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Routes Réseaux électriques, eau Téléphones etc…

Lettre ouverte aux défenseurs des droits de l’homme et aux défenseurs des consommateurs

Mesdames, Messieurs,

Eu égard  à votre engagement reconnu, dans la lutte pour la défense des droits de l’homme, je prends l’initiative de vous saisir pour un problème dont je juge la solution fondamentale, pour notre développement économique et social.

En effet, il s’avère important de savoir qu’une bonne exploitation de notre Constitution est essentielle, pour pouvoir tendre vers un vrai développement économique et social.

Il convient alors de savoir que la Constitution donne une place importante au travail, et à l’homme qui le fait, et ainsi qu’au résultat attendu dont il doit sentir l’effet, par son développement propre et celui de son pays.

Le développement est le fruit d’un travail. Or, le travail ne peut être fait que par l’homme.

Il est donc primordial que cet homme soit bien préparé pour ce travail.

Pour ce faire, il faudrait qu’il soit bien formé, bien informé sur ses droits et obligations, et qu’il soit bien encadré pour pouvoir les mettre en œuvre.

Ceci peut faire référence à la liberté contractuelle et à la liberté d’entreprendre, que la révolution de 1789 a utilisées comme base, et je pense qu’il ne serait pas faux de dire que cela a permis la révolution industrielle en Europe, socle qui a permis à l’Occident d’être à l’état de développement économique auquel il se trouve aujourd’hui.

Il se trouve que la Constitution française a mis cela en avant, la nôtre lui ayant emboîté le pas, puisque l’ayant prise en référence. Il conviendrait cependant qu’une meilleure exploitation soit entreprise, pour un meilleur bénéfice sur ces libertés et droits, garantis par notre Constitution dans son article 8 à chaque sénégalais, et dont notamment :

  •  la liberté d’entreprendre,
  •  le droit au travail,
  •  le droit à la santé,
  •  le droit à un environnement sain

Ceci pris en compte, suite au caractère sacré de la vie humaine évoquée à l’article 7, une meilleure gestion de nos services publics est à viser, pour un meilleur bénéfice au profit de la population, la Constitution nous en garantissant un égal accès, comme proclamé dans le préambule.

Cependant, il s’avère impératif, qu’un droit à l’accès, soit d’abord un préalable.

En font partie, les utilités publiques que sont l’eau, l’électricité, le téléphone, les moyens de déplacement de masse, qui revêtent un caractère social, par suite de leur aspect de sécurité et de bien-être, dont l’homme aura besoin toute sa vie. Mais ces utilités publiques sont aussi des outils fondamentaux, pour pouvoir participer au développement économique de notre pays. De nos jours, sans elles, le travail ne saurait être efficient. Par conséquent, il est un droit pour chaque sénégalais, d’en disposer pour participer à l’œuvre de construction du pays.

Enfin elles constituent des biens collectifs, que nul n’a le droit de s’approprier à son profit.

Il s’en suit le devoir de les mettre à la disposition de l’homme, apte de corps et d’esprit, pour lui permettre de travailler, mais également quand il est confronté à une quelconque inaptitude l’en empêchant.

C’est ainsi que le préambule de la Constitution française, base de la nôtre, a bien raison d’en exprimer clairement les fondements, notamment en ses points 5, 9, 10 et 11 :

5. Chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé, dans son travail ou son emploi, en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances.

9. Tout bien, toute entreprise, dont l’exploitation a ou acquiert les caractères d’un service public national ou d’un monopole de fait doit devenir la propriété de la collectivité.

10. La Nation assure à l’individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement

11. Elle garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de travailler, a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence.

Notre Constitution aurait certainement dit la même chose, peut être avec des termes différents. Nous devrions cependant en comprendre la philosophie, et l’exploiter au maximum, pour un bénéfice plus palpable au profit de la population.

Il devrait être évident de se rendre compte, que le fait de faire en sorte que chaque sénégalais puissent jouir de ces utilités publiques dans la liberté, facilite le travail dans le pays, et par conséquent le développement économique et la paix sociale.

Il se trouve cependant, que par suite d’une certaine « incapacité » de notre Etat à les gérer, on a eu tendance à les privatiser, et finalement à leur donner un caractère privé.

Or, l’on sait que l’individu est par essence égoïste, et ne cherche que son profit. Par conséquent, avec une telle solution, des dérapages peuvent être à craindre. Dès lors, l’accès et la jouissance attendus de ces utilités publiques, ne risquent-t-il pas d’être compromis ?

En effet, une bonne frange de la population éprouve d’énormes difficultés à jouir convenablement des services de l’eau, de l’électricité (bien que celle-ci ait échappé à la privatisation), et du téléphone, du fait de difficultés de paiement débouchant sur des menaces de coupure de la fourniture et par conséquent, la mettant dans un état de stress préoccupant. Ceci pourrait certainement les diriger vers la fraude par tous les moyens.

En effet la première facture est suivie, après le délai accordé, de celle de la coupure, avec l’exigence de la payer, par l’envoi d’agents souvent peu respectueux des droits de l’homme, et pouvant faire usage d’intimidation, voire de harcèlement, surtout quand on ne trouve dans le domicile que des femmes.

Il faudrait que cela cesse.

D’ailleurs les bases de ces frais de coupure devraient être revues.

La SDE (Sénégalaise des Eaux) réclame 8235  CFA de frais de coupure, (définis sur une base peut-être unilatérale que beaucoup ne connaissent pas), même si le montant redevable est bien inférieur à cette somme.

En vertu de quoi ?

Or, le but recherché est tout simplement de dissuader le client à payer. Si ce dernier consent à le faire bien que pouvant être dans des difficultés, pourquoi le faire souffrir davantage ?

Par ailleurs, l’on demande souvent au client de verser une avance sur consommation que la société chargée du service garde par devers elle. Pourquoi alors le torturer pour des montants inférieurs, alors qu’on garde son argent ?

Il convient de rétablir, autant que faire-ce-peut, les équilibres, pour moins de stress à la population, et un meilleur accès à ces infrastructures de base d’intérêt général, aux fins d’une meilleure disponibilité du travail dans le pays.

Pour cela, il y a lieu de baisser la souffrance des clients par une révision de la façon dont le service public est géré.

Ne pourrait-on pas s’inspirer de l’exemple français qui a mis sur pied une unité chargée de veiller sur les droits de sa population face au service public, pour la protéger, et traitant entre autres, les factures impayées relatives à ces infrastructures de base ?

Vous voudrez bien trouver en annexe une page du site internet traitant ces questions. (https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F20055)

L’on y remarquera :

  • Que deux avertissements sont donnés au client avant d’entamer une procédure de coupure
  • Qu’on aidera même l’intéressé à s’adresser à des Fonds de solidarité comme le FSL (Fonds de Solidarité Logement) pour un soutien

Ceci serait vraisemblablement plus conforme au respect des droits de l’homme.

Pourquoi ne ferions-nous pas de même ?

Ce système français ira même jusqu’à interdire formellement la coupure d’eau dans un ménage, même avec des impayés, suite à la loi Brottes de 2013. L’on peut même constater que cette loi aurait condamné deux fournisseurs pour avoir coupé l’eau à des ménages, bien qu’avec des impayés.

Il serait souhaitable que les lois qui ont permis ce système puissent être mises en place dans notre pays, d’autant plus que notre Constitution défendrait les mêmes droits et libertés, y compris toutefois, toutes les dispositions nécessaires pour éviter des abus.

En effet, d’autres moyens devraient exister pour permettre à un fournisseur de récupérer son dû.

On peut noter le prélèvement étalé sur salaire auprès de l’employeur, et bien d’autres solutions à trouver à l’amiable.

Or, en privant quelqu’un d’eau, on l’exclut moralement de la société, tandis que sa santé est exposée à des risques. (L’on ne doit pas oublier que le fournisseur agit en exclusivité). Et si une épidémie en découle, n’est-ce pas des frais plus importants pour la Collectivité ?

Devrait-on oublier que ces utilités publiques qui, en réalité, appartiennent à la population devraient être gérées au moindre coût ? Ce terme qui est très important, semble ignoré, ou tout simplement méconnu, alors qu’il devrait régir le service public.

S’il devait y avoir une marge bénéficiaire à consommer, elle aurait du appartenir à la population.

Or, comme c’est elle qui paye le produit, quoi de plus simple que de baisser le prix ou de financer ses autres priorités avec le surplus ?

Pourquoi laisser des privés s’en emparer tout en faisant le maximum pour s’enrichir davantage ?

La marge bénéficiaire est prohibée dans une utilité publique, voire immorale, si elle est empochée exclusivement par quelques privilégiés. Il s’agit d’une propriété de toute la Collectivité, et non de quelques individus.

On peut y accepter toutefois une réserve pour d’éventuels aléas. Mais cela devrait représenter un certain pourcentage, reconductible s’il n’y a pas d’aléas.

C’est la raison pour laquelle, il est naturel de devoir comprendre l’obligation de les gérer au moindre coût, pour faciliter leur accessibilité, et permettre à toutes les couches de la population de travailler avec. C’est cela qui pourrait leur donner leur rôle de levier puissant pour booster tous les secteurs de l’économie.

Cela signifie tout simplement, que loin de pouvoir créer de la richesse, les utilités publiques peuvent être de puissants leviers pour aider les autres secteurs notamment primaires et secondaires à le faire au bénéfice de l’économie du pays, et en retour les supporter, ceci devant permettre un bouclage stable et solidaire du système.

Logiquement, si le système est bien ficelé, le coût de revient devrait baisser quand le nombre d’abonnés augmente (ou la consommation), tant que cette augmentation est supportable par les investissements en cours, tandis que le PIB (Produit Intérieur Brut) devrait augmenter, parce que la population a la latitude de travailler constamment en toute liberté.

Cependant, le caractère privé de la gestion risque d’occulter de telles dispositions, en ne s’intéressant qu’à son profit.

Le meilleur gestionnaire d’une utilité publique sera celui qui le fera avec le maximum de qualité, en cherchant à baisser autant que possible ses charges, pour un coût de revient le plus  faible possible, et non celui qui cherchera le maximum de marge par une augmentation éternelle des tarifs, ou en usant de subterfuges pour des gains indus, par abus sur l’ignorance de la population.

C’est donc le lieu de se demander ce qu’a apporté réellement cette vague de privatisation de nos utilités publiques, qui en réalité, n’ont pas pour vocation de créer directement de la richesse, mais à aider les autres secteurs à le faire.

Pourquoi permettre à quelqu’un de s’enrichir à l’infini sur un service public ?

N’est-ce-pas une erreur, le fait de privatiser une utilité publique dans la précipitation, sans la surveillance requise, sans veiller véritablement aux intérêts de la population ?

N’est-ce-pas une certaine manière d’enrichir quelques uns sur une propriété collective ?

N’est-ce-pas quelque part une odeur de délit d’initiés ?

Il  convient de rééquilibrer le système.

Autrement dit, ces outils doivent être à la disposition de la population pour lui permettre d’entreprendre et augmenter les richesses du pays par les secteurs naturels que sont l’agriculture, l’élevage, la pêche et les mines, ainsi que les industries dérivées bâties sur ces derniers.

Le secteur tertiaire ne viendra qu’après, pour se greffer sur les deux premiers et les embellir à priori tout en vivant sur eux, et ne saurait être producteur de richesses en général, s’il puise ses ressources sur la population du pays.

L’on doit comprendre d’ailleurs que les utilités publiques consomment en général plutôt de la richesse sans pouvoir en créer directement, et l’on devrait s’intéresser aux secteurs qui vont ramener les devises qu’elles font sortir du pays, lesquels sont principalement les secteurs primaires et secondaires, et à l’efficacité avec laquelle ils devraient le faire.

  • L’électricité sénégalaise est une grande consommatrice des richesses du pays.

On peut constater clairement que cette électricité est basée sur une importation massive de presque tous ses intrants. C’est le cas de la matière première qui est du pétrole, des machines, des pièces de rechange, même du papier …

Il est évident qu’une telle électricité, qui est en fait consommée à l’intérieur du pays, fait sortir du pays ses richesses monétaires.

  • Par ailleurs, sa matière première (le pétrole) a la particularité de pouvoir constituer une part extrêmement élevée de ses intrants (plus de 65 %). Ne devrait-on pas insister sur le moindre coût autant que possible, et se diriger résolument vers le solaire qui est de plus en plus accessible ?

Cependant, cette électricité aide les industries et autres à produire et exporter, pour récupérer ce qu’elle a sorti du pays. Il conviendrait que ces industries fassent entrer dans le pays plus que ce que l’électricité a fait sortir, pour qu’il y ait réellement efficacité.

  • S’agissant du téléphone, l’on sait que tous ses équipements sont importés, et qu’il consomme énormément les richesses du pays du fait d’une marge bénéficiaire exorbitante.

Il est bon de savoir que sa matière première est de l’électricité que lui fournit la Senelec, et avec laquelle, pour 4 Milliards de FCFA de consommation, la fabrication pourra être de 10 Milliards de minutes de téléphone (voir le rapport Sonatel de 2014 pp69 & 111). A cela, ne s’ajouteraient que des frais de personnel, sinon quelques menus investissements ou frais de maintenance.  Encore que cette électricité serait plus faible, vu que ce chiffre prend en compte toute l’électricité consommée par la Sonatel.

  • N’est-ce pas donc que cette électricité correspondrait à environ 0,4 FCFA par minute de téléphone ?
  • Ainsi tout compte fait, cette minute de téléphone ne pourrait-elle pas revenir raisonnablement à moins de 5 francs CFA, s’il s’agit de couvrir des frais de fonctionnement raisonnables, en particulier des frais de personnel en cohérence avec le niveau de développement du pays ?
  • Pourtant, cette minute sera revendue à la population sénégalaise à un prix 10 fois plus élevé. (40 FCFA par minute serait un prix de vente jugé bas).
  • Pourquoi une telle marge, quand on sait que pour 4 Milliards de FCFA de matière première, la vente au Sénégal, qui concernera environ 10 Milliards de minutes de téléphone, correspondra à plus de 400 Milliards FCFA ?
  • Cette vente étant faite à la population sénégalaise, il est évident que cela constitue une hémorragie importante sur la richesse du pays, et dont il conviendrait de connaître la destination.
  • Déduction faite des frais de fonctionnement raisonnables, à qui revient cette marge bénéficiaire colossale sur une utilité publique ?
  • S’agirait-il de réserves annuelles éternelles au fil du temps ?
  • Que fait-on avec ses réserves ?

Tout ceci peut bien être dilué dans l’ombre de la privatisation, et l’on fera apparaître une fondation d’aide de moins de 10 Milliards pour contribuer au développement social. Est-ce pour faire écran ?

  • Pourquoi cette marge colossale ne serait-elle pas reversée au Trésor Public pour financer l’agriculture, ou la santé, ou l’éducation ?
  • Pourquoi ne pas rendre le téléphone plus accessible pour que les jeunes opérateurs économiques se lancent dans l’entrepreneuriat ?
  • S’agissant de l’eau, elle est aussi grande consommatrice de devises.

L’eau est un produit naturel qu’il convient de purifier peut-être pour qu’elle soit potable.

L’électricité de la SENELEC entrera en jeu. Son exploitation fait intervenir des pompes qui sont importées, ainsi que des pièces de rechange.

L’on voit donc que l’eau fait sortir aussi du pays des richesses sans pouvoir être exportable. Comme elle est plus que transversale car touchant tous les domaines, il convient alors de veiller à ce que tous les usagers soient plus efficients dans leur travail, pour faire entrer dans le pays des richesses plus importantes. Encore aurait-il fallu qu’elle puisse être suffisante pour faire de l’irrigation.

Que nous a valu sa privatisation ?

  • Quelle différence entre SONEES et SONES-SDE ?
  • N’est-ce pas que c’est le personnel existant de la SONEES qui a été redéployé ?
  • Qu’est-ce que la population a gagné dans cette privatisation ?
  • Est-ce que la qualité de service s’est améliorée au regard de tous les investissements consentis depuis 1996 et dont :
  • 216 Milliards pour le PSE (projet sectoriel eau) 1996-2003
  • 300 Milliards pour le projet PSLT (Plan Sectoriel à Long Terme) 2003-2007 ?
  • Le service s’est-il amélioré, vu les multiples pénuries et manques de distribution vécus ?
  • Les charges ont-elles baissé, avec les multiples augmentations de tarifs qui visaient un service désormais sans perturbation ?
  • Est-ce que la SDE respecte son cahier des charges ?
  • Est-ce que les obligations, relatives à la pression de 1 bar, sont respectées en général le matin en heure de pointe, malgré tous ces investissements, comme l’exige son cahier des charges  en son article 37 ?

Article 37 –Pression de l’eau : L’eau doit être fournie aux abonnés avec une pression minimale comptée au-dessus du terrai naturel du lieu de branchement en principe égale à 1 bar.
Si ce niveau n’est pas atteint de façon continue, hormis les cas dus à des impératifs de gestion rationnelle des ressources en eau ou à une insuffisance des infrastructures disponibles, le Fermier sera tenu, après avoir pris les dispositions nécessaires, de présenter un projet proposant des mesures pour pallier cette insuffisance.

  • Non seulement ces obligations ne sont pas respectées dans beaucoup de quartiers, mais plus grave, c’est que l’eau coulera par chance le matin, au niveau des robinets situés en point bas, avec le risque de pouvoir être absente.
  • Pourtant le mètre-cube d’eau doit être vendu, accompagné de cette pression de 1 bar.
  • Si la SDE gère un service public avec certes le droit de réclamer le paiement du service fait, n’aurait-elle pas l’obligation de le satisfaire d’abord ?
  • Aurait-elle un droit de domination sur la population ?
  • Aurait-elle un droit qui la dispenserait de respecter ses obligations, tout en l’exigeant sur ces clients, allant jusqu’à l’intimidation avec des frais de coupure relativement élevés ?
  • Cette privatisation ne constituerait-elle pas finalement une augmentation importante des charges, sans contrepartie positive palpable pour la population ?

Face à tout cela, il est temps que les droits et libertés du sénégalais soient mieux respectés, en lui permettant de prendre son destin en main.

Il conviendrait que toutes ces privatisations soient revues et que la gestion en général du service public soit mieux orientée vers un développement de la population, et non pour enrichir une certaine catégorie.

Les tracasseries liées au service public doivent être bannies.

Il est souhaitable de surveiller le service public par un observatoire pouvant tirer sur la sonnette d’alarme, dès que des dérapages ou abus sont constatés, et pouvant par ailleurs conseiller la population.

Les rapports annuels de ces utilités publiques devraient clairement indiquer les coûts de production, de transport et de distribution qui devraient répondre à des normes qu’ils ne devraient pas dépasser. D’ailleurs, une périodicité raisonnable devrait être requise pour des mesures correctives avant des dérapages irrattrapables.

Le service public doit être étendu au maximum pour être disponible et accessible à toute la population pour lui permettre d’entreprendre.

Il est temps de revoir les lois pour qu’elles favorisent l’entreprenariat sénégalais, en passant par la formation professionnelle au bénéfice de la population, et la mise entre ses mains des utilités publiques, pour un vrai développement économique, auquel tous participeront sans exclusion.

Enfin, un objectif urgent serait une mise en œuvre rapide, pour que chaque sénégalais, notamment dans le monde rural, puisse disposer de l’électricité, de l’eau potable et d’irrigation, du téléphone, ainsi que des moyens d’accès requis. Et alors, chaque village pourrait faire sortir ses potentialités, en ayant la possibilité de cultiver en toute saison, toute l’année, et de s’adonner aussi à l’élevage. Très certainement l’exode rural pourrait baisser, tandis que notre PIB deviendrait plus réaliste et plus consistant, avec une paix sociale mieux soutenue.

Je vous souhaite bonne réception de la présente, espérant que vous voudrez bien l’exploiter pour le bien de toute la population.

M. NDIAYE

Dispositif de contournement des ouvrages du TER pour soulager les automobilistes

Points de traversée des rails entraînant un blocage gênant de la circulation. (Vue générale) Click.

TER : Train Express Régional destiné à transporter des passagers entre Dakar et l’Aéroport AIBD (Aéroport International Blaise Diagne)

Du fait des travaux du TER, les automobilistes sont obligés de faire de grands tours, souvent dans l’aléa d’une issue favorable, pour arriver à leur destination.

En fait, du fait du TER, beaucoup de points de traversée des rails destinés à son passage sont fermés, pour la réalisation de pont devant faciliter ultérieurement la circulation.

Ceci dénoterait une précipitation, ainsi qu’un manque d’étude d’impact environnemental satisfaisante.

Une telle étude aurait permis de prévoir les désagréments susceptibles d’être causés, et d’y remédier efficacement. Certes, l’on dira que cette étude a été faite. Mais hélas ! …

Or, une telle étude aurait permis de dialoguer avec les populations concernées, et de recueillir éventuellement leurs idées et suggestions. Et certainement dans de telles idées, aurait pu surgir une solution simple, évidente.

Il s’agit tout simplement de créer une déviation de contournement des travaux se situant au niveau de la traversée, en définissant de part et d’autre un passage sur les rails à quelques mètres, et en y jetant de la latérite à ras des rails, sur une largeur permettant le passage des véhicules. Et le tour est joué.

Ces derniers pourront alors traverser les rails, tandis que le train pourra aussi passer, le temps de terminer les travaux du pont.

Bien entendu, un dispositif d’orientation des véhicules sera nécessaire, par des personnes habilitées, surtout lors des passages de train.

 

Traversée au niveau de Hann CAPA (Click)

Traversée au niveau de Hann Dalifort Cafétariat (Click)

Traversée au niveau de Hann Seras (Click)

Ceci est une idée de principe qu’il convient d’étudier dans les détails pour le maximum d’efficacité.

 

A propos des remises de courant après une coupure d’électricité

Très souvent, après une coupure de courant, à priori suite à un défaut, l’opérateur a tendance à s’empresser de procéder à une remise, pour minimiser l’énergie non distribuée, sans pour autant avoir toutes les assurances que le défaut a disparu. Ceci peut être à l’origine de plusieurs remises répétées sans succès.

Ceci est une pratique à éviter.

Il convient avant chaque remise de circonscrire ce qui a occasionné la coupure, de régler le problème de manière effective, avant de procéder à une remise.

En effet, ceci peut éviter une remise sur un défaut, ce qui ne fait que solliciter durement les équipements, particulièrement les câbles, lesquels vieillissent prématurément, et deviennent de plus en plus vulnérables, devenant ainsi le siège de beaucoup plus de risques d’interruptions non désirées, pour un service qui doit être assuré 24 heures sur 24. D’une manière générale, les équipements de production, de transport et de distribution qui injectent sur un défaut violent subissent aussi des dommages qui, à la longue, les rendent de plus en plus vulnérables ; ce qui de facto, détériore les performances qu’on aurait pu espérer sur l’énergie non distribuée.

Par ailleurs, il convient de savoir que ceci porte préjudice aussi à la clientèle.

Chez les clients domestiques, on pourra noter une prépondérance d’appareils frigorifiques. Ceux-ci ont la particularité de fonctionner avec un compresseur mu par un moteur électrique, lequel demande un courant de démarrage relativement important.

L’opérateur, pour faire face à toutes les puissances agrégées de ces moteurs, aura à augmenter la fréquence, pour réussir son démarrage. De plus, ce moteur devrait vaincre la force opposée au compresseur qui doit faire monter un gaz dans le circuit de l’évaporateur en vue d’y être détendu. Ce gaz, en général, lors d’une coupure aura tendance à ne plus s’acheminer vers l’évaporateur où, avant d’y arriver, une force importante l’attend dans le détendeur, mais plutôt à procéder à un retour vers le compresseur. Une remise du courant à cette phase met le moteur à rude épreuve, car devant supporter le compresseur qui doit faire face à ce gaz qui descend. Ceci peut endommager le moteur et par conséquent le compresseur, rendant ainsi le frigo hors d’usage.

Ce préjudice est dur pour le client, qui en général subit le risque de perdre sa provision, ainsi que des dépenses supplémentaires pour la réparation.

Quant aux clients industriels, qui sont en général équipés de beaucoup de moteurs, le problème est encore beaucoup plus difficile. Ils le connaissent bien en général et cherchent à y remédier.

Ils risquent un courant de démarrage important, augmentant leur puissance appelée, laquelle est source de pénalisation pécuniaire à leur encontre, alors que leur responsabilité n’est pas engagée.

Ceux qui seront équipés d’appareils de délestage, leur permettant de différer la remise de chaque moteur, seront plus chanceux.

Tandis que pour les autres, un délai de remise un peu plus long, serait nécessaire, le temps de leur permettre  de couper leurs appareils, et de les remettre un à un, après le retour du courant.

Tout ceci peut être source de frustration dans un système où doit régner la concorde entre les différents acteurs.

Il serait donc meilleur, pour l’opérateur distributeur d’électricité, de circonscrire d’abord l’origine de la coupure, d’y remédier effectivement, avant de procéder à une remise du courant.

Ceci est certes plus bénéfique pour le client, mais également pour cet opérateur.

En effet, la remise du courant pourrait être facilitée à ce dernier, si la charge est allégée, ce qui lui permettrait de ménager ainsi ses moyens de production.

Cet acte serait plus économique et plus patriotique.

Cependant, le spectre de la pénalisation de l’énergie non distribuée pousse certains agents à remettre le courant vaille que vaille, et le plus rapidement possible, sans se soucier des inconvénients susceptibles d’être engagés dans ce processus.

Une formation à leur adresse serait ainsi nécessaire.

Le meilleur moyen de minimiser l’énergie non distribuée, est de faire une bonne maintenance, passant par une bonne conduite et une bonne surveillance des équipements, en évitant de leur demander plus qu’ils ne peuvent. Pour satisfaire correctement la demande, il convient alors de s’équiper en conséquence, en prenant en compte les périodes de maintenance, afin d’assurer un service continu 24 heures sur 24.

 

Pour une politique énergétique mieux adaptée au respect d’un environnement climatique sain

On se plaint beaucoup aujourd’hui des effets du changement climatique qui s’opère sous nos yeux, plutôt impuissant, parce qu’incapable d’un consensus pour une politique énergétique cohérente adaptée. Parce qu’aussi, mu par un égoïsme qui ne s’intéresse qu’à des intérêts propres.

C’est ainsi que l’énergie solaire dont la science et la technique ont longtemps été détenues par des communautés non assez dotées en rayonnement solaire, a mis du temps pour s’enrichir.

Aujourd’hui qu’elle le devient petit à petit, les balbutiements se manifestent encore par des hésitations pour une politique franche, devant mener vers une solution efficace.

Voilà que devant un tel contexte, l’Afrique se comporte comme une feuille, soumise plus ou moins au grès d’un vent, soufflant de tous les côtés. Et pourtant ses fils se réveillent petit à petit, mais assez gagnés par les séquelles d’un passé convainquant et puissant.

Cependant, il faudrait qu’elle sache qu’elle a beaucoup de chance, de changer la situation.

En effet, il convient de savoir que l’énergie solaire constitue un soulagement pour des pays ensoleillés comme l’Afrique, et que cette dernière devrait se mettre à l’œuvre pour son exploitation.

Dans le cas du Sénégal, on sait que depuis longtemps son développement a été plombé par une balance des paiements déficitaire, due essentiellement par une importation massive de produits pétroliers. La première politique qui devait enrayer cette situation avait été d’installer la SAR (Société Africaine de Raffinage), qui devait se charger d’importer le pétrole brut, et fabriquer les produits dérivés tels que l’essence, le gasoil, le fuel léger, le fuel lourd, etc.… . Et ceci devait se faire à moindre coût.

Mais voilà que cette politique, qui a été mal comprise par certains politiciens ayant, tout de même, une voix suivie, est aujourd’hui tombée à l’eau. C’est ainsi que la SAR est restée en léthargie, et l’on continue aujourd’hui à importer des produits pétroliers finis, et souvent de mauvaise qualité, comme si l’on ne voulait pas d’une amélioration de cette balance des paiements.

  • Est-ce de l’insouciance ?
  • Est-ce une politique voulue de ne pas favoriser le développement du Sénégal ?
  • Est-ce tout simplement de l’ignorance d’une économie mal dirigée ?
  • Est-ce aussi de l’égoïsme de politiciens dirigeants plutôt intéressés principalement par leur propre enrichissement ?

Les questions sont certainement multiples.

L’on devait peut-être se rendre compte que cette première politique devait non seulement être suivie, mais aussi complétée par une formation en métier du pétrole.

En effet, l’on pourra constater qu’un pays comme la France, qui n’a pas de pétrole dans son sous-sol, vend des produits finis à des pays africains, par le biais de sociétés comme Total, bien que celle-ci soit définie comme internationale.

L’on peut constater aussi qu’un pays comme le Congo, bien que riche en minerais de toute sorte, ne bénéficie pas assez de sa richesse.

  • Pourquoi ?
  • Ses fils ont-ils la formation requise ?
  • Qu’attendent-ils pour s’y mettre ?
  • L’Unité Africaine l’y a-t-il aidé ?

Aujourd’hui qu’on a découvert du pétrole au Sénégal, ceci ne devrait-il pas constituer une leçon ?

Mieux, on devrait aller au-delà. Le fait de s’accrocher sur le pétrole par son exploitation à outrance, devrait être dilué par le respect de l’environnement, en atténuant le caractère nocif de la pollution de ce dernier.

C’est ainsi que, doté par ailleurs d’un ensoleillement non négligeable, le Sénégal devrait éviter de se détourner d’une exploitation de l’énergie solaire, qui s’avère indispensable. On sait que cette exploitation serait quasi parfaite, si elle pouvait faire l’objet d’un stockage dans des batteries.

Celles-ci s’avérant chères, la porte ouverte vers une léthargie risque de s’ouvrir.

Il convient tout de même de faire un effort, de ne pas négliger ce potentiel solaire et de l’exploiter soigneusement, en parallèle avec le pétrole, qui devrait servir de moyen d’investissement pour une autosuffisance quasi-totale.

 

Ceci devrait se faire en trois étapes principales :

  1. Installer des usines de fabrique des batteries
  2. Installer des stations de recharge de batterie grâce au solaire
  3. Distribuer les batteries pour l’alimentation de nos diverses charges

Ceci pourrait ouvrir la porte à beaucoup de choses dont :

  • La fabrication de véhicules électriques, grues, genres fenwik, etc..
  • La fabrication de frigos mobiles
  • La fabrication de petits outillages électriques mobiles (perceuse, tournevis, etc…)
  • La fabrication de pompes solaires etc…
  • Etc…

MND

Combien devrait coûter le téléphone ? En réalité, la minute ne pourrait-elle pas coûter moins de 15 FCFA au Sénégal ?

  1. Comment est fabriqué le téléphone ?

Il convient d’abord de savoir comment est fabriqué le téléphone.

Si vous prenez deux petits haut-parleurs et que vous les joignez par deux fils, et qu’ensuite vous y connectez  une batterie, vous avez découvert le principe du téléphone.

Ce petit haut-parleur est un transformateur de la voix sonore en énergie magnétique, puis électrique, qui, avec l’autre haut-parleur, se retransforme en énergie sonore (vice-versa).

En effet, ce petit haut parleur peut à la fois jouer le rôle de microphone et d’écouteur, car le principe de fonctionnement est le même. (Encore qu’avec les microphones à condensateur, la transformation de la voix sonore peut passer par une énergie électrostatique, avant celle d’un état électrique.)

Bien entendu, ceci a été amélioré grâce à l’électronique, et aujourd’hui, l’informatique rend encore les choses beaucoup plus faciles.

Cela signifie tout simplement que le téléphone est un produit qui s’obtient grâce à une transformation de l’énergie électrique. Autrement dit, la matière première permettant de fabriquer du téléphone est l’électricité.

Toutefois, pour avoir suffisamment d’autonomie, les opérateurs téléphoniques vont stocker l’énergie électrique obtenue du distributeur d’énergie électrique dans des batteries. Mais leur source de production est la même que celle que vous utilisez pour vos usages domestiques d’électricité. Cela signifie tout simplement qu’ici au Sénégal, c’est la SENELEC qui produit cette énergie.

Encore que, quand cette énergie est utilisée en grande quantité, le prix du kWh peut baisser.

L’électronique a cette capacité de raffiner le courant électrique, et de faire avec, de multiples usages valorisants  comme la radio, la télévision, l’ordinateur, etc…

C’est la raison pour laquelle, elle a révolutionné la science et continue encore à le faire, par le biais de l’informatique, dont elle constitue la mère.

Ses produits ont la particularité d’être à la portée de tous, eu égard à la facilité d’obtention de sa matière première qui est du sable (le silicium), même si les premières parutions seront toujours chères, du fait de la recherche, le prix devant ensuite baisser en suivant la forme d’une fonction hyperbolique.

Son amortissement est en général rapide, eu égard à sa facilité de fabrication en grande quantité, une fois que la mise au point est assurée.

C’est grâce à cette électronique et à cette informatique, que le téléphone est aujourd’hui fabriqué à partir de l’électricité, la radio s’en mêlant pour la transmission, par le biais des ondes hertziennes,  avec l’ère des portables. Les performances s’améliorant davantage, et l’effet d’échelle jouant pour toucher de plus en plus d’abonnés, le prix du téléphone devrait baisser d’année en année, voire de mois en mois.

Encore que l’on semble oublier que le téléphone est un outil d’utilité publique, facteur de production, devant être fabriqué au moindre coût, pour permettre un développement fulgurant de l’économie.

Mais les dangers de la privatisation font que les marges qui en découlent, enrichissent démesurément les opérateurs, au détriment de l’économie, et de la population.

  1. Quelle marge sur la minute de téléphone ?

L’on verra que pour une utilisation d’énergie électrique d’environ 40 Millions de kWh, qui pourraient correspondre à moins de 4 Mds FCFA, (en considérant un prix moyen de 100 FCFA par kWh), on pourrait fabriquer plus de 9000 Millions de minutes de téléphone.

Vendues à une moyenne de 45 FCFA, ces minutes de téléphone vont donner lieu à un chiffre d’affaires de plus de 400 Milliards de FCFA.

Autrement dit, pour chaque kWh de la SENELEC, il est possible de fabriquer environ 225 minutes de téléphone. En faisant les rapports, on peut se rendre compte que les minutes de téléphone fabriquées avec un kWh acheté à environ 100 FCFA, sont revendues à la population sénégalaise, à plus de 10 000 FCFA.

En effet, ceci donne une marge après matière première de 10 000 %.

Le prix de revient correspondant à cette matière première pour une minute de téléphone serait d’environ 100/225, soit moins de 1 FCFA.

Une telle marge devient embarrassante, à tel enseigne que les justificatifs dans le compte d’exploitation risquent de faire apparaître des incompréhensions, pour un habillage en harmonie avec le système comptable SYSCOA.

Si le bénéfice net correspondant à une telle marge retombe à environ 30% du chiffre d’affaires, cela pourrait difficilement être du seul fait des dépenses habituellement connues comme :

  • Les frais d’exploitation et d’entretien ou de location de service
  • Les salaires
  • Les déplacements et autres frais généraux
  • Les amortissements d’immobilisations
  • Les impôts

Ainsi, pour remplir le gap permettant de baisser le bénéfice à un niveau non démesuré, les justificatifs en termes d’achats et consommations seront difficiles à comprendre, et risquent de biaiser le caractère proportionnel de la rubrique qui devrait normalement concerner cette matière première.

Par ailleurs, certes des réserves seront à prévoir dans la marge bénéficiaire. Bien entendu, il est permis aux sociétés d’utilité publique de faire des réserves pour faire face à d’éventuels aléas, mais reconductibles, et non à thésauriser.

L’on pourrait aussi comprendre qu’avec l’électronique, les immobilisations corporelles ou incorporelles pourraient être prépondérantes, et se traduire en amortissements élevés. Mais ceci devrait aussi, entraîner un rapide amortissement du matériel.

  • Le prix de la minute de téléphone ne devrait-il pas pouvoir baisser ?

Si on fait la comparaison avec une autre société d’utilité publique comme la SENELEC, on verra que la matière première qui est principalement du combustible thermique va représenter environ 65 % du chiffre d’affaires contre 1% ou bien moins.

Ceci va donner lieu à une marge après matière première qui ne sera que d’environ 35 % pour un chiffre d’affaires moins important. Cela n’empêchera pas à la SENELEC de payer, avec la valeur absolue, des frais d’exploitation et d’entretien ainsi que des salaires, déplacements, impôts etc. …, tout en prenant en compte les amortissements.

En fait le rendement de fabrication d’électricité avec du combustible fossile (plus répandu), est en général faible, (aux environs de30%), avec un prix très élevé de la matière première.

En outre, le prix de cession du kWh étant soumis à la loi du moindre coût, le prix de vente ne devrait jamais  dépasser le prix de revient après matière première, d’un montant cherchant à atteindre 100%. Selon la règle du moindre coût, tout surplus devrait se traduire en termes de réinvestissement pour l’extension et l’amélioration du service, ou en ristourne par une baisse des tarifs.

Pourquoi donc une société d’utilité publique faisant un chiffre d’affaires plus élevé, ne devrait-elle pas :

  • limiter ses dépenses à environ 35 ou 40 % (de ce chiffre d’affaires) ?
  • limiter son bénéfice à 30 % ?
  • prévoir une réserve de 10 % (reconductible) ?
  • et ristourner le reste (25 %) à la population en termes de réduction du coût de cession ?

La privatisation devrait-elle remettre en cause la cession au moindre coût, à la population,  d’un produit ou service d’utilité publique, bien que ce soit possible ?

  • Avec un prix de revient, après matière première, multiplié par 100 ou plus, dans la gestion d’une utilité publique, la régulation étatique devrait-elle rester indifférente ?
  • Avec des salaires pour expatriés (cf: rapport annuel 2014 de la Sonatel p114) dépassant ceux de la plupart des dirigeants de ce monde,  ( cf: http://www.businessinsider.com/salaries-of-13-major-world-leaders-2015-3, ou http://www.argentaire.com/2015/03/les-dirigeants-politiques-les-mieux.html),  car venant en deuxième position après celui de Singapour, et dépassant de plus de deux fois celui des USA, le téléphone ne devrait-il pas baisser son prix au Sénégal ?
  • Ne devrait-on pas se rendre compte qu’avec un tarif de 15 FCFA la minute, la Sonatel ferait, quand même, avec plus de 9000 Millions de minutes, un chiffre d’affaires de près de 150 Milliards, ce qui ferait plus de deux fois ses frais de personnel qui seraient les plus élevés au Sénégal, (près de deux fois ceux de la Senelec ou plus), avec un effectif moins important ?
  1. Conclusion

Ne devrait-on pas limiter la marge de l’opérateur téléphonique en le soumettant à un revenu maximum autorisé (RMA), quand il  est privé ?

Cela n’aurait-il pas plus de sens qu’avec la Senelec, qui,  en tant qu’étatique, aurait moins de motivation avec un tel outil ?

 

 

 

 

En attendant la fin des travaux de reprise du Pont Sénégal 92, une solution provisoire pour faciliter la mobilité entre Dakar et sa banlieue nord et baisser la souffrance de la population.

En attendant la fin des travaux de construction du pont de Sénégal 92 auprès du stade LSS, il conviendrait de trouver une solution provisoire à la situation difficile de la circulation dans cette zone, en vue de faciliter la mobilité des véhicules et permettre aux populations de vaquer assez librement à leurs occupations, sans autant de souffrance.

Cliquer pour une vue plus large
Cliquer sur chacune des images pour une vue plus large

Rond-Point provisoire côté Dispensaire Nabil Choucaire
Rond-Point provisoire côté Dispensaire Nabil Choucaire

Cette solution consiste à réaliser deux Ronds-points :

  • un du côté de Nabil Choucaire
  • un du côté du stade

comme indiqué dans les vues de Google Earth ci-contre.

Rond Point provisoire côté Stade LSS
Rond Point provisoire côté Stade LSS

Ces ronds-points devraient permettre de traverser cette route de l’Aéroport en attendant la fin des travaux.

Il faut noter que cette route de l’Aéroport avec son sens unique a séparé complètement les Parcelles Assainies et la banlieue nord du reste de la ville de Dakar. Ce seul pont en assurait la liaison. C’est donc à se demander s’il ne serait pas plus judicieux de penser à augmenter les traversées de cette route, en projetant d’autres ponts.

Mais en attendant, ces ronds-points provisoires devraient constituer un soulagement pour la population.

En outre ils ne seraient pas difficiles à réaliser.

Qu’en pensez-vous ?

La transversale Fas Boye- Méckhé-BabaGarage-Bambey-Fatick-Foundiougne¬-Fimela-K Samaba Dia¬Djiffer pour libérer et lancer le commerce entre le Cadior, le Baol, le Sine, et le Saloum.

Transversale FasBoy Méckhé Baba Garage Bambey Fatick Foundiougne K Samba  Dia Djiffer pour lancer le commerce entre les habitants de ces zones
Transversale FasBoy Méckhé Baba Garage Bambey Fatick Foundiougne K Samba Dia Djiffer pour lancer le commerce entre les habitants de ces zones

La Route Méckhé BabaGarage Bambey Fatick daterait de l’époque coloniale (1943). Ne serait-il pas temps de concrétiser un tel projet ?

Un témoin comme le vieux Modou Kane plus connu dans son village de Sine Lèye Kane sous le nom Modou Abdou Ngoné Kane fera même remarquer que les responsables du projet à l’époque avaient pour noms Messieurs Mollet et Fouad.

Serigne Modou Kane Notable aux Parcelles assainies mandataire de plusieurs Khalifs Généraux de Touba à Dakar depuis Serigne Abdoul Ahad Mbacké.
Serigne Modou Kane, Notable aux Parcelles assainies mandataire de plusieurs Khalifs Généraux de Touba à Dakar depuis Serigne Abdoul Ahad Mbacké.

Selon lui, le projet n’avait pas manqué d’être marqué par une implication des chefs de Canton de l’époque tels que :

  • Baye Ndongo Fall chef de Canton de Baba Garage et keur Samba Kane
  • Ibra Déguène Diop chef de Canton de Koule Khandang
  • Massambe Arame Diop chef de Canton de Pékesse
  • Kouli chef de Canton de Niakhène
  • KonkoBa chef de Canton de Touba Toul

On peut noter que les premières routes étant faite de branchages, brindilles et de pailles, la main d’œuvre était quasi locale.

On peut penser que le colon réalisait ses voies de communication dans un but notamment commercial, en fonction de la situation des produits dont il avait besoin, tels que l’arachide à l’intérieur du pays, mais en informant certainement largement les autorités locales.

Mais au-delà de ces considérations, il convient de noter que cette route à beaucoup d’avantages.

Elle va desservir beaucoup de villages comme :

  • Keri
  • Touba kane
  • Darou seye
  • Sine Leye Kane
  • Gandek
  • Baba Garage ancien point de vente de l’arachide
  • Thièpe
  • Ndiom Gaye
  • etc..

Ces villages invisibles à partir des routes nationales vont pouvoir être accessibles et présenter leur production souvent insoupçonnée à des points de vente comme Méckhé, Bambey et  Fatick et y rencontrer des acheteurs.

Par ailleurs, si une ligne électrique Moyenne Tension dessert cette route jusqu’à Baba Garage, en alimentant en électricité les villages rencontrés, le développement économique et commercial n’en sera que mieux portant.

  • Une ville comme Méckhé va pouvoir renforcer son caractère marchand pour les produits des villages environnants. Elle pourra échanger ses chaussures avec des produits halieutiques du Sine et du Saloum. Un village comme Gandek qui semble-t-il, est spécialisé dans la culture de la pomme de terre va pouvoir être mieux connu.
  • Le village de Baba Garage, carrefour célèbre dans le temps, à la frontière du Cadior et du Baol, devenu inconnu par suite de son enclavement, va pouvoir exhiber sa notoriété d’ancien point de vente de l’arachide.
  • Une ville comme Fatick va également en profiter en pouvant échanger avec Méckhé, et pourquoi pas vendre dans sa région les chaussures faites dans cette ville. C’est ainsi que si on prolonge la route de Fatick à Joal et Djiffer à partir de l’embarcadère de Foundiougne, cela va permettre aux villages du Cadior et Baol, desservis par cette route d’être approvisionnés en produits halieutiques (frais ou secs), en échange de leurs produits propres, tels que les mangues et produits maraîchers.
  • De même, si on complète le projet par un pont entre Fatick et Foundiougne, la commercialisation des produits halieutiques pourra davantage connaître un essor.

    Ce pont devait être fait depuis longtemps pour une bonne intégration de  Foundiougne ainsi que d'une bonne partie du Saloum dans les échanges commerciaux du pays. Ce pont pourrait certainement être réalisé en BOOT.
    Ce pont devait être fait depuis longtemps pour une bonne intégration de Foundiougne ainsi que d’une bonne partie du Saloum dans les échanges commerciaux du pays. Ce pont pourrait certainement être réalisé en BOOT.

Fatick pourra devenir un centre d’échange et en profiter pour construire des chambres frigorifiques qui lui permettront de faire de la plus value sur ces produits qui pourront être vendus :

  • aux voyageurs empruntant la nationale 1 qui passe devant elle,
  • ainsi qu’à ceux qui vont sur la nationale 3 au niveau de Bambey
  • et également à ceux qui vont sur la nationale 2 au niveau de Méckhé.

Fatick aura aussi l’avantage d’être un véritable carrefour, lui permettant d’héberger des voyageurs voulant aller sur la côte sud pour chercher des produits halieutiques secs (poissons fumés, coquillages, etc … ) et retourner pour les vendre :

  • à Bambey sur la nationale 3 et pourquoi pas jusqu’à Diourbel et Touba.
  • Et à Méckhé sur la nationale 2

De même, Bambey et Méckhé vont pouvoir renforcer leur état de carrefour et pouvoir se doter de chambres froides.

Il en sera de même pour Baba Garage qui, en tant qu’ancien carrefour, va pouvoir renaître et desservir les villages environnants.

Si l’on fait la jonction Méckhé-FasBoye-Mboro, l’approvisionnement en poisson de la zone Cayorienne de Méckhé va pouvoir être renforcé. De même, les mangues et produits maraîchers de Mboro pourront être distribués dans le marché de Méckhé et à Fatick.

Ainsi, les populations du Cayor, du Baol, du Sine et du Saloum vont pouvoir se rapprocher davantage et intensifier leurs échanges commerciaux, ce qui aura certainement une répercussion sur la balance des paiements du pays.

Il convient enfin de noter que cette longue route est déjà faite en partie. Les tronçons suivants sont déjà réalisés :

  • Bambey-Fatick
  • Fatick – Embarcadère de Foundiougne

Donc, il ne resterait plus à faire que les tronçons :

  • Méckhé-Baba Garage-Bambey
  • Embarcadère de Foundiougne-Fimela-Keur Samba Dia-Djiffer

Pour renforcer la mobilité dans la zone, il conviendrait de faire également les tronçons suivants :

  • Baba Garage Embranchement Dinguiraye-Thilmakha
  • Baba Garage-Touba Toul

Dans la foulée, le bitumage de la route entre Joal et Djiffer sera d’un grand  apport.

Il serait important de bitumer la route Joal-Keur Samba Dia-Djiffer.
Il serait important de bitumer la route Joal-Keur Samba Dia-Djiffer.

Djiffer : cette presqu'île a abrité une mine de titane. On s'y approvisionne actuellement en produits halieutiques secs (poissons fumés, coquillages etc...).
Djiffer : cette presqu’île a abrité une mine de titane. On s’y approvisionne actuellement en produits halieutiques secs (poissons fumés, coquillages etc…).

Une telle mobilité ne devrait pas manquer de renforcer l’essor commercial de cette zone.

La problématique de la Régulation des secteurs d’utilité publique au Sénégal : Electricité et Téléphone

Quand on parle de régulation au Sénégal, cela concerne deux secteurs essentiels : l’électricité et le téléphone.

Il s’agit de secteurs d’utilité publique indispensables, dont pratiquement toute la population a besoin d’une manière égale, et qui devaient être gérés par l’Etat, c’est –à- dire, au nom et pour le compte de la population.

En tant que tels, appartenant à la population et étant payés par celle-ci, les services correspondants ne devaient faire l’objet d’aucun bénéfice, sinon une réserve pour aléas, à reconduire à l’identique si elle n’est pas consommée, en prévision d’éventuelles difficultés.

Mieux, ils devaient être confiés à des mains expertes et patriotiques, capables de les gérer au moindre coût, c’est-à-dire, pour que leur coût soit le plus bas possible, en vue de leur permettre de jouer un rôle de levier pour le développement de l’économie.

Le coût de vente devait ainsi faire l’objet des charges, ainsi que d’une marge limitée, devant servir de réserve tout au plus, tout surplus devant être lié à des mécanismes aboutissant à son reversement dans les caisses de l’Etat, pour un recyclage à l’intérieur du pays dans les secteurs moins favorisés, de façon à maintenir la progression synchronisée de l’ensemble de l’économie. Par ailleurs, la masse d’argent relative à ces deux secteurs étant importante, son recyclage perpétuel devait constituer une obligation en vue d’éviter autant que possible toute déperdition vers l’extérieur pouvant porter préjudice à la progression de l’économie.

Ainsi, ces deux secteurs devaient être des leviers économiques puissants, en ne constituant pas une préoccupation, ni pour la population, ni pour l’entreprenariat, ce dernier constituant le moyen fondamental effectif d’enrichissement d’un pays. Cet entreprenariat devait alors être suffisamment à l’aise avec l’électricité et le téléphone,  tout en étant à la portée de tous, de façon à pouvoir connaître un développement fulgurant. Par conséquent, un bond en avant de l’économie, était alors attendu.

Mais voilà que dans le cadre de l’ajustement structurel, il était retenu de privatiser ces deux secteurs.

Dès lors, pour que ces services publics continuent à répondre à leurs objectifs fondamentaux, à savoir, être gérés au moindre coût pour jouer leur rôle de levier économique, tout en étant entre les mains d’un privé plutôt soucieux de faire le maximum de bénéfice, il fallait un organe de régulation.

Le rôle de ce dernier devait alors être de combiner deux antagonismes :

  • D’une part une utilité publique dont le service doit être cédé à la population au moindre coût pour lui permettre de jouer son rôle de levier dans l’économie du pays,
  • D’autre part un opérateur économique désireux de faire un maximum de bénéfice à empocher.

Cette régulation devait donc veiller à ce que les marges bénéficiaires soient maîtrisées, tout en étant acceptables pour l’Opérateur, pour un prix de cession à la population favorisant autant que possible cet effet de levier cité plus haut, en vue d’un fort développement de l’entreprenariat qui a besoin essentiellement du téléphone et de l’électricité.

Cette privatisation semble avoir fait échec avec l’électricité, tandis qu’avec le téléphone, elle semble avoir fait l’objet d’une « réussite ».

Pour l’électricité, les délestages qu’on voulait faire disparaître continuaient de plus belle, alors que l’Opérateur ne faisait pas les investissements prévus, profitant plutôt de la situation pour un maximum de gain, la régulation ne semblant pas avoir réussi à lui faire respecter les objectifs fixés.

Pendant ce temps, avec le téléphone, les choses semblaient plus faciles, car des bénéfices énormes sont annoncés.

Il en a résulté que l’électricité, à savoir la Senelec, a cessé d’être privatisée, tout en continuant d’être régulée.

De l’autre côté, le téléphone reste toujours privatisé avec une « régulation » qui le laisse libre d’avoir des bénéfices énormes, donc sans une gestion au moindre coût, et par conséquent, apparemment sans souci pour son rôle de levier pour l’économie.

Le paradoxe est ainsi donc que l’électricité, qui n’est plus privatisée, continue d’être régulée, tandis que le téléphone reste privatisé, sans être véritablement régulé.

Il convient de savoir que les secteurs de l’électricité et du téléphone sont des mangeurs de richesses, qui absorbent petit à petit, le peu de ressources financières se trouvant entre les mains de la population, et provenant des entreprises créatrices de richesses. Ainsi au lieu de créer de la croissance, ils en consomment plutôt. S’ils ne sont pas régulés, pour être cédés au moindre coût et servir de levier, ces entreprises créatrices de richesses seront insuffisamment à l’aise avec l’électricité et le téléphone, et ne pourront ni grandir, ni être nombreuses, et à la longue, elles vont s’essouffler et finir par s’arrêter.

Or, ce sont ces entreprises là qui constituent les sources de richesses du pays et qui nourrissent ces secteurs. De ce fait, si ces derniers sont bien portants alors que les entreprises qui leur ont permis de l’être souffrent, cela signifie qu’ils n’ont pas joué leur rôle de levier pour le développement économique du pays. C’est la raison pour laquelle, on doit veiller à ce que, non seulement la masse d’argent relative à ces deux secteurs reste et circule à l’intérieur du pays, mais encore, que leurs prix de cession soit au moindre coût pour stimuler le développement de l’économie.

Cependant, à défaut de régulation, le téléphone va grandir à vue d’œil, tout tranquillement, absorbant les richesses de la population, sans pour autant jouer son rôle de levier économique, faisant croire à une bonne gestion, tandis que les entreprises créatrices de richesses vont disparaître petit à petit.

Mais au-delà de tout cela, il convient de savoir que le téléphone se trouve être un service dont le coût de revient est naturellement faible. Or, il est vendu à la population avec une marge bénéficiaire exorbitante. Sa matière première est de l’électricité qui lui est vendue par kilowattheure (1000 watts pendant une heure), lui revenant à une valeur plutôt faible, tandis que ses unités de vente (qui consommeront peu de watts, bien que le rendement soit toutefois très faible) sont livrées par minute, avec des tarifs peu éloignés. Faire un chiffre d’affaire énorme avec un tel dispositif ne devrait alors pas être difficile. Il conviendrait que le prix de revient réel soit divulgué, face au tarif appliqué, pour qu’on s’en aperçoive. On se rendra compte que le coût de la matière première est apparemment plutôt absent dans les comptes, parce que ridiculement faible devant le prix de vente. De surcroît, tous les moyens semblent bons pour l’Opérateur pour faire le maximum de bénéfice, y compris certaines erreurs au préjudice de l’abonné et toutes les autres anomalies longtemps décriées en vain par la population.

On croit alors avoir fait du bon travail avec le téléphone qui grandit comme un fleuron, alors qu’en réalité, on est entrain de plomber le développement de l’économie du pays.

Quant à l’électricité, elle se heurte à une production à partir d’une matière première constituée d’un combustible importé et cher, sur lequel on n’a très peu de maîtrise, donc avec des frais d’exploitation consommant l’essentiel du chiffre d’affaires. Elle va voir son coût renchérir, et réalisera difficilement son équilibre financier, les pertes techniques et non techniques constituant par ailleurs un handicap sérieux. Il conviendrait que ces pertes soient maîtrisées, et que la politique visant à se tourner vers le solaire, et dont le cadre réglementaire est déjà en place, soit enfin appliquée.

Malgré tout, l’électricité subit une régulation, consistant à lui imposer un revenu maximum autorisé (RMA), qui aurait pu avoir un sens si elle était complètement privatisée.

En effet, le fondement du RMA repose sur le principe cité plus haut.

La stratégie va alors consister à s’appuyer sur une évaluation des charges admissibles pour la définition d’un prix de revient normal, et autoriser une marge bénéficiaire ou réserve mais en la plafonnant, c’est-à dire en fixant le tarif pour limiter le chiffre d’affaires, de façon à ce que l’Opérateur n’ait plus comme moyen d’augmenter sa marge que la baisse de ses charges, donc en faisant des performances concrètes améliorant son rendement.

Dès lors, en tant que privé, désirant à priori, faire un maximum de marge bénéficiaire, l’Opérateur devrait s’atteler à s’organiser en conséquence pour maîtriser ses charges, et est alors obligé de faire tout son possible pour les faire baisser.

Ceci est logique quand l’Opérateur est privé. Mais si l’Opérateur est l’Etat, la motivation n’est plus d’actualité. Comment pourrait-on le motiver ou le sanctionner ?

Tout compte fait, le résultat est que l’économie sénégalaise est actuellement à ce jour mal réglée, car l’électricité et le téléphone ne jouent pas vraiment leur rôle de levier pour l’économie.

La croissance est de facto plombée, sans que les causes soient perceptibles, car elle est en partie mangée par ces deux secteurs.

Il conviendrait alors d’une autre méthode de régulation jouant sur une motivation liée à la baisse des charges ainsi que des pertes techniques et non techniques.

Pour ce faire, il serait utile d’abord de déceler le prix de revient unitaire réel théorique, aussi bien pour le téléphone que l’électricité, et de fixer des marges de réserve ne devant pas en dépasser un certain pourcentage, avec un mécanisme de motivation basé sur l’amélioration du rendement.

Les travaux de réfection de la route “Tally Ndiaga Mbaye” enfin débutés à Cambérène.

P08-05-15_13.03[1]En effet, les travaux de cette route qu’on attendait depuis 2014 viennent de débuter,  apparemment depuis ce 27 avril 2015.

Les engins ont commencé à gratter cette route en grande partie ensablée, découvrant la faible épaisseur de la couche bitumée de la première réalisation.

Quelle était l’épaisseur prévue par le contrat ?

Pourvu que, cette fois-ci, une épaisseur correcte ait été prévue dans le contrat et qu’elle fasse l’objet d’une réalisation effective, surveillée par un contrôle responsable. La maîtrise d’œuvre y veillera peut être.

Pourvu également que l’entretien soit prévu, pour que cette route puisse garder sa qualité de réception pendant longtemps, ainsi que toutes les autres routes.

Mais au-delà de tout cela, il conviendrait aussi que le chantier prenne en compte les désagréments qu’il peut causer à la population :

1.       A ceux qui passaient par cette route pour aller dans d’autres lieux

2.       A ceux qui habitent la zone et qui devraient continuer, malgré tout, à vaquer à leurs occupations et rejoindre leur domicile, à leur retour.

Si le chantier porte préjudice, eu égard à sa durée, à la mobilité de cette population, cela aurait un impact négatif que l’étude environnementale n’aurait peut être pas prévu, et que l’entrepreneur ne devrait pas négliger.

Dans de tels chantiers où une route assez longue est concernée en zone urbaine, (même si cela ne fait qu’environ 1 km),  il conviendrait d’aménager au niveau des intersections avec les rues transversales, des passages provisoires qui pourraient alors être empruntés suite aux éventuels contournements rendus nécessaires. Ces intersections pourraient même faire l’objet d’amorces pour le futur bitumage de ces voies transversales.

Il conviendrait également de mettre en place des signalisations préventives, évitant aux éventuels automobilistes de s’engouffrer dans des impasses.

D’une manière générale, l’imagination est requise pour des alternatifs permettant à la population de subir le moins de préjudice possible, pour un bon déroulement du projet dans son ensemble, eu égard à son environnement.

D’où l’importance des études environnementales, préalables à la mise en œuvre, qui devraient faire des recommandations dans ce sens, la poussière et le bruit n’étant pas les seuls inconvénients.

·         Est-ce que ces études ont été faites ?

·         A quoi elles ont servi ?

·         Sont-elles tout simplement gardées dans des tiroirs ?

Il est important de savoir que les études d’impact environnemental ne servent pas uniquement à plaire au bailleur de fonds. Ces études concernent en général, trois aspects fondamentaux :

1.       L’aspect social sur les humains

2.       L’aspect flore et milieu naturel

3.       L’aspect faune

Les impacts relatifs à ces différents aspects doivent faire l’objet d’une analyse, ainsi que d’une proposition de solution atténuant autant que possible leurs caractères négatifs, pendant et après le chantier.

Bien entendu, eu égard au fait que ce chantier se trouve en zone urbaine, c’est le premier aspect qui prédominerait.

Note : Les travaux sont en fait terminés avant la cérémonie de commémoration de ce 135 ème Appel de Seydina Limamou Laye, ce mardi 19 mai 2015.
Une performance pour l’Entrepreneur dans le respect des délais. En fait, on pensait que les travaux devaient attendre cette cérémonie pour ne pas perturber la mobilité de la population pendant cette période.

Finalement la disponibilité de cette route avant cette date a été d’un grand apport.

La nouvelle route a fait l’objet de la satisfaction de la population

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On peut penser que le pavage des trottoirs va suivre.

Il convient également que la Mairie s’approprie l’entretien de cette route en le confiant aux jeunes du quartier, en les aidant à s’équiper du matériel nécessaire.

Par ailleurs, les voies transversales auraient pu faire l’objet d’amorces sur quelques mètres. On peut également espérer que la couche bitumée respecte l’épaisseur prévu au contrat. Une vérification édifierait. Enfin il est à souhaiter que les grilles d’évacuation des eaux de pluie soient suffisamment efficaces quand l’hivernage se présentera.
Note : Malheureusement, ce qui était redouté est arrivé.

Les Assurances pour automobiles, ne devraient-elles pas s’impliquer dans la sécurité routière ?

Les assurances pour automobiles sont obligatoires.

Pourquoi ?

En effet, les risques d’accident sont toujours là. Dans un tel contexte où quelqu’un peut faire subir à un autre un préjudice, il serait souhaitable qu’il puisse y avoir réparation.

Compte tenu de tout cela, un système d’assurance pour automobiles, qui s’engage pour permettre à chacun de pouvoir répondre à une telle situation, est naturellement bienvenu.

Comment fonctionne l’assurance ?

Eh bien, une assurance fonctionne avec la cotisation des clients tout simplement. Ceux-ci y déposent à priori, périodiquement des sommes qui forment une masse d’argent à partir de laquelle, les agents de cette assurance puiseront leurs frais de fonctionnement, mais également une réserve pour aléas, utilisable en cas de sinistre survenant auprès d’un client, en tablant sur le fait que la probabilité correspondante sera faible.

Compte tenu de cela, les assurances devraient beaucoup faire preuve de diligence, pour réparer les sinistres des clients concernés. Cependant, il est difficile d’être satisfait quand on est confronté à un pareil cas. Il est donc temps que ces assurances revoient leur stratégie pour mieux répondre aux besoins pour lesquels on a institué leur existence, en rendant obligatoire une souscription à leurs prestations.

Ce caractère obligatoire, qui fait qu’on cherche à ne pas avoir affaire aux agents de police ou de gendarmerie chargé du contrôle de la circulation routière, ne devrait guère constituer une source d’argent facile. Et ceci est renforcé par le fait que quand on quitte une assurance sans y avoir commis un quelconque sinistre, on le fait les mains vides, sans aucune ristourne, si ce n’est une baisse de cotisation appelée bonus, sans importance significative, et dont on peut bénéficier, à l’état de client actif.

Il serait donc bon que ces assurances sachent qu’elles ont des obligations assez nombreuses que beaucoup ignorent, mais qui sont effectives. Il conviendrait qu’elles s’acquittent d’un devoir d’intervention donnant satisfaction à leurs clients, pour mériter qu’on leur confie des sommes d’argent importantes. Par ailleurs, au lieu de se contenter d’arguments pour payer le moins possible en cas de sinistre, ne feraient-elles pas mieux de s’investir pour qu’il y ait le moins de sinistres possibles.

En effet, il serait tout à fait normal qu’un cabinet d’assurance se lève pour alerter les autorités étatiques sur une dégradation de la route pouvant entraîner un accident, ou sur une mauvaise signalisation routière. Mieux, une assurance pourrait même aller jusqu’à proposer des signalisations routières dans un endroit jugé opportun, et donner son avis sur la qualité de la sécurité routière, que ce soit sur une route en projet, ou une route existante.

Peut être que si ce rôle était joué, on verrait moins de routes dégradées, et moins d’accidents.

Il conviendrait donc qu’elles fassent preuve de compréhension et par conséquent de diligence.

En effet, elles ne devraient pas ignorer que le rôle d’assurance peut être joué par les automobilistes eux-mêmes, qui peuvent s’organiser en mutuelle pour disposer d’une réserve leur permettant de s’acquitter de cette tâche.

Dans ce cas, s’il n’y a pas de sinistre, leur réserve s’enrichit et reste leur propriété. Ils peuvent, à la longue, se doter d’un capital suffisant pour leur permettre :

  • De disposer de garages pour les dégâts matériels
  • D’hôpitaux pour les soins nécessaires aux accidentés
  • De moyens d’intervention rapides en cas d’accident, comme des ambulances héliportées et autres.

Ils pourront ainsi s’organiser pour être en relation avec la météo pour alerter sur les routes pouvant être source de danger, et saisir les autorités étatiques en cas de besoin.

Une assurance doit vraisemblablement veiller sur la sécurité de ses abonnés avant, pendant et après un éventuel sinistre.