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A propos de BOOT

INTRODUCTION

Voilà un terme actuellement dans l’usage, pour désigner une forme de financement dans la quelle on fait intervenir le secteur privé (BOOT).

Il s’agit d’une abréviation anglaise signifiant «Build Own Operate Transfer ». Ce qui se traduit textuellement en termes français par « Construire Soi-même Exploiter et Transférer ».

Autrement dit, il s’agit pour un privé, en accord avec un Maître d’Ouvrage, commanditaire, de réaliser par ses propres moyens un projet, de l’exploiter ensuite en vendant le produit ou le service à qui de droit, et de le lui transférer après une certaine période.

En fait c’est ce Maître d’Ouvrage qui aurait du se charger de cette réalisation ainsi que de cette exploitation qui sont ses prérogatives, mais faute des moyens financiers, ou par suite d’autres raisons, il demande alors à un privé de le faire à sa place. Ainsi ce dernier exploite le projet et empoche les retombées pendant un certain temps lui permettant de récupérer son dû, ainsi que son bénéfice, pour lui en laisser ensuite la continuation. Il peut aussi exploiter le projet pour lui revendre le produit ou le service suivant des clauses bien définies entre eux.

Ainsi ce BOOT peut se présenter sous différentes formes dont la plus courante se passe entre un Etat et un privé, pour la réalisation d’une utilité publique, comme une centrale électrique pour la société nationale d’électricité, une route, un aéroport etc.….

Cependant, il s’agit d’une forme de contrat assez ardue, demandant beaucoup d’expérience et de compétence de part et d’autre, car souvent source de difficultés lourdes de conséquences pour la partie imprudente qui est généralement le Maître de l’Ouvrage.

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Lettre ouverte aux défenseurs des droits de l’homme et aux défenseurs des consommateurs

Mesdames, Messieurs,

Eu égard  à votre engagement reconnu, dans la lutte pour la défense des droits de l’homme, je prends l’initiative de vous saisir pour un problème dont je juge la solution fondamentale, pour notre développement économique et social.

En effet, il s’avère important de savoir qu’une bonne exploitation de notre Constitution est essentielle, pour pouvoir tendre vers un vrai développement économique et social.

Il convient alors de savoir que la Constitution donne une place importante au travail, et à l’homme qui le fait, et ainsi qu’au résultat attendu dont il doit sentir l’effet, par son développement propre et celui de son pays.

Le développement est le fruit d’un travail. Or, le travail ne peut être fait que par l’homme.

Il est donc primordial que cet homme soit bien préparé pour ce travail.

Pour ce faire, il faudrait qu’il soit bien formé, bien informé sur ses droits et obligations, et qu’il soit bien encadré pour pouvoir les mettre en œuvre.

Ceci peut faire référence à la liberté contractuelle et à la liberté d’entreprendre, que la révolution de 1789 a utilisées comme base, et je pense qu’il ne serait pas faux de dire que cela a permis la révolution industrielle en Europe, socle qui a permis à l’Occident d’être à l’état de développement économique auquel il se trouve aujourd’hui.

Il se trouve que la Constitution française a mis cela en avant, la nôtre lui ayant emboîté le pas, puisque l’ayant prise en référence. Il conviendrait cependant qu’une meilleure exploitation soit entreprise, pour un meilleur bénéfice sur ces libertés et droits, garantis par notre Constitution dans son article 8 à chaque sénégalais, et dont notamment :

  •  la liberté d’entreprendre,
  •  le droit au travail,
  •  le droit à la santé,
  •  le droit à un environnement sain

Ceci pris en compte, suite au caractère sacré de la vie humaine évoquée à l’article 7, une meilleure gestion de nos services publics est à viser, pour un meilleur bénéfice au profit de la population, la Constitution nous en garantissant un égal accès, comme proclamé dans le préambule.

Cependant, il s’avère impératif, qu’un droit à l’accès, soit d’abord un préalable.

En font partie, les utilités publiques que sont l’eau, l’électricité, le téléphone, les moyens de déplacement de masse, qui revêtent un caractère social, par suite de leur aspect de sécurité et de bien-être, dont l’homme aura besoin toute sa vie. Mais ces utilités publiques sont aussi des outils fondamentaux, pour pouvoir participer au développement économique de notre pays. De nos jours, sans elles, le travail ne saurait être efficient. Par conséquent, il est un droit pour chaque sénégalais, d’en disposer pour participer à l’œuvre de construction du pays.

Enfin elles constituent des biens collectifs, que nul n’a le droit de s’approprier à son profit.

Il s’en suit le devoir de les mettre à la disposition de l’homme, apte de corps et d’esprit, pour lui permettre de travailler, mais également quand il est confronté à une quelconque inaptitude l’en empêchant.

C’est ainsi que le préambule de la Constitution française, base de la nôtre, a bien raison d’en exprimer clairement les fondements, notamment en ses points 5, 9, 10 et 11 :

5. Chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé, dans son travail ou son emploi, en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances.

9. Tout bien, toute entreprise, dont l’exploitation a ou acquiert les caractères d’un service public national ou d’un monopole de fait doit devenir la propriété de la collectivité.

10. La Nation assure à l’individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement

11. Elle garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de travailler, a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence.

Notre Constitution aurait certainement dit la même chose, peut être avec des termes différents. Nous devrions cependant en comprendre la philosophie, et l’exploiter au maximum, pour un bénéfice plus palpable au profit de la population.

Il devrait être évident de se rendre compte, que le fait de faire en sorte que chaque sénégalais puissent jouir de ces utilités publiques dans la liberté, facilite le travail dans le pays, et par conséquent le développement économique et la paix sociale.

Il se trouve cependant, que par suite d’une certaine « incapacité » de notre Etat à les gérer, on a eu tendance à les privatiser, et finalement à leur donner un caractère privé.

Or, l’on sait que l’individu est par essence égoïste, et ne cherche que son profit. Par conséquent, avec une telle solution, des dérapages peuvent être à craindre. Dès lors, l’accès et la jouissance attendus de ces utilités publiques, ne risquent-t-il pas d’être compromis ?

En effet, une bonne frange de la population éprouve d’énormes difficultés à jouir convenablement des services de l’eau, de l’électricité (bien que celle-ci ait échappé à la privatisation), et du téléphone, du fait de difficultés de paiement débouchant sur des menaces de coupure de la fourniture et par conséquent, la mettant dans un état de stress préoccupant. Ceci pourrait certainement les diriger vers la fraude par tous les moyens.

En effet la première facture est suivie, après le délai accordé, de celle de la coupure, avec l’exigence de la payer, par l’envoi d’agents souvent peu respectueux des droits de l’homme, et pouvant faire usage d’intimidation, voire de harcèlement, surtout quand on ne trouve dans le domicile que des femmes.

Il faudrait que cela cesse.

D’ailleurs les bases de ces frais de coupure devraient être revues.

La SDE (Sénégalaise des Eaux) réclame 8235  CFA de frais de coupure, (définis sur une base peut-être unilatérale que beaucoup ne connaissent pas), même si le montant redevable est bien inférieur à cette somme.

En vertu de quoi ?

Or, le but recherché est tout simplement de dissuader le client à payer. Si ce dernier consent à le faire bien que pouvant être dans des difficultés, pourquoi le faire souffrir davantage ?

Par ailleurs, l’on demande souvent au client de verser une avance sur consommation que la société chargée du service garde par devers elle. Pourquoi alors le torturer pour des montants inférieurs, alors qu’on garde son argent ?

Il convient de rétablir, autant que faire-ce-peut, les équilibres, pour moins de stress à la population, et un meilleur accès à ces infrastructures de base d’intérêt général, aux fins d’une meilleure disponibilité du travail dans le pays.

Pour cela, il y a lieu de baisser la souffrance des clients par une révision de la façon dont le service public est géré.

Ne pourrait-on pas s’inspirer de l’exemple français qui a mis sur pied une unité chargée de veiller sur les droits de sa population face au service public, pour la protéger, et traitant entre autres, les factures impayées relatives à ces infrastructures de base ?

Vous voudrez bien trouver en annexe une page du site internet traitant ces questions. (https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F20055)

L’on y remarquera :

  • Que deux avertissements sont donnés au client avant d’entamer une procédure de coupure
  • Qu’on aidera même l’intéressé à s’adresser à des Fonds de solidarité comme le FSL (Fonds de Solidarité Logement) pour un soutien

Ceci serait vraisemblablement plus conforme au respect des droits de l’homme.

Pourquoi ne ferions-nous pas de même ?

Ce système français ira même jusqu’à interdire formellement la coupure d’eau dans un ménage, même avec des impayés, suite à la loi Brottes de 2013. L’on peut même constater que cette loi aurait condamné deux fournisseurs pour avoir coupé l’eau à des ménages, bien qu’avec des impayés.

Il serait souhaitable que les lois qui ont permis ce système puissent être mises en place dans notre pays, d’autant plus que notre Constitution défendrait les mêmes droits et libertés, y compris toutefois, toutes les dispositions nécessaires pour éviter des abus.

En effet, d’autres moyens devraient exister pour permettre à un fournisseur de récupérer son dû.

On peut noter le prélèvement étalé sur salaire auprès de l’employeur, et bien d’autres solutions à trouver à l’amiable.

Or, en privant quelqu’un d’eau, on l’exclut moralement de la société, tandis que sa santé est exposée à des risques. (L’on ne doit pas oublier que le fournisseur agit en exclusivité). Et si une épidémie en découle, n’est-ce pas des frais plus importants pour la Collectivité ?

Devrait-on oublier que ces utilités publiques qui, en réalité, appartiennent à la population devraient être gérées au moindre coût ? Ce terme qui est très important, semble ignoré, ou tout simplement méconnu, alors qu’il devrait régir le service public.

S’il devait y avoir une marge bénéficiaire à consommer, elle aurait du appartenir à la population.

Or, comme c’est elle qui paye le produit, quoi de plus simple que de baisser le prix ou de financer ses autres priorités avec le surplus ?

Pourquoi laisser des privés s’en emparer tout en faisant le maximum pour s’enrichir davantage ?

La marge bénéficiaire est prohibée dans une utilité publique, voire immorale, si elle est empochée exclusivement par quelques privilégiés. Il s’agit d’une propriété de toute la Collectivité, et non de quelques individus.

On peut y accepter toutefois une réserve pour d’éventuels aléas. Mais cela devrait représenter un certain pourcentage, reconductible s’il n’y a pas d’aléas.

C’est la raison pour laquelle, il est naturel de devoir comprendre l’obligation de les gérer au moindre coût, pour faciliter leur accessibilité, et permettre à toutes les couches de la population de travailler avec. C’est cela qui pourrait leur donner leur rôle de levier puissant pour booster tous les secteurs de l’économie.

Cela signifie tout simplement, que loin de pouvoir créer de la richesse, les utilités publiques peuvent être de puissants leviers pour aider les autres secteurs notamment primaires et secondaires à le faire au bénéfice de l’économie du pays, et en retour les supporter, ceci devant permettre un bouclage stable et solidaire du système.

Logiquement, si le système est bien ficelé, le coût de revient devrait baisser quand le nombre d’abonnés augmente (ou la consommation), tant que cette augmentation est supportable par les investissements en cours, tandis que le PIB (Produit Intérieur Brut) devrait augmenter, parce que la population a la latitude de travailler constamment en toute liberté.

Cependant, le caractère privé de la gestion risque d’occulter de telles dispositions, en ne s’intéressant qu’à son profit.

Le meilleur gestionnaire d’une utilité publique sera celui qui le fera avec le maximum de qualité, en cherchant à baisser autant que possible ses charges, pour un coût de revient le plus  faible possible, et non celui qui cherchera le maximum de marge par une augmentation éternelle des tarifs, ou en usant de subterfuges pour des gains indus, par abus sur l’ignorance de la population.

C’est donc le lieu de se demander ce qu’a apporté réellement cette vague de privatisation de nos utilités publiques, qui en réalité, n’ont pas pour vocation de créer directement de la richesse, mais à aider les autres secteurs à le faire.

Pourquoi permettre à quelqu’un de s’enrichir à l’infini sur un service public ?

N’est-ce-pas une erreur, le fait de privatiser une utilité publique dans la précipitation, sans la surveillance requise, sans veiller véritablement aux intérêts de la population ?

N’est-ce-pas une certaine manière d’enrichir quelques uns sur une propriété collective ?

N’est-ce-pas quelque part une odeur de délit d’initiés ?

Il  convient de rééquilibrer le système.

Autrement dit, ces outils doivent être à la disposition de la population pour lui permettre d’entreprendre et augmenter les richesses du pays par les secteurs naturels que sont l’agriculture, l’élevage, la pêche et les mines, ainsi que les industries dérivées bâties sur ces derniers.

Le secteur tertiaire ne viendra qu’après, pour se greffer sur les deux premiers et les embellir à priori tout en vivant sur eux, et ne saurait être producteur de richesses en général, s’il puise ses ressources sur la population du pays.

L’on doit comprendre d’ailleurs que les utilités publiques consomment en général plutôt de la richesse sans pouvoir en créer directement, et l’on devrait s’intéresser aux secteurs qui vont ramener les devises qu’elles font sortir du pays, lesquels sont principalement les secteurs primaires et secondaires, et à l’efficacité avec laquelle ils devraient le faire.

  • L’électricité sénégalaise est une grande consommatrice des richesses du pays.

On peut constater clairement que cette électricité est basée sur une importation massive de presque tous ses intrants. C’est le cas de la matière première qui est du pétrole, des machines, des pièces de rechange, même du papier …

Il est évident qu’une telle électricité, qui est en fait consommée à l’intérieur du pays, fait sortir du pays ses richesses monétaires.

  • Par ailleurs, sa matière première (le pétrole) a la particularité de pouvoir constituer une part extrêmement élevée de ses intrants (plus de 65 %). Ne devrait-on pas insister sur le moindre coût autant que possible, et se diriger résolument vers le solaire qui est de plus en plus accessible ?

Cependant, cette électricité aide les industries et autres à produire et exporter, pour récupérer ce qu’elle a sorti du pays. Il conviendrait que ces industries fassent entrer dans le pays plus que ce que l’électricité a fait sortir, pour qu’il y ait réellement efficacité.

  • S’agissant du téléphone, l’on sait que tous ses équipements sont importés, et qu’il consomme énormément les richesses du pays du fait d’une marge bénéficiaire exorbitante.

Il est bon de savoir que sa matière première est de l’électricité que lui fournit la Senelec, et avec laquelle, pour 4 Milliards de FCFA de consommation, la fabrication pourra être de 10 Milliards de minutes de téléphone (voir le rapport Sonatel de 2014 pp69 & 111). A cela, ne s’ajouteraient que des frais de personnel, sinon quelques menus investissements ou frais de maintenance.  Encore que cette électricité serait plus faible, vu que ce chiffre prend en compte toute l’électricité consommée par la Sonatel.

  • N’est-ce pas donc que cette électricité correspondrait à environ 0,4 FCFA par minute de téléphone ?
  • Ainsi tout compte fait, cette minute de téléphone ne pourrait-elle pas revenir raisonnablement à moins de 5 francs CFA, s’il s’agit de couvrir des frais de fonctionnement raisonnables, en particulier des frais de personnel en cohérence avec le niveau de développement du pays ?
  • Pourtant, cette minute sera revendue à la population sénégalaise à un prix 10 fois plus élevé. (40 FCFA par minute serait un prix de vente jugé bas).
  • Pourquoi une telle marge, quand on sait que pour 4 Milliards de FCFA de matière première, la vente au Sénégal, qui concernera environ 10 Milliards de minutes de téléphone, correspondra à plus de 400 Milliards FCFA ?
  • Cette vente étant faite à la population sénégalaise, il est évident que cela constitue une hémorragie importante sur la richesse du pays, et dont il conviendrait de connaître la destination.
  • Déduction faite des frais de fonctionnement raisonnables, à qui revient cette marge bénéficiaire colossale sur une utilité publique ?
  • S’agirait-il de réserves annuelles éternelles au fil du temps ?
  • Que fait-on avec ses réserves ?

Tout ceci peut bien être dilué dans l’ombre de la privatisation, et l’on fera apparaître une fondation d’aide de moins de 10 Milliards pour contribuer au développement social. Est-ce pour faire écran ?

  • Pourquoi cette marge colossale ne serait-elle pas reversée au Trésor Public pour financer l’agriculture, ou la santé, ou l’éducation ?
  • Pourquoi ne pas rendre le téléphone plus accessible pour que les jeunes opérateurs économiques se lancent dans l’entrepreneuriat ?
  • S’agissant de l’eau, elle est aussi grande consommatrice de devises.

L’eau est un produit naturel qu’il convient de purifier peut-être pour qu’elle soit potable.

L’électricité de la SENELEC entrera en jeu. Son exploitation fait intervenir des pompes qui sont importées, ainsi que des pièces de rechange.

L’on voit donc que l’eau fait sortir aussi du pays des richesses sans pouvoir être exportable. Comme elle est plus que transversale car touchant tous les domaines, il convient alors de veiller à ce que tous les usagers soient plus efficients dans leur travail, pour faire entrer dans le pays des richesses plus importantes. Encore aurait-il fallu qu’elle puisse être suffisante pour faire de l’irrigation.

Que nous a valu sa privatisation ?

  • Quelle différence entre SONEES et SONES-SDE ?
  • N’est-ce pas que c’est le personnel existant de la SONEES qui a été redéployé ?
  • Qu’est-ce que la population a gagné dans cette privatisation ?
  • Est-ce que la qualité de service s’est améliorée au regard de tous les investissements consentis depuis 1996 et dont :
  • 216 Milliards pour le PSE (projet sectoriel eau) 1996-2003
  • 300 Milliards pour le projet PSLT (Plan Sectoriel à Long Terme) 2003-2007 ?
  • Le service s’est-il amélioré, vu les multiples pénuries et manques de distribution vécus ?
  • Les charges ont-elles baissé, avec les multiples augmentations de tarifs qui visaient un service désormais sans perturbation ?
  • Est-ce que la SDE respecte son cahier des charges ?
  • Est-ce que les obligations, relatives à la pression de 1 bar, sont respectées en général le matin en heure de pointe, malgré tous ces investissements, comme l’exige son cahier des charges  en son article 37 ?

Article 37 –Pression de l’eau : L’eau doit être fournie aux abonnés avec une pression minimale comptée au-dessus du terrai naturel du lieu de branchement en principe égale à 1 bar.
Si ce niveau n’est pas atteint de façon continue, hormis les cas dus à des impératifs de gestion rationnelle des ressources en eau ou à une insuffisance des infrastructures disponibles, le Fermier sera tenu, après avoir pris les dispositions nécessaires, de présenter un projet proposant des mesures pour pallier cette insuffisance.

  • Non seulement ces obligations ne sont pas respectées dans beaucoup de quartiers, mais plus grave, c’est que l’eau coulera par chance le matin, au niveau des robinets situés en point bas, avec le risque de pouvoir être absente.
  • Pourtant le mètre-cube d’eau doit être vendu, accompagné de cette pression de 1 bar.
  • Si la SDE gère un service public avec certes le droit de réclamer le paiement du service fait, n’aurait-elle pas l’obligation de le satisfaire d’abord ?
  • Aurait-elle un droit de domination sur la population ?
  • Aurait-elle un droit qui la dispenserait de respecter ses obligations, tout en l’exigeant sur ces clients, allant jusqu’à l’intimidation avec des frais de coupure relativement élevés ?
  • Cette privatisation ne constituerait-elle pas finalement une augmentation importante des charges, sans contrepartie positive palpable pour la population ?

Face à tout cela, il est temps que les droits et libertés du sénégalais soient mieux respectés, en lui permettant de prendre son destin en main.

Il conviendrait que toutes ces privatisations soient revues et que la gestion en général du service public soit mieux orientée vers un développement de la population, et non pour enrichir une certaine catégorie.

Les tracasseries liées au service public doivent être bannies.

Il est souhaitable de surveiller le service public par un observatoire pouvant tirer sur la sonnette d’alarme, dès que des dérapages ou abus sont constatés, et pouvant par ailleurs conseiller la population.

Les rapports annuels de ces utilités publiques devraient clairement indiquer les coûts de production, de transport et de distribution qui devraient répondre à des normes qu’ils ne devraient pas dépasser. D’ailleurs, une périodicité raisonnable devrait être requise pour des mesures correctives avant des dérapages irrattrapables.

Le service public doit être étendu au maximum pour être disponible et accessible à toute la population pour lui permettre d’entreprendre.

Il est temps de revoir les lois pour qu’elles favorisent l’entreprenariat sénégalais, en passant par la formation professionnelle au bénéfice de la population, et la mise entre ses mains des utilités publiques, pour un vrai développement économique, auquel tous participeront sans exclusion.

Enfin, un objectif urgent serait une mise en œuvre rapide, pour que chaque sénégalais, notamment dans le monde rural, puisse disposer de l’électricité, de l’eau potable et d’irrigation, du téléphone, ainsi que des moyens d’accès requis. Et alors, chaque village pourrait faire sortir ses potentialités, en ayant la possibilité de cultiver en toute saison, toute l’année, et de s’adonner aussi à l’élevage. Très certainement l’exode rural pourrait baisser, tandis que notre PIB deviendrait plus réaliste et plus consistant, avec une paix sociale mieux soutenue.

Je vous souhaite bonne réception de la présente, espérant que vous voudrez bien l’exploiter pour le bien de toute la population.

M. NDIAYE

A propos des remises de courant après une coupure d’électricité

Très souvent, après une coupure de courant, à priori suite à un défaut, l’opérateur a tendance à s’empresser de procéder à une remise, pour minimiser l’énergie non distribuée, sans pour autant avoir toutes les assurances que le défaut a disparu. Ceci peut être à l’origine de plusieurs remises répétées sans succès.

Ceci est une pratique à éviter.

Il convient avant chaque remise de circonscrire ce qui a occasionné la coupure, de régler le problème de manière effective, avant de procéder à une remise.

En effet, ceci peut éviter une remise sur un défaut, ce qui ne fait que solliciter durement les équipements, particulièrement les câbles, lesquels vieillissent prématurément, et deviennent de plus en plus vulnérables, devenant ainsi le siège de beaucoup plus de risques d’interruptions non désirées, pour un service qui doit être assuré 24 heures sur 24. D’une manière générale, les équipements de production, de transport et de distribution qui injectent sur un défaut violent subissent aussi des dommages qui, à la longue, les rendent de plus en plus vulnérables ; ce qui de facto, détériore les performances qu’on aurait pu espérer sur l’énergie non distribuée.

Par ailleurs, il convient de savoir que ceci porte préjudice aussi à la clientèle.

Chez les clients domestiques, on pourra noter une prépondérance d’appareils frigorifiques. Ceux-ci ont la particularité de fonctionner avec un compresseur mu par un moteur électrique, lequel demande un courant de démarrage relativement important.

L’opérateur, pour faire face à toutes les puissances agrégées de ces moteurs, aura à augmenter la fréquence, pour réussir son démarrage. De plus, ce moteur devrait vaincre la force opposée au compresseur qui doit faire monter un gaz dans le circuit de l’évaporateur en vue d’y être détendu. Ce gaz, en général, lors d’une coupure aura tendance à ne plus s’acheminer vers l’évaporateur où, avant d’y arriver, une force importante l’attend dans le détendeur, mais plutôt à procéder à un retour vers le compresseur. Une remise du courant à cette phase met le moteur à rude épreuve, car devant supporter le compresseur qui doit faire face à ce gaz qui descend. Ceci peut endommager le moteur et par conséquent le compresseur, rendant ainsi le frigo hors d’usage.

Ce préjudice est dur pour le client, qui en général subit le risque de perdre sa provision, ainsi que des dépenses supplémentaires pour la réparation.

Quant aux clients industriels, qui sont en général équipés de beaucoup de moteurs, le problème est encore beaucoup plus difficile. Ils le connaissent bien en général et cherchent à y remédier.

Ils risquent un courant de démarrage important, augmentant leur puissance appelée, laquelle est source de pénalisation pécuniaire à leur encontre, alors que leur responsabilité n’est pas engagée.

Ceux qui seront équipés d’appareils de délestage, leur permettant de différer la remise de chaque moteur, seront plus chanceux.

Tandis que pour les autres, un délai de remise un peu plus long, serait nécessaire, le temps de leur permettre  de couper leurs appareils, et de les remettre un à un, après le retour du courant.

Tout ceci peut être source de frustration dans un système où doit régner la concorde entre les différents acteurs.

Il serait donc meilleur, pour l’opérateur distributeur d’électricité, de circonscrire d’abord l’origine de la coupure, d’y remédier effectivement, avant de procéder à une remise du courant.

Ceci est certes plus bénéfique pour le client, mais également pour cet opérateur.

En effet, la remise du courant pourrait être facilitée à ce dernier, si la charge est allégée, ce qui lui permettrait de ménager ainsi ses moyens de production.

Cet acte serait plus économique et plus patriotique.

Cependant, le spectre de la pénalisation de l’énergie non distribuée pousse certains agents à remettre le courant vaille que vaille, et le plus rapidement possible, sans se soucier des inconvénients susceptibles d’être engagés dans ce processus.

Une formation à leur adresse serait ainsi nécessaire.

Le meilleur moyen de minimiser l’énergie non distribuée, est de faire une bonne maintenance, passant par une bonne conduite et une bonne surveillance des équipements, en évitant de leur demander plus qu’ils ne peuvent. Pour satisfaire correctement la demande, il convient alors de s’équiper en conséquence, en prenant en compte les périodes de maintenance, afin d’assurer un service continu 24 heures sur 24.

 

Nécessité de faire des économies d’énergie électrique ou autre

Ne faudrait-il pas faire des économies d’énergie, surtout électrique ?

Quand on sait que cette énergie est principalement du pétrole importé, et que c’est de fortes sommes d’argent que le pays a peinées en échange pour l’avoir, ceci plombant depuis fort longtemps notre balance des paiements, et par conséquent notre décollage économique, on doit être conscient qu’il n’est nullement question de la gaspiller. Il devient alors compréhensible que cette énergie fasse l’objet d’une obligation d’utilisation utile, pour alléger ce fardeau, augmenter son efficience, afin qu’on puisse prétendre à un développement du pays.
L’énergie électrique est indispensable au fonctionnement des ménages ainsi que des entreprises, qui en ont besoin en permanence. C’est ainsi que la Senelec devrait la mettre à leur disposition sans y chercher un quelconque bénéfice, sauf des réserves pour aléas et réajustement de l’économie. En effet, il s’agit d’une utilité publique, appartenant à toute la population, et constituant plutôt une arme pour le développement économique et social du pays. C’est la raison pour laquelle, elle devrait être mise à la disposition de tous, au moindre coût, pour que chacun puisse l’utiliser et participer au développement du pays.
Par ailleurs, tout un chacun serait d’accord que cette énergie électrique, qui provient principalement d’un combustible pesant lourdement sur la balance des paiements, ne devrait aucunement être soumise à un quelconque gaspillage. Il conviendrait donc qu’elle fasse alors l’objet d’une fabrication au moindre coût par la Senelec, avec de bonnes performances, pour ensuite être distribuée avec le maximum de rendement à la population. Cette dernière devrait alors l’utiliser avec le maximum d’efficience, en évitant autant que possible tout gaspillage, pour que chaque kilowattheure consommé, le soit utilement, avec une retombée positive. Et en fait, si chaque kilowattheure d’énergie est consommée utilement en produisant de la valeur ajoutée, plus on consommera de l’électricité, plus la valeur ajoutée globale du pays tendra vers le développement.
Bien entendu, eu égard à la cherté de la facturation de cette énergie, chaque abonné cherche à l’utiliser le moins possible, pour payer le moins possible. Cependant, on peut être amené à agir ainsi dans les maisons, sans le faire dans les lieux de travail.
Ainsi devrait-on comprendre qu’une utilisation efficiente est nécessaire, aussi bien dans les lieux de travail, qu’à la maison. En effet, il est bon de savoir que c’est cela qui devrait se solder par une retombée intéressante dans l’économie du pays, et faciliter une utilisation non préoccupante de cette énergie dans les maisons.
Il convient donc que la population sache comment faire des économies d’énergie pour en arriver à ce stade. C’est la raison pour laquelle, la Senelec devrait s’approcher de ses abonnés pour les guider dans ce sens.
S’agissant cependant d’une utilité très prisée, il n’est pas étonnant que l’énergie électrique fasse l’objet d’une demande intense, à ses heures de pointe.
En effet, l’on constatera que, de la même façon qu’il existe une ou des périodes de pointe pour la circulation routière, il en est de même pour la demande de cette énergie. Et, quoi qu’il en soit, la Senelec s’efforcera de satisfaire cette demande à tout moment, et à tout prix, en fonction de ses moyens, pour éviter autant que possible un quelconque délestage. Pourvu donc que ce ne soit pas pour alimenter inutilement des appareils non nécessaires.
Ainsi, la Senelec fera usage de ses différents moyens de production, dont les coûts sont différents, avec toutefois, autant que possible, un maximum d’optimisation. A priori, ceux parmi ces derniers dont les coûts sont les plus faibles seront sollicités en premier lieu pour satisfaire les besoins, et ceux dont les coûts sont élevés n’interviendront qu’en dernier ressort, ou en cas de secours ou autre contrainte.
Il convient donc que les usagers en soient conscients pour ne pas entraîner leur mobilisation avec des consommations qui auraient pu être différées, surtout au moment de cette période de pointe qui devrait se situer, en principe, chaque jour entre 19h et 23h.
Ceci devrait leur permettre de ne mettre en service, en cette période de forte demande, que les appareils nécessaires, certains pouvant être débranchés jusqu’à ce que ce moment soit dépassé.
On peut citer parmi ceux-ci :
· Les chauffe-eau dont la sollicitation ne serait requise que plus tard (en Afrique Subsaharienne)
· Le congélateur, en le laissant bien fermé
· Les fers à repasser
· Les lumières non requises
· Les autres appareils grands consommateurs non utilisés
· Etc..
D’une manière générale, si un appareil ne mérite pas une utilisation urgente, il est tout simplement souhaitable que sa mise en marche soit différée en dehors de cette période. Les entreprises feront également pareil, étant entendu qu’elles comprennent mieux les enjeux de la situation.
Ceci sera bénéfique pour la poche de l’usager, mais également pour la Senelec qui n’aura pas à se démener pour mettre en service des machines grandes consommatrices de combustible, ce qui pourrait améliorer ses performances en matière de rendement technique, ainsi que ses résultats financiers.
Il convient par ailleurs que cessent certaines scènes auxquelles on peut assister, surtout au niveau des services de l’Etat. Il s’agit de bureau dont la lumière et (ou) le climatiseur et même autre chose peuvent rester en service tout un weekend, du vendredi au lundi, peut-être par oubli, en consommant un produit cher et importé. Ceci constitue tout simplement un gaspillage de richesse pour un pays qui peine à être autosuffisant pour ses besoins essentiels.
Bien entendu, pour faire face à cette situation, une solution manuelle est certes fastidieuse, mais des efforts devront être faits, en attendant des solutions automatiques également possibles.

A propos de la Centrale électrique au charbon de Bargny Siendou

Voilà une centrale électrique dont le projet date des années 80.

En particulier, en 1986, des investigations avaient permis de définir ses conditions d’existence.

Eu égard au déficit de production de la Senelec à l’époque, une centrale à charbon d’une puissance de plus de 100 ou 200 mégawatts devait constituer une solution satisfaisante pour permettre à cette société de souffler un peu, et de mieux s’occuper de l’entretien de ses moyens de production, sans préjudice à une qualité de service correcte.

Cependant, il fallait prendre en compte le fait que, le combustible bon marché devait être disponible à partir d’un pays ami, et qu’il fallait pouvoir le mettre à disposition par le biais d’un port adapté. Si la première condition pouvait être remplie, la seconde exigeait la construction de ce port. Or, un tel port pour ce seul projet, vu son coût, pouvait de manière évidente compromettre la rentabilité économique d’une telle centrale.

Alors l’idée géniale de combiner cette centrale à la concrétisation de l’exploitation des mines de fer du Sénégal Orientale a surgi. Cette exploitation gérée à l’époque par Miferso (Mines de Fer du Sénégal Oriental), devait constituer le second volet qui prévoyait le transport de ce minerai par le biais d’un chemin de fer à grand écartement pour son exportation par ce port de Bargny.

Dès lors, si les preneurs de ce fer donnaient leur accord, le tour était joué et le projet global pouvait être rentable, et ensuite réalisé. Les japonais qui semblaient très intéressés par ce fer, trouvaient que son exploitation pourrait être rentable, à condition qu’ils ne soient pas les seuls à l’acheter, compte tenu de l’éloignement de leur lieu de consommation, à savoir leur pays. Il convenait alors que des européens, plus proches du Sénégal, participent à ce projet pour l’assurance de sa rentabilité.

Mais hélas, ce montage n’a pu voir le jour à cette époque.

Bien entendu, ce projet ne devait pas s’arrêter à vendre uniquement le minerai, comme on s’amuse à le reprocher aux pays africains. Il convenait également d’y inclure, la construction d’une usine de sidérurgie dont le site aurait pu être dans la région de Tambacounda (pour impulser le développement de cette localité), comme à Bargny-Sienndou qui pourrait ainsi devenir une nouvelle zone industrielle.

Si maintenant, avec Arcelor Mital, un tel montage pouvait voir le jour, cela ne pouvait qu’être très bénéfique pour le Sénégal.

Il convient donc de remarquer, que ce montage doit être poursuivi, car il peut faire décrocher au Sénégal son passeport pour un vrai pas en avant, vers un développement probant. Un tel projet doit être réalisé pour son entière rentabilité.

En effet, dans ce projet, on peut espérer de vrais emplois ainsi qu’une vraie augmentation du PIB, avec :

  • La mine qui va sortir de la terre de nouvelles richesses
  • L’usine de sidérurgie dans laquelle, on devrait produire des matériaux que l’on ne devrait plus importer comme la tôle métallique, le fer rond de qualité pour la construction de bâtiment, etc.… . Une telle usine pourrait nous mener vers la fabrication de petit outillage comme :
    • Les pelles, brouettes, piques, pinces, tournevis, marteaux , couteaux, coupe-coupe, haches, fûts, carcasses de moteur, pompes, etc..
    • Les machines agricoles, semoirs, faucheuses, bêcheuses, etc..
    • Des accessoires pour véhicules, comme les jantes, pare-chocs, et pourquoi pas les toitures, portières, malles, ainsi que les wagons ou caisse de camion, etc..

On serait alors bien en droit de penser à fabriquer des wagons de chemin de fer, ainsi que des rails.

  • La nouvelle voie de chemin de fer de Kédougou à Tambacounda, et jusqu’à Dakar, ce qui devrait permettre au trafic ferroviaire de renaître et de transporter non seulement ce fer, mais également le marbre de cette région.
  • Le port qui pourrait accueillir d’autres cargos
  • La centrale qui devrait être le début d’un nouveau pôle de développement énergétique dans la zone de Bargny, pour mettre fin, en principe, aux délestages.

Une centrale au charbon est certes polluante, eu égard à la libération de CO2 (gaz carbonique) et autres substances polluantes telles que le soufre. Mais il convient de noter qu’avec le site de Siendou, les vents soufflent généralement vers la mer. Devrait-on s’attendre alors, à la longue, à un risque d’acidification de la mer.  Il convient donc d’apprécier les quantités libérables, et de prendre des mesures dans le choix de la qualité du charbon.

Toujours est-il que le charbon reste encore, à priori, le combustible le plus utilisé dans le monde, par suite de son coût faible, et qu’il constitue une bouée de sauvetage pour les pays en développement, face aux remous du pétrole, en attendant de forger un capital consistant en énergie renouvelable (solaire, éolienne, et biomasse).  Bien entendu, ce capital en énergie renouvelable doit constituer une priorité.

Ainsi, de telles infrastructures devraient certainement impulser une certaine autosuffisance devant mener à une réelle baisse des importations et par conséquent, à une amélioration de la balance des paiements, d’autant plus qu’avec un tel montage, le Sénégal ne devrait pas avoir de souci pour sa budgétisation. Ceci pourrait donc donner lieu à une vraie croissance.