cette route de l’Aéroport en attendant la fin des travaux.

Il faut noter que cette route de l’Aéroport avec son sens unique a séparé complètement les Parcelles Assainies et la banlieue nord du reste de la ville de Dakar. Ce seul pont en assurait la liaison. C’est donc à se demander s’il ne serait pas plus judicieux de penser à augmenter les traversées de cette route, en projetant d’autres ponts.

Mais en attendant, ces ronds-points provisoires devraient constituer un soulagement pour la population.

En outre ils ne seraient pas difficiles à réaliser.

Qu’en pensez-vous ?

La transversale Fas Boye- Méckhé-BabaGarage-Bambey-Fatick-Foundiougne¬-Fimela-K Samaba Dia¬Djiffer pour libérer et lancer le commerce entre le Cadior, le Baol, le Sine, et le Saloum.

Transversale FasBoy Méckhé Baba Garage Bambey Fatick Foundiougne K Samba  Dia Djiffer pour lancer le commerce entre les habitants de ces zones
Transversale FasBoy Méckhé Baba Garage Bambey Fatick Foundiougne K Samba Dia Djiffer pour lancer le commerce entre les habitants de ces zones

La Route Méckhé BabaGarage Bambey Fatick daterait de l’époque coloniale (1943). Ne serait-il pas temps de concrétiser un tel projet ?

Un témoin comme le vieux Modou Kane plus connu dans son village de Sine Lèye Kane sous le nom Modou Abdou Ngoné Kane fera même remarquer que les responsables du projet à l’époque avaient pour noms Messieurs Mollet et Fouad.

Serigne Modou Kane Notable aux Parcelles assainies mandataire de plusieurs Khalifs Généraux de Touba à Dakar depuis Serigne Abdoul Ahad Mbacké.
Serigne Modou Kane, Notable aux Parcelles assainies mandataire de plusieurs Khalifs Généraux de Touba à Dakar depuis Serigne Abdoul Ahad Mbacké.

Selon lui, le projet n’avait pas manqué d’être marqué par une implication des chefs de Canton de l’époque tels que :

  • Baye Ndongo Fall chef de Canton de Baba Garage et keur Samba Kane
  • Ibra Déguène Diop chef de Canton de Koule Khandang
  • Massambe Arame Diop chef de Canton de Pékesse
  • Kouli chef de Canton de Niakhène
  • KonkoBa chef de Canton de Touba Toul

On peut noter que les premières routes étant faite de branchages, brindilles et de pailles, la main d’œuvre était quasi locale.

On peut penser que le colon réalisait ses voies de communication dans un but notamment commercial, en fonction de la situation des produits dont il avait besoin, tels que l’arachide à l’intérieur du pays, mais en informant certainement largement les autorités locales.

Mais au-delà de ces considérations, il convient de noter que cette route à beaucoup d’avantages.

Elle va desservir beaucoup de villages comme :

  • Keri
  • Touba kane
  • Darou seye
  • Sine Leye Kane
  • Gandek
  • Baba Garage ancien point de vente de l’arachide
  • Thièpe
  • Ndiom Gaye
  • etc..

Ces villages invisibles à partir des routes nationales vont pouvoir être accessibles et présenter leur production souvent insoupçonnée à des points de vente comme Méckhé, Bambey et  Fatick et y rencontrer des acheteurs.

Par ailleurs, si une ligne électrique Moyenne Tension dessert cette route jusqu’à Baba Garage, en alimentant en électricité les villages rencontrés, le développement économique et commercial n’en sera que mieux portant.

  • Une ville comme Méckhé va pouvoir renforcer son caractère marchand pour les produits des villages environnants. Elle pourra échanger ses chaussures avec des produits halieutiques du Sine et du Saloum. Un village comme Gandek qui semble-t-il, est spécialisé dans la culture de la pomme de terre va pouvoir être mieux connu.
  • Le village de Baba Garage, carrefour célèbre dans le temps, à la frontière du Cadior et du Baol, devenu inconnu par suite de son enclavement, va pouvoir exhiber sa notoriété d’ancien point de vente de l’arachide.
  • Une ville comme Fatick va également en profiter en pouvant échanger avec Méckhé, et pourquoi pas vendre dans sa région les chaussures faites dans cette ville. C’est ainsi que si on prolonge la route de Fatick à Joal et Djiffer à partir de l’embarcadère de Foundiougne, cela va permettre aux villages du Cadior et Baol, desservis par cette route d’être approvisionnés en produits halieutiques (frais ou secs), en échange de leurs produits propres, tels que les mangues et produits maraîchers.
  • De même, si on complète le projet par un pont entre Fatick et Foundiougne, la commercialisation des produits halieutiques pourra davantage connaître un essor.

    Ce pont devait être fait depuis longtemps pour une bonne intégration de  Foundiougne ainsi que d'une bonne partie du Saloum dans les échanges commerciaux du pays. Ce pont pourrait certainement être réalisé en BOOT.
    Ce pont devait être fait depuis longtemps pour une bonne intégration de Foundiougne ainsi que d’une bonne partie du Saloum dans les échanges commerciaux du pays. Ce pont pourrait certainement être réalisé en BOOT.

Fatick pourra devenir un centre d’échange et en profiter pour construire des chambres frigorifiques qui lui permettront de faire de la plus value sur ces produits qui pourront être vendus :

  • aux voyageurs empruntant la nationale 1 qui passe devant elle,
  • ainsi qu’à ceux qui vont sur la nationale 3 au niveau de Bambey
  • et également à ceux qui vont sur la nationale 2 au niveau de Méckhé.

Fatick aura aussi l’avantage d’être un véritable carrefour, lui permettant d’héberger des voyageurs voulant aller sur la côte sud pour chercher des produits halieutiques secs (poissons fumés, coquillages, etc … ) et retourner pour les vendre :

  • à Bambey sur la nationale 3 et pourquoi pas jusqu’à Diourbel et Touba.
  • Et à Méckhé sur la nationale 2

De même, Bambey et Méckhé vont pouvoir renforcer leur état de carrefour et pouvoir se doter de chambres froides.

Il en sera de même pour Baba Garage qui, en tant qu’ancien carrefour, va pouvoir renaître et desservir les villages environnants.

Si l’on fait la jonction Méckhé-FasBoye-Mboro, l’approvisionnement en poisson de la zone Cayorienne de Méckhé va pouvoir être renforcé. De même, les mangues et produits maraîchers de Mboro pourront être distribués dans le marché de Méckhé et à Fatick.

Ainsi, les populations du Cayor, du Baol, du Sine et du Saloum vont pouvoir se rapprocher davantage et intensifier leurs échanges commerciaux, ce qui aura certainement une répercussion sur la balance des paiements du pays.

Il convient enfin de noter que cette longue route est déjà faite en partie. Les tronçons suivants sont déjà réalisés :

  • Bambey-Fatick
  • Fatick – Embarcadère de Foundiougne

Donc, il ne resterait plus à faire que les tronçons :

  • Méckhé-Baba Garage-Bambey
  • Embarcadère de Foundiougne-Fimela-Keur Samba Dia-Djiffer

Pour renforcer la mobilité dans la zone, il conviendrait de faire également les tronçons suivants :

  • Baba Garage Embranchement Dinguiraye-Thilmakha
  • Baba Garage-Touba Toul

Dans la foulée, le bitumage de la route entre Joal et Djiffer sera d’un grand  apport.

Il serait important de bitumer la route Joal-Keur Samba Dia-Djiffer.
Il serait important de bitumer la route Joal-Keur Samba Dia-Djiffer.
Djiffer : cette presqu'île a abrité une mine de titane. On s'y approvisionne actuellement en produits halieutiques secs (poissons fumés, coquillages etc...).
Djiffer : cette presqu’île a abrité une mine de titane. On s’y approvisionne actuellement en produits halieutiques secs (poissons fumés, coquillages etc…).

Une telle mobilité ne devrait pas manquer de renforcer l’essor commercial de cette zone.

La problématique de la Régulation des secteurs d’utilité publique au Sénégal : Electricité et Téléphone

Quand on parle de régulation au Sénégal, cela concerne deux secteurs essentiels : l’électricité et le téléphone.

Il s’agit de secteurs d’utilité publique indispensables, dont pratiquement toute la population a besoin d’une manière égale, et qui devaient être gérés par l’Etat, c’est –à- dire, au nom et pour le compte de la population.

En tant que tels, appartenant à la population et étant payés par celle-ci, les services correspondants ne devaient faire l’objet d’aucun bénéfice, sinon une réserve pour aléas, à reconduire à l’identique si elle n’est pas consommée, en prévision d’éventuelles difficultés.

Mieux, ils devaient être confiés à des mains expertes et patriotiques, capables de les gérer au moindre coût, c’est-à-dire, pour que leur coût soit le plus bas possible, en vue de leur permettre de jouer un rôle de levier pour le développement de l’économie.

Le coût de vente devait ainsi faire l’objet des charges, ainsi que d’une marge limitée, devant servir de réserve tout au plus, tout surplus devant être lié à des mécanismes aboutissant à son reversement dans les caisses de l’Etat, pour un recyclage à l’intérieur du pays dans les secteurs moins favorisés, de façon à maintenir la progression synchronisée de l’ensemble de l’économie. Par ailleurs, la masse d’argent relative à ces deux secteurs étant importante, son recyclage perpétuel devait constituer une obligation en vue d’éviter autant que possible toute déperdition vers l’extérieur pouvant porter préjudice à la progression de l’économie.

Ainsi, ces deux secteurs devaient être des leviers économiques puissants, en ne constituant pas une préoccupation, ni pour la population, ni pour l’entreprenariat, ce dernier constituant le moyen fondamental effectif d’enrichissement d’un pays. Cet entreprenariat devait alors être suffisamment à l’aise avec l’électricité et le téléphone,  tout en étant à la portée de tous, de façon à pouvoir connaître un développement fulgurant. Par conséquent, un bond en avant de l’économie, était alors attendu.

Mais voilà que dans le cadre de l’ajustement structurel, il était retenu de privatiser ces deux secteurs.

Dès lors, pour que ces services publics continuent à répondre à leurs objectifs fondamentaux, à savoir, être gérés au moindre coût pour jouer leur rôle de levier économique, tout en étant entre les mains d’un privé plutôt soucieux de faire le maximum de bénéfice, il fallait un organe de régulation.

Le rôle de ce dernier devait alors être de combiner deux antagonismes :

  • D’une part une utilité publique dont le service doit être cédé à la population au moindre coût pour lui permettre de jouer son rôle de levier dans l’économie du pays,
  • D’autre part un opérateur économique désireux de faire un maximum de bénéfice à empocher.

Cette régulation devait donc veiller à ce que les marges bénéficiaires soient maîtrisées, tout en étant acceptables pour l’Opérateur, pour un prix de cession à la population favorisant autant que possible cet effet de levier cité plus haut, en vue d’un fort développement de l’entreprenariat qui a besoin essentiellement du téléphone et de l’électricité.

Cette privatisation semble avoir fait échec avec l’électricité, tandis qu’avec le téléphone, elle semble avoir fait l’objet d’une « réussite ».

Pour l’électricité, les délestages qu’on voulait faire disparaître continuaient de plus belle, alors que l’Opérateur ne faisait pas les investissements prévus, profitant plutôt de la situation pour un maximum de gain, la régulation ne semblant pas avoir réussi à lui faire respecter les objectifs fixés.

Pendant ce temps, avec le téléphone, les choses semblaient plus faciles, car des bénéfices énormes sont annoncés.

Il en a résulté que l’électricité, à savoir la Senelec, a cessé d’être privatisée, tout en continuant d’être régulée.

De l’autre côté, le téléphone reste toujours privatisé avec une « régulation » qui le laisse libre d’avoir des bénéfices énormes, donc sans une gestion au moindre coût, et par conséquent, apparemment sans souci pour son rôle de levier pour l’économie.

Le paradoxe est ainsi donc que l’électricité, qui n’est plus privatisée, continue d’être régulée, tandis que le téléphone reste privatisé, sans être véritablement régulé.

Il convient de savoir que les secteurs de l’électricité et du téléphone sont des mangeurs de richesses, qui absorbent petit à petit, le peu de ressources financières se trouvant entre les mains de la population, et provenant des entreprises créatrices de richesses. Ainsi au lieu de créer de la croissance, ils en consomment plutôt. S’ils ne sont pas régulés, pour être cédés au moindre coût et servir de levier, ces entreprises créatrices de richesses seront insuffisamment à l’aise avec l’électricité et le téléphone, et ne pourront ni grandir, ni être nombreuses, et à la longue, elles vont s’essouffler et finir par s’arrêter.

Or, ce sont ces entreprises là qui constituent les sources de richesses du pays et qui nourrissent ces secteurs. De ce fait, si ces derniers sont bien portants alors que les entreprises qui leur ont permis de l’être souffrent, cela signifie qu’ils n’ont pas joué leur rôle de levier pour le développement économique du pays. C’est la raison pour laquelle, on doit veiller à ce que, non seulement la masse d’argent relative à ces deux secteurs reste et circule à l’intérieur du pays, mais encore, que leurs prix de cession soit au moindre coût pour stimuler le développement de l’économie.

Cependant, à défaut de régulation, le téléphone va grandir à vue d’œil, tout tranquillement, absorbant les richesses de la population, sans pour autant jouer son rôle de levier économique, faisant croire à une bonne gestion, tandis que les entreprises créatrices de richesses vont disparaître petit à petit.

Mais au-delà de tout cela, il convient de savoir que le téléphone se trouve être un service dont le coût de revient est naturellement faible. Or, il est vendu à la population avec une marge bénéficiaire exorbitante. Sa matière première est de l’électricité qui lui est vendue par kilowattheure (1000 watts pendant une heure), lui revenant à une valeur plutôt faible, tandis que ses unités de vente (qui consommeront peu de watts, bien que le rendement soit toutefois très faible) sont livrées par minute, avec des tarifs peu éloignés. Faire un chiffre d’affaire énorme avec un tel dispositif ne devrait alors pas être difficile. Il conviendrait que le prix de revient réel soit divulgué, face au tarif appliqué, pour qu’on s’en aperçoive. On se rendra compte que le coût de la matière première est apparemment plutôt absent dans les comptes, parce que ridiculement faible devant le prix de vente. De surcroît, tous les moyens semblent bons pour l’Opérateur pour faire le maximum de bénéfice, y compris certaines erreurs au préjudice de l’abonné et toutes les autres anomalies longtemps décriées en vain par la population.

On croit alors avoir fait du bon travail avec le téléphone qui grandit comme un fleuron, alors qu’en réalité, on est entrain de plomber le développement de l’économie du pays.

Quant à l’électricité, elle se heurte à une production à partir d’une matière première constituée d’un combustible importé et cher, sur lequel on n’a très peu de maîtrise, donc avec des frais d’exploitation consommant l’essentiel du chiffre d’affaires. Elle va voir son coût renchérir, et réalisera difficilement son équilibre financier, les pertes techniques et non techniques constituant par ailleurs un handicap sérieux. Il conviendrait que ces pertes soient maîtrisées, et que la politique visant à se tourner vers le solaire, et dont le cadre réglementaire est déjà en place, soit enfin appliquée.

Malgré tout, l’électricité subit une régulation, consistant à lui imposer un revenu maximum autorisé (RMA), qui aurait pu avoir un sens si elle était complètement privatisée.

En effet, le fondement du RMA repose sur le principe cité plus haut.

La stratégie va alors consister à s’appuyer sur une évaluation des charges admissibles pour la définition d’un prix de revient normal, et autoriser une marge bénéficiaire ou réserve mais en la plafonnant, c’est-à dire en fixant le tarif pour limiter le chiffre d’affaires, de façon à ce que l’Opérateur n’ait plus comme moyen d’augmenter sa marge que la baisse de ses charges, donc en faisant des performances concrètes améliorant son rendement.

Dès lors, en tant que privé, désirant à priori, faire un maximum de marge bénéficiaire, l’Opérateur devrait s’atteler à s’organiser en conséquence pour maîtriser ses charges, et est alors obligé de faire tout son possible pour les faire baisser.

Ceci est logique quand l’Opérateur est privé. Mais si l’Opérateur est l’Etat, la motivation n’est plus d’actualité. Comment pourrait-on le motiver ou le sanctionner ?

Tout compte fait, le résultat est que l’économie sénégalaise est actuellement à ce jour mal réglée, car l’électricité et le téléphone ne jouent pas vraiment leur rôle de levier pour l’économie.

La croissance est de facto plombée, sans que les causes soient perceptibles, car elle est en partie mangée par ces deux secteurs.

Il conviendrait alors d’une autre méthode de régulation jouant sur une motivation liée à la baisse des charges ainsi que des pertes techniques et non techniques.

Pour ce faire, il serait utile d’abord de déceler le prix de revient unitaire réel théorique, aussi bien pour le téléphone que l’électricité, et de fixer des marges de réserve ne devant pas en dépasser un certain pourcentage, avec un mécanisme de motivation basé sur l’amélioration du rendement.

Les travaux de réfection de la route « Tally Ndiaga Mbaye » enfin débutés à Cambérène.

P08-05-15_13.03[1]En effet, les travaux de cette route qu’on attendait depuis 2014 viennent de débuter,  apparemment depuis ce 27 avril 2015.

Les engins ont commencé à gratter cette route en grande partie ensablée, découvrant la faible épaisseur de la couche bitumée de la première réalisation.

Quelle était l’épaisseur prévue par le contrat ?

Pourvu que, cette fois-ci, une épaisseur correcte ait été prévue dans le contrat et qu’elle fasse l’objet d’une réalisation effective, surveillée par un contrôle responsable. La maîtrise d’œuvre y veillera peut être.

Pourvu également que l’entretien soit prévu, pour que cette route puisse garder sa qualité de réception pendant longtemps, ainsi que toutes les autres routes.

Mais au-delà de tout cela, il conviendrait aussi que le chantier prenne en compte les désagréments qu’il peut causer à la population :

1.       A ceux qui passaient par cette route pour aller dans d’autres lieux

2.       A ceux qui habitent la zone et qui devraient continuer, malgré tout, à vaquer à leurs occupations et rejoindre leur domicile, à leur retour.

Si le chantier porte préjudice, eu égard à sa durée, à la mobilité de cette population, cela aurait un impact négatif que l’étude environnementale n’aurait peut être pas prévu, et que l’entrepreneur ne devrait pas négliger.

Dans de tels chantiers où une route assez longue est concernée en zone urbaine, (même si cela ne fait qu’environ 1 km),  il conviendrait d’aménager au niveau des intersections avec les rues transversales, des passages provisoires qui pourraient alors être empruntés suite aux éventuels contournements rendus nécessaires. Ces intersections pourraient même faire l’objet d’amorces pour le futur bitumage de ces voies transversales.

Il conviendrait également de mettre en place des signalisations préventives, évitant aux éventuels automobilistes de s’engouffrer dans des impasses.

D’une manière générale, l’imagination est requise pour des alternatifs permettant à la population de subir le moins de préjudice possible, pour un bon déroulement du projet dans son ensemble, eu égard à son environnement.

D’où l’importance des études environnementales, préalables à la mise en œuvre, qui devraient faire des recommandations dans ce sens, la poussière et le bruit n’étant pas les seuls inconvénients.

·         Est-ce que ces études ont été faites ?

·         A quoi elles ont servi ?

·         Sont-elles tout simplement gardées dans des tiroirs ?

Il est important de savoir que les études d’impact environnemental ne servent pas uniquement à plaire au bailleur de fonds. Ces études concernent en général, trois aspects fondamentaux :

1.       L’aspect social sur les humains

2.       L’aspect flore et milieu naturel

3.       L’aspect faune

Les impacts relatifs à ces différents aspects doivent faire l’objet d’une analyse, ainsi que d’une proposition de solution atténuant autant que possible leurs caractères négatifs, pendant et après le chantier.

Bien entendu, eu égard au fait que ce chantier se trouve en zone urbaine, c’est le premier aspect qui prédominerait.

Note : Les travaux sont en fait terminés avant la cérémonie de commémoration de ce 135 ème Appel de Seydina Limamou Laye, ce mardi 19 mai 2015.
Une performance pour l’Entrepreneur dans le respect des délais. En fait, on pensait que les travaux devaient attendre cette cérémonie pour ne pas perturber la mobilité de la population pendant cette période.

Finalement la disponibilité de cette route avant cette date a été d’un grand apport.

La nouvelle route a fait l’objet de la satisfaction de la population

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On peut penser que le pavage des trottoirs va suivre.

Il convient également que la Mairie s’approprie l’entretien de cette route en le confiant aux jeunes du quartier, en les aidant à s’équiper du matériel nécessaire.

Par ailleurs, les voies transversales auraient pu faire l’objet d’amorces sur quelques mètres. On peut également espérer que la couche bitumée respecte l’épaisseur prévu au contrat. Une vérification édifierait. Enfin il est à souhaiter que les grilles d’évacuation des eaux de pluie soient suffisamment efficaces quand l’hivernage se présentera.
Note : Malheureusement, ce qui était redouté est arrivé.

Les Assurances pour automobiles, ne devraient-elles pas s’impliquer dans la sécurité routière ?

Les assurances pour automobiles sont obligatoires.

Pourquoi ?

En effet, les risques d’accident sont toujours là. Dans un tel contexte où quelqu’un peut faire subir à un autre un préjudice, il serait souhaitable qu’il puisse y avoir réparation.

Compte tenu de tout cela, un système d’assurance pour automobiles, qui s’engage pour permettre à chacun de pouvoir répondre à une telle situation, est naturellement bienvenu.

Comment fonctionne l’assurance ?

Eh bien, une assurance fonctionne avec la cotisation des clients tout simplement. Ceux-ci y déposent à priori, périodiquement des sommes qui forment une masse d’argent à partir de laquelle, les agents de cette assurance puiseront leurs frais de fonctionnement, mais également une réserve pour aléas, utilisable en cas de sinistre survenant auprès d’un client, en tablant sur le fait que la probabilité correspondante sera faible.

Compte tenu de cela, les assurances devraient beaucoup faire preuve de diligence, pour réparer les sinistres des clients concernés. Cependant, il est difficile d’être satisfait quand on est confronté à un pareil cas. Il est donc temps que ces assurances revoient leur stratégie pour mieux répondre aux besoins pour lesquels on a institué leur existence, en rendant obligatoire une souscription à leurs prestations.

Ce caractère obligatoire, qui fait qu’on cherche à ne pas avoir affaire aux agents de police ou de gendarmerie chargé du contrôle de la circulation routière, ne devrait guère constituer une source d’argent facile. Et ceci est renforcé par le fait que quand on quitte une assurance sans y avoir commis un quelconque sinistre, on le fait les mains vides, sans aucune ristourne, si ce n’est une baisse de cotisation appelée bonus, sans importance significative, et dont on peut bénéficier, à l’état de client actif.

Il serait donc bon que ces assurances sachent qu’elles ont des obligations assez nombreuses que beaucoup ignorent, mais qui sont effectives. Il conviendrait qu’elles s’acquittent d’un devoir d’intervention donnant satisfaction à leurs clients, pour mériter qu’on leur confie des sommes d’argent importantes. Par ailleurs, au lieu de se contenter d’arguments pour payer le moins possible en cas de sinistre, ne feraient-elles pas mieux de s’investir pour qu’il y ait le moins de sinistres possibles.

En effet, il serait tout à fait normal qu’un cabinet d’assurance se lève pour alerter les autorités étatiques sur une dégradation de la route pouvant entraîner un accident, ou sur une mauvaise signalisation routière. Mieux, une assurance pourrait même aller jusqu’à proposer des signalisations routières dans un endroit jugé opportun, et donner son avis sur la qualité de la sécurité routière, que ce soit sur une route en projet, ou une route existante.

Peut être que si ce rôle était joué, on verrait moins de routes dégradées, et moins d’accidents.

Il conviendrait donc qu’elles fassent preuve de compréhension et par conséquent de diligence.

En effet, elles ne devraient pas ignorer que le rôle d’assurance peut être joué par les automobilistes eux-mêmes, qui peuvent s’organiser en mutuelle pour disposer d’une réserve leur permettant de s’acquitter de cette tâche.

Dans ce cas, s’il n’y a pas de sinistre, leur réserve s’enrichit et reste leur propriété. Ils peuvent, à la longue, se doter d’un capital suffisant pour leur permettre :

  • De disposer de garages pour les dégâts matériels
  • D’hôpitaux pour les soins nécessaires aux accidentés
  • De moyens d’intervention rapides en cas d’accident, comme des ambulances héliportées et autres.

Ils pourront ainsi s’organiser pour être en relation avec la météo pour alerter sur les routes pouvant être source de danger, et saisir les autorités étatiques en cas de besoin.

Une assurance doit vraisemblablement veiller sur la sécurité de ses abonnés avant, pendant et après un éventuel sinistre.

 

L’entretien de nos routes pourrait être une réelle source d’emplois pour nos jeunes

Un entretien est forcément nécessaire pour qu'une route garde toujours un état acceptable.
Un entretien est forcément nécessaire pour qu’une route garde toujours un état acceptable.

On nous a souvent habitués à croire qu’on pouvait réaliser des équipements sans entretien. Ceci constitue une idée que certains entrepreneurs ont pratiquement réussi à installer en Afrique. Ce qui peut détourner un non averti de l’idée de programmer un quelconque entretien, jusqu’à la dégradation irrémédiable de l’équipement.

Or, tout expert digne de ce nom doit savoir qu’un équipement sans entretien n’existe pas.

Tout équipement nouveau doit être accompagné d’un entretien pour l’assurance d’un usage satisfaisant et durable. Toutefois, compte tenu de la qualité de réalisation, la part de l’entretien peut être faible.

Et il reste entendu qu’il existe un entretien programmé, ainsi qu’un entretien aléatoire. Le premier est destiné à augmenter la disponibilité de l’équipement pour un usage permanent, tandis que le deuxième fait suite à une indisponibilité survenue inopinément.  Il convient de veiller à assurer les deux types, pour que l’équipement puisse servir pendant longtemps, avec satisfaction.

Un chantier de réparation de route
Un chantier de réparation de route

S’agissant de routes, le manque de surveillance pour déceler les points faibles, ainsi que la négligence de certains défauts mineurs, apparaissant suite à de mauvaises manœuvres de la part de certains conducteurs ou des intempéries, peut donner lieu à des nids de poule et à de grands trous gênants. Ceci peut entraîner :

  • Une rapide dégradation de nos véhicules occasionnant une importation des pièces de rechange pouvant peser sur notre balance des paiements,
  • Une perte de temps pendant lequel on aurait du travailler, et qu’on va consacrer à une visite chez le mécanicien.
  • Un ralentissement de la mobilité de la population dans ses activités économiques et sociales.
  • Des risques d’accident entre véhicules cherchant à éviter ces trous.

Par conséquent, faire en sorte qu’il n’y ait plus de nids de poule ou autres défauts similaires sur la route, constitue un levier pour le développement économique du pays.

Or, il s’agit d’un travail qui peut bien contribuer à baisser le chômage des jeunes du pays.

Pour ce faire, au lieu de se constituer en ASC pour ne se consacrer pratiquement qu’aux  « navétanes », les jeunes devront se constituer en GIE ou SARL en s’équipant du matériel suivant :

  • Un petit compacteur manuel

    Un mini compacteur de ce type ou similaire ferait l'affaire
    Un mini compacteur de ce type ou similaire ferait l’affaire
  • Des brouettes
  • Des pelles
  • ….
Mini compacteur pouvant être acquis entre $ 100 et 1000, visible sur le site Alibaba.com
Mini compacteur pouvant être acquis entre $ 100 et 1000, visible sur le site Alibaba.com

L’équipement pourra être complété par une camionnette à louer, (à défaut d’en disposer), pour se mobiliser sur les lieux avec le matériel, moyennant une sécurité assurée par les autorités de police ou de gendarmerie compétentes, avec tous les consommables nécessaires (béton, goudron etc.….).

Chaque mairie concernée devra recenser les routes qui  sont sous sa dépendance, et veiller à leur bon état, en s’armant d’un budget annuel forfaitaire, grâce auquel, elle devra assurer à ces jeunes une rémunération mensuelle leur permettant :

  • Un salaire mensuel convenable
  • L’amortissement du matériel
  • Une provision leur permettant de grandir.

Une part du budget devra servir à leur permettre d’avoir le financement du matériel nécessaire, et qu’ils pourront rembourser progressivement.

Dès l’apparition d’un nid de poule ou autre défaut pouvant s’aggraver, si petit soit-il, une équipe de jeunes pourra l’attaquer et l’éliminer aussitôt, de sorte que nos routes seront toujours en bon état de praticabilité.

Les grandes entreprises du secteur devront y apporter leur contribution en assurant la formation adéquate requise, pour une bonne qualité de l’exécution, en prenant ces jeunes en stage. A la limite, des anciens du secteur, disponibles, pourront s’occuper de leur encadrement sur le terrain.

Avec un tel système, les dégradations constatées sur nos routes pourront disparaître avec les avantages suivants :

  • Augmenter la mobilité urbaine
  • Baisser les taux d’accident en zone urbaine comme en rase campagne
  • Baisser efficacement le chômage des jeunes.

Il appartient donc aux maires de s’attaquer à ce projet, et aux jeunes chômeurs du pays de s’y intéresser.

Du nouveau à propos de nos routes : Début des travaux de réfection de l’axe reliant Croisement-Cambérène et Rond-Point La Case à Dakar

En effet, il est heureux de constater, depuis ce samedi 20/12/2014  que des travaux de réparation sont entamés, sur cet axe reliant le Croisement-Cambérène  et le rond-point de la Case.

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Le trafic est assez dense sur cette route qui reçoit les habitants des Parcelles assainies, mais également des cités Golf et même des Hamos et de Guédiawaye.

Il est donc intéressant d’apprendre que les travaux sont réalisés la nuit. Ce qui constitue une bonne idée.

Pourvu tout simplement que les travaux se terminent bien, soient de qualité, et concernent tous les trous, grands et petits. Il est évident que les petits trous ne doivent pas être négligés, car ce sont eux qui donnent lieu aux grands trous.

Par ailleurs, il est nécessaire de prendre une précaution au niveau de certaines zones inondables assez basses et très influencées par les eaux du cours d’eau traversant la route pour atteindre le site de l’ONAS,  surtout en hivernage. Il est clair qu’aucune route ne saurait survivre en servant de lit à l’eau. Donc faire en sorte que l’eau soit canalisée pour passer sous la route par un petit pont serait meilleur que de la laisser passer sur la route.

D’une manière générale, il est nécessaire de surélever la route, et de lui donner une forme relativement bombée, de façon à ce qu’elle ne constitue pas une rétention pour l’eau.

Félicitations et bonne continuation au responsable qui a pris cette initiative.

Note : les travaux sont déjà terminés en s’arrêtant sur les parties qui étaient vraiment défectueuses. Mais on aurait pu en profiter pour boucher tous les trous présents sur la partie restante, et faire la jonction (une centaine de mètres) entre un tronçon parallèle

Cette jonction A B faciliterait le contournement du marché eu égard à la densité de la circulation
Cette jonction A B faciliterait le contournement du marché eu égard à la densité de la circulation

goudronné permettant de contourner le marché par sa partie ouest et s’arrêtant juste devant le cours d’eau. (Cette jonction est visible sur l’image de Google earth ci-contre)

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A propos de nos routes : Mauvaise réalisation ou mauvais entretien ?

Beaucoup de routes sont actuellement dégradées dans Dakar et beaucoup d’autres villes du Sénégal. Le paradoxe est que cela ne semble préoccuper personne sinon ce conducteur qui tombe dessus, et qui semble l’oublier après.

  1. Y aurait-il un responsable chargé de surveiller l’état de ces routes et de les réparer ?
  2. Qui-est-ce responsable ?
  3. Est-il conscient de cette responsabilité ?
  4. Qui a réalisé cet investissement ?
  5. Pourquoi l’a-t-il réalisé ?
  6. Etait-ce pour dépenser simplement de l’argent ?
  7. N’est-ce pas qu’il s’agit d’un investissement qu’on a réalisé par ce qu’il était utile ?
  8. Ne l’est-il plus ?
  9. Cet investissement ne va –t-il pas vers un anéantissement ?
  10. Si cette utilité surgissait de nouveau, ne s’agirait-il pas d’un recommencement ?
  11. N’aurait-on pas fait mieux de l’entretenir ?
  12. Un pays qui a besoin de se développer et qui fait des investissements pour les regarder s’anéantir, comment pourrait-il atteindre son but ?
  13. Voilà des questions qui devraient nous interpeller tous.
  14. Et il y a des tas de routes dans cet état :
Ce véhicule taxi est obligé de se déporter sur gauche pour éviter ce grand trou. C'est sur l'axe entre Croisement Cambérène et Rond-Point La Case
Ce véhicule taxi est obligé de se déporter sur sa gauche pour éviter ce grand trou, au risque de faire face aux véhicules venant en sens inverse. C’est sur l’axe entre Croisement Cambérène et Rond-Point La Case.

Ce véhicule essaie de dévier ce grand trou sur la route. Il s'agit de l'axe entre Croisement Cambérène et RondPoint La Case

Ce véhicule essaie de dévier ce grand trou sur la route. Il s’agit encore de l’axe entre Croisement Cambérène et RondPoint La Case. Mais il y a du nouveau sur cet axe.

Sur la route bordant U16 aux Parcelles assainies, le manque d'intervention de l'ONAS s'en mêle.
Sur la route bordant U16 aux Parcelles assainies, le manque d’intervention de l’ONAS  s’en mêle (Photo prise le 14/11/2014).

A quand la Réfection de certaines routes à Cambérène ?

La route, appelée communément Tally Ndiaga Mbaye, qui a été construite au début des années  2000, a été une fierté des habitants du Quartier de Cambérène Islam.

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Les traces de bitume ont disparu par endroit laissant du sable faisant croire qu’il n’y avait jamais eu de route.

Mais voilà que depuis quelques années, cette route est par endroit méconnaissable. La  détérioration est telle que certains véhicules taxis ne souhaitent guère y être fréquents.

Et pourtant à l’époque, l’autorité avait menacé toute entreprise réalisant de mauvaises routes de sanctions exemplaires.

L’on sait bien qu’une bonne route facilite le transport des populations ainsi que la disponibilité des conducteurs à l’emprunter. Par conséquent, son mauvais état porte préjudice aux populations concernées, par une difficulté de déplacement, ce qui influe également sur les biens et services devant leur parvenir.

Il était question de refaire cette route depuis une réunion d’information qui semblait plutôt viser autre chose.

Les dispositions devaient être prises pour que cette route soit faite avant l’hivernage de 2014 alors que nous sommes actuellement en Novembre, sans qu’un engin y ait soulevé de la poussière.

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L’Entrepreneur chargé d’y réaliser des grilles réceptrices des eaux de pluie semble y avoir oublié ce matériel. Où est-il ? Où est le Maître d’Oeuvre ? Où est le Maître d’Ouvrage ?

Il semble que les travaux d’évacuation des eaux pluviales, au niveau du  jardin d’enfants, devaient constituer un préalable. Ces travaux sont terminés depuis quelques temps après avoir indisposé la circulation un bon bout de temps. L’on constate même que l’entrepreneur semble y avoir oublié du matériel ressemblant à un moule et qui gêne encore la circulation. Pourtant ce matériel semble pouvoir encore servir. Si ce n’est pas le cas, les travaux auraient du normalement prévoir une remise en état de propreté des lieux.

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Voir ci-dessus.

Tout ceci résulte d’un manque de suivi aussi bien du côté du Maître d’œuvre que du côté de l’Entrepreneur.

Encore qu’il faut se poser la question de savoir si les travaux réalisés vont donner satisfaction, vu que, malgré les deux récepteurs qui y ont été réalisés, l’eau a stagné quelques mètres plus loin lors de cet hivernage de 2014, à un endroit où l’on pouvait s’attendre à un autre récepteur.

Pourvu que, lors de la réfection de la route, encore à ce jour attendue, il en soit pris compte pour que les eaux convergent vers les récepteurs réalisés.

Tout ceci contribue à convaincre la population sur le caractère aléatoire de ces promesses de nature plutôt politicienne, souvent servies en réponse d’attente, pour parer à une quelconque impatience.

Il est donc temps que les autorités chargées de réaliser de tels projets se mettent au travail pour ne pas attendre des périodes électorales pour s’adonner à de nouvelles promesses.

MND/17/11/2014