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Lettre ouverte aux défenseurs des droits de l’homme et aux défenseurs des consommateurs

Mesdames, Messieurs,

Eu égard  à votre engagement reconnu, dans la lutte pour la défense des droits de l’homme, je prends l’initiative de vous saisir pour un problème dont je juge la solution fondamentale, pour notre développement économique et social.

En effet, il s’avère important de savoir qu’une bonne exploitation de notre Constitution est essentielle, pour pouvoir tendre vers un vrai développement économique et social.

Il convient alors de savoir que la Constitution donne une place importante au travail, et à l’homme qui le fait, et ainsi qu’au résultat attendu dont il doit sentir l’effet, par son développement propre et celui de son pays.

Le développement est le fruit d’un travail. Or, le travail ne peut être fait que par l’homme.

Il est donc primordial que cet homme soit bien préparé pour ce travail.

Pour ce faire, il faudrait qu’il soit bien formé, bien informé sur ses droits et obligations, et qu’il soit bien encadré pour pouvoir les mettre en œuvre.

Ceci peut faire référence à la liberté contractuelle et à la liberté d’entreprendre, que la révolution de 1789 a utilisées comme base, et je pense qu’il ne serait pas faux de dire que cela a permis la révolution industrielle en Europe, socle qui a permis à l’Occident d’être à l’état de développement économique auquel il se trouve aujourd’hui.

Il se trouve que la Constitution française a mis cela en avant, la nôtre lui ayant emboîté le pas, puisque l’ayant prise en référence. Il conviendrait cependant qu’une meilleure exploitation soit entreprise, pour un meilleur bénéfice sur ces libertés et droits, garantis par notre Constitution dans son article 8 à chaque sénégalais, et dont notamment :

  •  la liberté d’entreprendre,
  •  le droit au travail,
  •  le droit à la santé,
  •  le droit à un environnement sain

Ceci pris en compte, suite au caractère sacré de la vie humaine évoquée à l’article 7, une meilleure gestion de nos services publics est à viser, pour un meilleur bénéfice au profit de la population, la Constitution nous en garantissant un égal accès, comme proclamé dans le préambule.

Cependant, il s’avère impératif, qu’un droit à l’accès, soit d’abord un préalable.

En font partie, les utilités publiques que sont l’eau, l’électricité, le téléphone, les moyens de déplacement de masse, qui revêtent un caractère social, par suite de leur aspect de sécurité et de bien-être, dont l’homme aura besoin toute sa vie. Mais ces utilités publiques sont aussi des outils fondamentaux, pour pouvoir participer au développement économique de notre pays. De nos jours, sans elles, le travail ne saurait être efficient. Par conséquent, il est un droit pour chaque sénégalais, d’en disposer pour participer à l’œuvre de construction du pays.

Enfin elles constituent des biens collectifs, que nul n’a le droit de s’approprier à son profit.

Il s’en suit le devoir de les mettre à la disposition de l’homme, apte de corps et d’esprit, pour lui permettre de travailler, mais également quand il est confronté à une quelconque inaptitude l’en empêchant.

C’est ainsi que le préambule de la Constitution française, base de la nôtre, a bien raison d’en exprimer clairement les fondements, notamment en ses points 5, 9, 10 et 11 :

5. Chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé, dans son travail ou son emploi, en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances.

9. Tout bien, toute entreprise, dont l’exploitation a ou acquiert les caractères d’un service public national ou d’un monopole de fait doit devenir la propriété de la collectivité.

10. La Nation assure à l’individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement

11. Elle garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de travailler, a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence.

Notre Constitution aurait certainement dit la même chose, peut être avec des termes différents. Nous devrions cependant en comprendre la philosophie, et l’exploiter au maximum, pour un bénéfice plus palpable au profit de la population.

Il devrait être évident de se rendre compte, que le fait de faire en sorte que chaque sénégalais puissent jouir de ces utilités publiques dans la liberté, facilite le travail dans le pays, et par conséquent le développement économique et la paix sociale.

Il se trouve cependant, que par suite d’une certaine « incapacité » de notre Etat à les gérer, on a eu tendance à les privatiser, et finalement à leur donner un caractère privé.

Or, l’on sait que l’individu est par essence égoïste, et ne cherche que son profit. Par conséquent, avec une telle solution, des dérapages peuvent être à craindre. Dès lors, l’accès et la jouissance attendus de ces utilités publiques, ne risquent-t-il pas d’être compromis ?

En effet, une bonne frange de la population éprouve d’énormes difficultés à jouir convenablement des services de l’eau, de l’électricité (bien que celle-ci ait échappé à la privatisation), et du téléphone, du fait de difficultés de paiement débouchant sur des menaces de coupure de la fourniture et par conséquent, la mettant dans un état de stress préoccupant. Ceci pourrait certainement les diriger vers la fraude par tous les moyens.

En effet la première facture est suivie, après le délai accordé, de celle de la coupure, avec l’exigence de la payer, par l’envoi d’agents souvent peu respectueux des droits de l’homme, et pouvant faire usage d’intimidation, voire de harcèlement, surtout quand on ne trouve dans le domicile que des femmes.

Il faudrait que cela cesse.

D’ailleurs les bases de ces frais de coupure devraient être revues.

La SDE (Sénégalaise des Eaux) réclame 8235  CFA de frais de coupure, (définis sur une base peut-être unilatérale que beaucoup ne connaissent pas), même si le montant redevable est bien inférieur à cette somme.

En vertu de quoi ?

Or, le but recherché est tout simplement de dissuader le client à payer. Si ce dernier consent à le faire bien que pouvant être dans des difficultés, pourquoi le faire souffrir davantage ?

Par ailleurs, l’on demande souvent au client de verser une avance sur consommation que la société chargée du service garde par devers elle. Pourquoi alors le torturer pour des montants inférieurs, alors qu’on garde son argent ?

Il convient de rétablir, autant que faire-ce-peut, les équilibres, pour moins de stress à la population, et un meilleur accès à ces infrastructures de base d’intérêt général, aux fins d’une meilleure disponibilité du travail dans le pays.

Pour cela, il y a lieu de baisser la souffrance des clients par une révision de la façon dont le service public est géré.

Ne pourrait-on pas s’inspirer de l’exemple français qui a mis sur pied une unité chargée de veiller sur les droits de sa population face au service public, pour la protéger, et traitant entre autres, les factures impayées relatives à ces infrastructures de base ?

Vous voudrez bien trouver en annexe une page du site internet traitant ces questions. (https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F20055)

L’on y remarquera :

  • Que deux avertissements sont donnés au client avant d’entamer une procédure de coupure
  • Qu’on aidera même l’intéressé à s’adresser à des Fonds de solidarité comme le FSL (Fonds de Solidarité Logement) pour un soutien

Ceci serait vraisemblablement plus conforme au respect des droits de l’homme.

Pourquoi ne ferions-nous pas de même ?

Ce système français ira même jusqu’à interdire formellement la coupure d’eau dans un ménage, même avec des impayés, suite à la loi Brottes de 2013. L’on peut même constater que cette loi aurait condamné deux fournisseurs pour avoir coupé l’eau à des ménages, bien qu’avec des impayés.

Il serait souhaitable que les lois qui ont permis ce système puissent être mises en place dans notre pays, d’autant plus que notre Constitution défendrait les mêmes droits et libertés, y compris toutefois, toutes les dispositions nécessaires pour éviter des abus.

En effet, d’autres moyens devraient exister pour permettre à un fournisseur de récupérer son dû.

On peut noter le prélèvement étalé sur salaire auprès de l’employeur, et bien d’autres solutions à trouver à l’amiable.

Or, en privant quelqu’un d’eau, on l’exclut moralement de la société, tandis que sa santé est exposée à des risques. (L’on ne doit pas oublier que le fournisseur agit en exclusivité). Et si une épidémie en découle, n’est-ce pas des frais plus importants pour la Collectivité ?

Devrait-on oublier que ces utilités publiques qui, en réalité, appartiennent à la population devraient être gérées au moindre coût ? Ce terme qui est très important, semble ignoré, ou tout simplement méconnu, alors qu’il devrait régir le service public.

S’il devait y avoir une marge bénéficiaire à consommer, elle aurait du appartenir à la population.

Or, comme c’est elle qui paye le produit, quoi de plus simple que de baisser le prix ou de financer ses autres priorités avec le surplus ?

Pourquoi laisser des privés s’en emparer tout en faisant le maximum pour s’enrichir davantage ?

La marge bénéficiaire est prohibée dans une utilité publique, voire immorale, si elle est empochée exclusivement par quelques privilégiés. Il s’agit d’une propriété de toute la Collectivité, et non de quelques individus.

On peut y accepter toutefois une réserve pour d’éventuels aléas. Mais cela devrait représenter un certain pourcentage, reconductible s’il n’y a pas d’aléas.

C’est la raison pour laquelle, il est naturel de devoir comprendre l’obligation de les gérer au moindre coût, pour faciliter leur accessibilité, et permettre à toutes les couches de la population de travailler avec. C’est cela qui pourrait leur donner leur rôle de levier puissant pour booster tous les secteurs de l’économie.

Cela signifie tout simplement, que loin de pouvoir créer de la richesse, les utilités publiques peuvent être de puissants leviers pour aider les autres secteurs notamment primaires et secondaires à le faire au bénéfice de l’économie du pays, et en retour les supporter, ceci devant permettre un bouclage stable et solidaire du système.

Logiquement, si le système est bien ficelé, le coût de revient devrait baisser quand le nombre d’abonnés augmente (ou la consommation), tant que cette augmentation est supportable par les investissements en cours, tandis que le PIB (Produit Intérieur Brut) devrait augmenter, parce que la population a la latitude de travailler constamment en toute liberté.

Cependant, le caractère privé de la gestion risque d’occulter de telles dispositions, en ne s’intéressant qu’à son profit.

Le meilleur gestionnaire d’une utilité publique sera celui qui le fera avec le maximum de qualité, en cherchant à baisser autant que possible ses charges, pour un coût de revient le plus  faible possible, et non celui qui cherchera le maximum de marge par une augmentation éternelle des tarifs, ou en usant de subterfuges pour des gains indus, par abus sur l’ignorance de la population.

C’est donc le lieu de se demander ce qu’a apporté réellement cette vague de privatisation de nos utilités publiques, qui en réalité, n’ont pas pour vocation de créer directement de la richesse, mais à aider les autres secteurs à le faire.

Pourquoi permettre à quelqu’un de s’enrichir à l’infini sur un service public ?

N’est-ce-pas une erreur, le fait de privatiser une utilité publique dans la précipitation, sans la surveillance requise, sans veiller véritablement aux intérêts de la population ?

N’est-ce-pas une certaine manière d’enrichir quelques uns sur une propriété collective ?

N’est-ce-pas quelque part une odeur de délit d’initiés ?

Il  convient de rééquilibrer le système.

Autrement dit, ces outils doivent être à la disposition de la population pour lui permettre d’entreprendre et augmenter les richesses du pays par les secteurs naturels que sont l’agriculture, l’élevage, la pêche et les mines, ainsi que les industries dérivées bâties sur ces derniers.

Le secteur tertiaire ne viendra qu’après, pour se greffer sur les deux premiers et les embellir à priori tout en vivant sur eux, et ne saurait être producteur de richesses en général, s’il puise ses ressources sur la population du pays.

L’on doit comprendre d’ailleurs que les utilités publiques consomment en général plutôt de la richesse sans pouvoir en créer directement, et l’on devrait s’intéresser aux secteurs qui vont ramener les devises qu’elles font sortir du pays, lesquels sont principalement les secteurs primaires et secondaires, et à l’efficacité avec laquelle ils devraient le faire.

  • L’électricité sénégalaise est une grande consommatrice des richesses du pays.

On peut constater clairement que cette électricité est basée sur une importation massive de presque tous ses intrants. C’est le cas de la matière première qui est du pétrole, des machines, des pièces de rechange, même du papier …

Il est évident qu’une telle électricité, qui est en fait consommée à l’intérieur du pays, fait sortir du pays ses richesses monétaires.

  • Par ailleurs, sa matière première (le pétrole) a la particularité de pouvoir constituer une part extrêmement élevée de ses intrants (plus de 65 %). Ne devrait-on pas insister sur le moindre coût autant que possible, et se diriger résolument vers le solaire qui est de plus en plus accessible ?

Cependant, cette électricité aide les industries et autres à produire et exporter, pour récupérer ce qu’elle a sorti du pays. Il conviendrait que ces industries fassent entrer dans le pays plus que ce que l’électricité a fait sortir, pour qu’il y ait réellement efficacité.

  • S’agissant du téléphone, l’on sait que tous ses équipements sont importés, et qu’il consomme énormément les richesses du pays du fait d’une marge bénéficiaire exorbitante.

Il est bon de savoir que sa matière première est de l’électricité que lui fournit la Senelec, et avec laquelle, pour 4 Milliards de FCFA de consommation, la fabrication pourra être de 10 Milliards de minutes de téléphone (voir le rapport Sonatel de 2014 pp69 & 111). A cela, ne s’ajouteraient que des frais de personnel, sinon quelques menus investissements ou frais de maintenance.  Encore que cette électricité serait plus faible, vu que ce chiffre prend en compte toute l’électricité consommée par la Sonatel.

  • N’est-ce pas donc que cette électricité correspondrait à environ 0,4 FCFA par minute de téléphone ?
  • Ainsi tout compte fait, cette minute de téléphone ne pourrait-elle pas revenir raisonnablement à moins de 5 francs CFA, s’il s’agit de couvrir des frais de fonctionnement raisonnables, en particulier des frais de personnel en cohérence avec le niveau de développement du pays ?
  • Pourtant, cette minute sera revendue à la population sénégalaise à un prix 10 fois plus élevé. (40 FCFA par minute serait un prix de vente jugé bas).
  • Pourquoi une telle marge, quand on sait que pour 4 Milliards de FCFA de matière première, la vente au Sénégal, qui concernera environ 10 Milliards de minutes de téléphone, correspondra à plus de 400 Milliards FCFA ?
  • Cette vente étant faite à la population sénégalaise, il est évident que cela constitue une hémorragie importante sur la richesse du pays, et dont il conviendrait de connaître la destination.
  • Déduction faite des frais de fonctionnement raisonnables, à qui revient cette marge bénéficiaire colossale sur une utilité publique ?
  • S’agirait-il de réserves annuelles éternelles au fil du temps ?
  • Que fait-on avec ses réserves ?

Tout ceci peut bien être dilué dans l’ombre de la privatisation, et l’on fera apparaître une fondation d’aide de moins de 10 Milliards pour contribuer au développement social. Est-ce pour faire écran ?

  • Pourquoi cette marge colossale ne serait-elle pas reversée au Trésor Public pour financer l’agriculture, ou la santé, ou l’éducation ?
  • Pourquoi ne pas rendre le téléphone plus accessible pour que les jeunes opérateurs économiques se lancent dans l’entrepreneuriat ?
  • S’agissant de l’eau, elle est aussi grande consommatrice de devises.

L’eau est un produit naturel qu’il convient de purifier peut-être pour qu’elle soit potable.

L’électricité de la SENELEC entrera en jeu. Son exploitation fait intervenir des pompes qui sont importées, ainsi que des pièces de rechange.

L’on voit donc que l’eau fait sortir aussi du pays des richesses sans pouvoir être exportable. Comme elle est plus que transversale car touchant tous les domaines, il convient alors de veiller à ce que tous les usagers soient plus efficients dans leur travail, pour faire entrer dans le pays des richesses plus importantes. Encore aurait-il fallu qu’elle puisse être suffisante pour faire de l’irrigation.

Que nous a valu sa privatisation ?

  • Quelle différence entre SONEES et SONES-SDE ?
  • N’est-ce pas que c’est le personnel existant de la SONEES qui a été redéployé ?
  • Qu’est-ce que la population a gagné dans cette privatisation ?
  • Est-ce que la qualité de service s’est améliorée au regard de tous les investissements consentis depuis 1996 et dont :
  • 216 Milliards pour le PSE (projet sectoriel eau) 1996-2003
  • 300 Milliards pour le projet PSLT (Plan Sectoriel à Long Terme) 2003-2007 ?
  • Le service s’est-il amélioré, vu les multiples pénuries et manques de distribution vécus ?
  • Les charges ont-elles baissé, avec les multiples augmentations de tarifs qui visaient un service désormais sans perturbation ?
  • Est-ce que la SDE respecte son cahier des charges ?
  • Est-ce que les obligations, relatives à la pression de 1 bar, sont respectées en général le matin en heure de pointe, malgré tous ces investissements, comme l’exige son cahier des charges  en son article 37 ?

Article 37 –Pression de l’eau : L’eau doit être fournie aux abonnés avec une pression minimale comptée au-dessus du terrai naturel du lieu de branchement en principe égale à 1 bar.
Si ce niveau n’est pas atteint de façon continue, hormis les cas dus à des impératifs de gestion rationnelle des ressources en eau ou à une insuffisance des infrastructures disponibles, le Fermier sera tenu, après avoir pris les dispositions nécessaires, de présenter un projet proposant des mesures pour pallier cette insuffisance.

  • Non seulement ces obligations ne sont pas respectées dans beaucoup de quartiers, mais plus grave, c’est que l’eau coulera par chance le matin, au niveau des robinets situés en point bas, avec le risque de pouvoir être absente.
  • Pourtant le mètre-cube d’eau doit être vendu, accompagné de cette pression de 1 bar.
  • Si la SDE gère un service public avec certes le droit de réclamer le paiement du service fait, n’aurait-elle pas l’obligation de le satisfaire d’abord ?
  • Aurait-elle un droit de domination sur la population ?
  • Aurait-elle un droit qui la dispenserait de respecter ses obligations, tout en l’exigeant sur ces clients, allant jusqu’à l’intimidation avec des frais de coupure relativement élevés ?
  • Cette privatisation ne constituerait-elle pas finalement une augmentation importante des charges, sans contrepartie positive palpable pour la population ?

Face à tout cela, il est temps que les droits et libertés du sénégalais soient mieux respectés, en lui permettant de prendre son destin en main.

Il conviendrait que toutes ces privatisations soient revues et que la gestion en général du service public soit mieux orientée vers un développement de la population, et non pour enrichir une certaine catégorie.

Les tracasseries liées au service public doivent être bannies.

Il est souhaitable de surveiller le service public par un observatoire pouvant tirer sur la sonnette d’alarme, dès que des dérapages ou abus sont constatés, et pouvant par ailleurs conseiller la population.

Les rapports annuels de ces utilités publiques devraient clairement indiquer les coûts de production, de transport et de distribution qui devraient répondre à des normes qu’ils ne devraient pas dépasser. D’ailleurs, une périodicité raisonnable devrait être requise pour des mesures correctives avant des dérapages irrattrapables.

Le service public doit être étendu au maximum pour être disponible et accessible à toute la population pour lui permettre d’entreprendre.

Il est temps de revoir les lois pour qu’elles favorisent l’entreprenariat sénégalais, en passant par la formation professionnelle au bénéfice de la population, et la mise entre ses mains des utilités publiques, pour un vrai développement économique, auquel tous participeront sans exclusion.

Enfin, un objectif urgent serait une mise en œuvre rapide, pour que chaque sénégalais, notamment dans le monde rural, puisse disposer de l’électricité, de l’eau potable et d’irrigation, du téléphone, ainsi que des moyens d’accès requis. Et alors, chaque village pourrait faire sortir ses potentialités, en ayant la possibilité de cultiver en toute saison, toute l’année, et de s’adonner aussi à l’élevage. Très certainement l’exode rural pourrait baisser, tandis que notre PIB deviendrait plus réaliste et plus consistant, avec une paix sociale mieux soutenue.

Je vous souhaite bonne réception de la présente, espérant que vous voudrez bien l’exploiter pour le bien de toute la population.

M. NDIAYE

La transversale Fas Boye- Méckhé-BabaGarage-Bambey-Fatick-Foundiougne¬-Fimela-K Samaba Dia¬Djiffer pour libérer et lancer le commerce entre le Cadior, le Baol, le Sine, et le Saloum.

Transversale FasBoy Méckhé Baba Garage Bambey Fatick Foundiougne K Samba  Dia Djiffer pour lancer le commerce entre les habitants de ces zones
Transversale FasBoy Méckhé Baba Garage Bambey Fatick Foundiougne K Samba Dia Djiffer pour lancer le commerce entre les habitants de ces zones

La Route Méckhé BabaGarage Bambey Fatick daterait de l’époque coloniale (1943). Ne serait-il pas temps de concrétiser un tel projet ?

Un témoin comme le vieux Modou Kane plus connu dans son village de Sine Lèye Kane sous le nom Modou Abdou Ngoné Kane fera même remarquer que les responsables du projet à l’époque avaient pour noms Messieurs Mollet et Fouad.

Serigne Modou Kane Notable aux Parcelles assainies mandataire de plusieurs Khalifs Généraux de Touba à Dakar depuis Serigne Abdoul Ahad Mbacké.
Serigne Modou Kane, Notable aux Parcelles assainies mandataire de plusieurs Khalifs Généraux de Touba à Dakar depuis Serigne Abdoul Ahad Mbacké.

Selon lui, le projet n’avait pas manqué d’être marqué par une implication des chefs de Canton de l’époque tels que :

  • Baye Ndongo Fall chef de Canton de Baba Garage et keur Samba Kane
  • Ibra Déguène Diop chef de Canton de Koule Khandang
  • Massambe Arame Diop chef de Canton de Pékesse
  • Kouli chef de Canton de Niakhène
  • KonkoBa chef de Canton de Touba Toul

On peut noter que les premières routes étant faite de branchages, brindilles et de pailles, la main d’œuvre était quasi locale.

On peut penser que le colon réalisait ses voies de communication dans un but notamment commercial, en fonction de la situation des produits dont il avait besoin, tels que l’arachide à l’intérieur du pays, mais en informant certainement largement les autorités locales.

Mais au-delà de ces considérations, il convient de noter que cette route à beaucoup d’avantages.

Elle va desservir beaucoup de villages comme :

  • Keri
  • Touba kane
  • Darou seye
  • Sine Leye Kane
  • Gandek
  • Baba Garage ancien point de vente de l’arachide
  • Thièpe
  • Ndiom Gaye
  • etc..

Ces villages invisibles à partir des routes nationales vont pouvoir être accessibles et présenter leur production souvent insoupçonnée à des points de vente comme Méckhé, Bambey et  Fatick et y rencontrer des acheteurs.

Par ailleurs, si une ligne électrique Moyenne Tension dessert cette route jusqu’à Baba Garage, en alimentant en électricité les villages rencontrés, le développement économique et commercial n’en sera que mieux portant.

  • Une ville comme Méckhé va pouvoir renforcer son caractère marchand pour les produits des villages environnants. Elle pourra échanger ses chaussures avec des produits halieutiques du Sine et du Saloum. Un village comme Gandek qui semble-t-il, est spécialisé dans la culture de la pomme de terre va pouvoir être mieux connu.
  • Le village de Baba Garage, carrefour célèbre dans le temps, à la frontière du Cadior et du Baol, devenu inconnu par suite de son enclavement, va pouvoir exhiber sa notoriété d’ancien point de vente de l’arachide.
  • Une ville comme Fatick va également en profiter en pouvant échanger avec Méckhé, et pourquoi pas vendre dans sa région les chaussures faites dans cette ville. C’est ainsi que si on prolonge la route de Fatick à Joal et Djiffer à partir de l’embarcadère de Foundiougne, cela va permettre aux villages du Cadior et Baol, desservis par cette route d’être approvisionnés en produits halieutiques (frais ou secs), en échange de leurs produits propres, tels que les mangues et produits maraîchers.
  • De même, si on complète le projet par un pont entre Fatick et Foundiougne, la commercialisation des produits halieutiques pourra davantage connaître un essor.

    Ce pont devait être fait depuis longtemps pour une bonne intégration de  Foundiougne ainsi que d'une bonne partie du Saloum dans les échanges commerciaux du pays. Ce pont pourrait certainement être réalisé en BOOT.
    Ce pont devait être fait depuis longtemps pour une bonne intégration de Foundiougne ainsi que d’une bonne partie du Saloum dans les échanges commerciaux du pays. Ce pont pourrait certainement être réalisé en BOOT.

Fatick pourra devenir un centre d’échange et en profiter pour construire des chambres frigorifiques qui lui permettront de faire de la plus value sur ces produits qui pourront être vendus :

  • aux voyageurs empruntant la nationale 1 qui passe devant elle,
  • ainsi qu’à ceux qui vont sur la nationale 3 au niveau de Bambey
  • et également à ceux qui vont sur la nationale 2 au niveau de Méckhé.

Fatick aura aussi l’avantage d’être un véritable carrefour, lui permettant d’héberger des voyageurs voulant aller sur la côte sud pour chercher des produits halieutiques secs (poissons fumés, coquillages, etc … ) et retourner pour les vendre :

  • à Bambey sur la nationale 3 et pourquoi pas jusqu’à Diourbel et Touba.
  • Et à Méckhé sur la nationale 2

De même, Bambey et Méckhé vont pouvoir renforcer leur état de carrefour et pouvoir se doter de chambres froides.

Il en sera de même pour Baba Garage qui, en tant qu’ancien carrefour, va pouvoir renaître et desservir les villages environnants.

Si l’on fait la jonction Méckhé-FasBoye-Mboro, l’approvisionnement en poisson de la zone Cayorienne de Méckhé va pouvoir être renforcé. De même, les mangues et produits maraîchers de Mboro pourront être distribués dans le marché de Méckhé et à Fatick.

Ainsi, les populations du Cayor, du Baol, du Sine et du Saloum vont pouvoir se rapprocher davantage et intensifier leurs échanges commerciaux, ce qui aura certainement une répercussion sur la balance des paiements du pays.

Il convient enfin de noter que cette longue route est déjà faite en partie. Les tronçons suivants sont déjà réalisés :

  • Bambey-Fatick
  • Fatick – Embarcadère de Foundiougne

Donc, il ne resterait plus à faire que les tronçons :

  • Méckhé-Baba Garage-Bambey
  • Embarcadère de Foundiougne-Fimela-Keur Samba Dia-Djiffer

Pour renforcer la mobilité dans la zone, il conviendrait de faire également les tronçons suivants :

  • Baba Garage Embranchement Dinguiraye-Thilmakha
  • Baba Garage-Touba Toul

Dans la foulée, le bitumage de la route entre Joal et Djiffer sera d’un grand  apport.

Il serait important de bitumer la route Joal-Keur Samba Dia-Djiffer.
Il serait important de bitumer la route Joal-Keur Samba Dia-Djiffer.

Djiffer : cette presqu'île a abrité une mine de titane. On s'y approvisionne actuellement en produits halieutiques secs (poissons fumés, coquillages etc...).
Djiffer : cette presqu’île a abrité une mine de titane. On s’y approvisionne actuellement en produits halieutiques secs (poissons fumés, coquillages etc…).

Une telle mobilité ne devrait pas manquer de renforcer l’essor commercial de cette zone.

Une société Sénégalaise de Commercialisation de l’Arachide (SCA) pour libérer l’énergie paysanne et créer des emplois

La Sénégalaise  de Commercialisation de l’Arachide (SCA)

Comme déjà dit dans un article précédent, on pourrait créer des entreprises susceptibles de promouvoir l’économie et créer de vrais emplois.

En particulier dans le domaine de l’agriculture, il convient de solutionner l’épineux problème de commercialisation de l’arachide, qui pèse lourdement sur le plateau des blocages au développement. Au-delà de cette première satisfaction, il faudrait noter une bonne possibilité de créer des emplois pour les jeunes ainsi que des perspectives de rentabilité plutôt intéressantes quant à leur durabilité.

Ainsi, à titre d’exemple, la création de la société SCA (Sénégalaise  de Commercialisation de l’Arachide), évoquée dans un article précédent, va avoir des objectifs intéressants :

  1. L’obligation d’acheter en priorité toute l’arachide destinée à être vendue par les producteurs, donc en les rassurant avant le semis contre tout problème de mévente et de non paiement
  2. l’avantage de satisfaire une bonne partie des doléances de nos paysans, qui pourront rapidement rentrer dans leurs fonds et s’attaquer à d’autres investissements, d’où un encouragement de la filière, mais également, être des actionnaires
  3. la constitution d’une source d’emplois pour les jeunes avec de bonnes perspectives de rentabilité.

En particulier, en considérant un prix au producteur de 175 FCFA qui serait payé comptant, on peut tabler sur :

  • un prix au commerçant de gros de 215 FCFA
  • un prix au commerçant détaillant de 254 FCFA
  • un prix au consommateur final de 295 FCFA

Cette structuration est une proposition assurant à chaque catégorie la même marge bénéficiaire unitaire.

Sur une prévision annuelle d’un million de tonnes (ce que l’on produisait dans les années 60), on pourrait alors prévoir :

  • un chiffre d’affaires de 215 Milliards
  • un prix de revient de 175 Milliards
  • une marge brute de 40 Milliards

Ceci permettrait :

  • de payer 6 Milliards de salaires pouvant intégrer un salaire moyen mensuel de 250 000 FCFA pour 1000 employés, avec la prise en compte de tous les frais sociaux correspondants.
  • Une marge résiduelle à priori assez consistante pour inclure :
    • les frais généraux (transport, électricité, téléphone, etc. …),
    • les frais bancaires,
    • l’amortissement du matériel
    • ainsi que les impôts sur le revenu,
    • et la rémunération des actionnaires.

Il reste entendu que l’Etat devra favoriser une telle société avec une TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée) assez réduite ou la plus basse possible.

Jeunes du Sénégal et d’Afrique, vous qui êtes soucieux de trouver un emploi concret pouvant propulser notre économie, voilà donc une société dont la création devrait vous intéresser.

 

Créer des Sociétés génératrices de vrais emplois pour la population dont les jeunes constituent la cible essentielle

  1. Des Sociétés génératrices de vrais emplois

Il est certainement possible de créer des emplois réels et utiles pour le bon fonctionnement de notre économie dans les différents domaines que sont l’agriculture, l’élevage, la pêche, les mines, ainsi que dans les industries bâties sur ces bases, etc… .

1.1     Dans le domaine agricole

L’on constate que l’agriculture sénégalaise est particulièrement confrontée à un problème de commercialisation, les producteurs n’arrivant pas à disposer à temps de leurs revenus, avec tous les préjudices en découlant, ainsi que les plaintes régulières que l’on ne cesse de constater dans leurs réactions, avec l’appui de la population. Or une solution est possible, avec des sociétés spécifiquement engagées dans la commercialisation de ces produits, ainsi que des perspectives d’emplois non négligeables.  Par ailleurs, cette solution aura l’avantage de vivifier la filière, d’impliquer en particulier la participation de la population qui y trouvera satisfaction, et de régler assez convenablement ce problème qui n’a que trop duré, plombant depuis longtemps notre économie. Ces sociétés pourront être les suivantes :

1.1.1     Sénégalaise  de Commercialisation de l’Arachide (SCA)
1.1.2     Sénégalaise de Commercialisation du Riz (SCR)
1.1.3     Sénégalaise de Commercialisation de l’oignon (SCO)
1.1.4     Sénégalaise de Commercialisation de la Pomme de Terre (SCP)
1.1.5     Sénégalaise de Commercialisation des autres produits Maraîchers (SCM)

1.2     Dans le domaine industriel 

1.2.1     Sénégalaise  de Fabrique de papier (SFP)
1.2.2     Sénégalaise  de Valorisation des Ordures Ménagères (SVOM)
1.2.3     Et d’autres

2         Formes de réalisation des sociétés génératrices d’emplois

Ces sociétés seront réalisées sous la forme de « sociétés anonymes » dans lesquelles, tous les sénégalais auront la possibilité de participer en achetant des actions, chacun choisissant la ou les sociétés qui lui conviennent.

2.1     Le Capital

Le Capital sera constitué par l’apport des actionnaires, tous les sénégalais désireux d’y participer, étant concernés.

A titre d’exemple, en tablant sur une participation de 5 000 000 de sénégalais, chacun apportant 3 000 F CFA, cela ferait 15 Milliards FCFA.

2.2  Le Fonctionnement :

2.2.1         Chaque société a l’exclusivité de l’achat du produit concerné.
2.2.2         Dans cette société, les producteurs participeront et feront partie des actionnaires.
2.2.3         La société achète systématiquement toute la production concernée, et la stocke dans des magasins adaptés.
2.2.4         Les producteurs viendront eux-mêmes livrer leur production dans ces magasins prévus, et y seront payés aussitôt.
2.2.5         La société fournit ensuite le produit aux commerçants de gros désireux de les écouler dans le marché.
2.2.6         Ces derniers vont ensuite fournir le produit aux détaillants désireux de les apporter chez les consommateurs.

 

2.3  Les prix seront normalisés

2.3.1       Le prix au producteur est calculé de façon à comprendre :

2.3.1.1         Le prix de revient à l’unité pour un producteur travaillant sur un hectare

2.3.1.2         Une marge de 30%

2.3.2       Le prix au commerçant de gros est calculé de façon à comprendre :

2.3.2.1         Le prix de revient qui sera le prix de vente du producteur travaillant sur un hectare

2.3.2.2         Une marge unitaire égale à celle du producteur

2.3.3       Le prix au commerçant détaillant est calculé de façon à comprendre :

2.3.3.1         Le prix de revient qui sera le prix de vente du commerçant de gros

2.3.3.2         Une marge unitaire égale à celle du producteur

2.3.4       Le prix au consommateur final est calculé de façon à comprendre :

2.3.4.1         Le prix de revient qui sera le prix de vente du commerçant détaillant

2.3.4.2         Une marge unitaire égale à celle du producteur

3        Constitution

Dans le cas des sociétés de commercialisation du domaine agricole, la constitution pourrait être simple, en dehors du siège.

3.1       Ces sociétés seront essentiellement constituées de magasins de stockage adaptés au produit concerné.

Chaque magasin devrait disposer d’un pont bascule avec le personnel suivant :

  • Deux agents pour le gardiennage « entrée sortie »
  • Un caissier
  • Un comptable
  • Un informaticien éventuellement
  • Un peseur
3.2       Chaque quantité qui entre est comptabilisée.
3.3       Chaque quantité qui sort est comptabilisée.
3.4       Le système est informatisé et sécurisé.
3.5       Le staff au siège surveille le bon fonctionnement de l’ensemble.

4        Avantages

Avec de telles sociétés, les avantages sont multiples :

  • Régler enfin le problème chronique de mévente et de bons impayés des paysans, et mettre un terme à leurs fréquentes lamentations. Ces paysans, en étant actionnaires, pourront ainsi gagner deux fois.
  • Encourager les producteurs agricoles à plus de production et pérenniser cette production
  • Encourager et pérenniser la production industrielle dérivée de cette production agricole
  • Libérer et Promouvoir l’économie globale.

Promouvoir les activités génératrices de richesses pour contribuer au redressement de la balance des paiements : Une usine, fabrique de papiers pour la création de vrais emplois

 

Les activités génératrices de richesses doivent constituer l’essentiel de nos occupations pour un développement durable. Toutefois, dans un souci de cohérence, cela ne saurait se faire véritablement qu’une fois l’économie bien organisée. Pour ce faire, ce ne serait suffisant de se focaliser sur des directives étrangères se basant sur des chiffres dont la compréhension effective n’est pas certaine, et correspondant plutôt à des économies n’ayant pas la même morphologie que la notre. En toute circonstance, il convient de regarder la situation en face pour définir ses objectifs, et de savoir que l’économie ne saurait se baser que sur la satisfaction des besoins humains, eu égard à la culture et au mode de vie de chacun. C’est la raison pour laquelle,  notre balance des paiements pourraient être un guide éloquent. En effet, elle est plombée par nos besoins que nous ne sachions satisfaire nous-mêmes. Dans cette situation, ne serait-il pas judicieux de s’attaquer à l’augmentation de nos capacités à résoudre ce problème ? On pourrait alors se rendre compte que le redressement de notre balance des paiements cadrerait avec notre autosuffisance. Il convient donc de s’attaquer aux besoins de cette balance pour définir un plan. Toutefois, cela devrait se faire une fois les facteurs de productions maîtrisés, et bien réglés. Ceci devrait permettre de dégager une liste de priorités à réaliser, et dont y figureraient en bonne place les industries permettant de valoriser et développer les activités primaires, mais également certaines industries transversales comme une usine de fabrication de papiers. Il convient simplement d’observer notre consommation de papier, pour l’éducation, l’administration et l’information, le tout étant importé.

Ceci aurait un autre avantage. Devant le problème obstiné des ordures ménagères dont le traitement est encore, à ce jour, en état de tergiversation, il y a lieu de prendre en compte le fait qu’une partie est faite de papiers d’emballage à recycler, et qui pourraient entrer comme matière première dans cette usine. Ceci devrait certainement propulser les usines de traitement des ordures ménagères, et ensuite, promouvoir la fabrication de papier d’emballage pour la transformation de nos produits locaux.

Tous les autres projets devront alors suivre le processus, au fur et à mesure, pour que l’Afrique constitue un lieu où l’on ait envie d’y rester.

Un appel d’offres pourrait être lancé pour la construction de ces usines, dont le capital devrait provenir d’une participation de la population, sous forme d’actions, au lieu des emprunts difficiles à gérer. Ceci devrait être une nouvelle voie pour le financement et la participation responsable de la population dans les activités de développement.

Nos jeunes devraient constituer un maillon important de ce projet, en devenant actionnaires dans les sociétés qui vont être créées, tout en y étant employés responsables, veillant à ce que la gestion soit saine et exempte de toute action faisant penser à une quelconque « mal gouvernance ».

Cette solution serait certainement préférable à l’émigration clandestine, avec tout ce qu’elle comporte comme brimades et surprises désagréables.

Il convient donc que l’on s’y mette tous.

Un appel est donc lancé à tous les amis de l’Afrique.

Les notaires devront y contribuer avec toute la rigueur requise pour la création sécurisée de ces sociétés.

Les cadres compétents devront également s’y impliquer avec sérieux et dévouement pour que l’Afrique constitue enfin un continent où il fait bon vivre, à l’instar de tous les autres.

L’Afrique étant un continent à bâtir, ne devrions-nous pas nous y mettre et créer des emplois pour les jeunes ?

CES ROUTES DÉGRADÉES A RÉHABILITER ET A ENTRETENIR

Réparer ces routes et empêcher leur dégradation en dégageant un budget annuel pour leur entretien, c’est du travail que les jeunes pourraient faire, au lieu de passer le temps à prendre le thé ou de prendre la mer.

Mais il convient également de les pousser vers l’agriculture, l’élevage, la pêche par l’incitation, et bâtir l’agro-industrie qui doit accompagner ces secteurs de l’économie pour au moins une autosuffisance alimentaire concrète.

L’Afrique étant par essence une zone de culture, ne devrions-nous pas exploiter cette possibilité ?

La production agricole permet certes de nourrir la population, ce qui permet de satisfaire un des besoins fondamentaux de l’homme. Il faudrait tout simplement qu’elle soit suffisante.

Une fois faite,

  • il convient de la rendre durable.
  • Il convient également de la rendre plus efficiente et l’étendre.
  • Il convient également de la conserver.

Pour ce faire, il faudrait des usines de conservation et de transformation. Cela donne de la valeur ajoutée à nos produits locaux. Cela donne également du travail pour les  jeunes.

  • Ainsi, beaucoup d’usines devraient être construites pour la conservation et la transformation de nos produits locaux (mangues, goyaves, carassol, pomme cannelle, bissap, bouye, payaye etc. …).

La Côte d’Ivoire transforme ses ananas depuis longtemps et commercialise avec une bonne conservation ses bananes.

Elle a fait un grand effort avec son café et son cacao qui sont commercialisés ou conservés ou transformés.

Ne devrait-elle pas servir d’exemple ?

  • Pour le cas du Sénégal, avec l’arachide, il convient de créer une société chargée de commercialiser l’arachide en l’achetant entièrement et en la stockant, pour la revendre ensuite tranquillement à des usines pour la fabrication d’huile, de tourteaux, de pâtes d’arachide, de cacahuètes, de gâteaux etc. Tout le monde devrait participer dans cette société, et cela donnerait beaucoup d’emplois.

Cette société aurait tout simplement besoin de magasin de stockage dans toutes les régions, avec la sécurité requise.

Les usines qui vont être créées, vont être de véritables sources d’emplois, contribuant réellement à la création de richesses et d’emplois, et au redressement de notre balance des paiements.

  • Concernant le maraîchage, il faudrait également des sociétés qui achètent entièrement la production et la conservent convenablement pour la revendre tranquillement. Cela demande des chambres froides un peu  partout dans le pays, avec l’avantage qu’on pourra les électrifier au solaire photovoltaïque.
    • Ainsi une deuxième usine d’assemblage de panneaux solaires est requise pour répondre à cette demande. Il faudrait la participation de tous dans cette société.
    • Pour la construction des chambres froides, la compétence devrait exister. Sinon, il convient de faire un appel d’offres international, tout en essayant de maîtriser la technologie.
  • Il faudrait également des usines pour satisfaire nos besoins indispensables en papier pour le développement de nos activités dans l’éducation, l’administration, et l’information, ce produit insoupçonné contribuant sérieusement à plomber notre balance des paiements. Il convient de le maîtriser.
  • Ainsi, dans l’ensemble, il s’agit d’usines qui devraient permettre de vrais emplois contribuant effectivement au redressement de notre balance des paiements.
  • Maintenant pour créer concrètement tout cela, le financement et la formation constituent les difficultés majeures.
    • Pour le financement, il s’agit de créer des sociétés dans lesquelles tout le monde pourrait participer par des actions accessibles à tous.
    • Les notaires sont appelés à mettre en place le cadre avec toute la sécurité nécessaire.
    • La technologie est assurée par le fournisseur qu’on choisira par appel d’offres
    • Ce dernier devrait se charger en même temps de faire la formation.

Il convient donc que les initiatives se délient et s’accordent.

Un appel est donc lancé à tous.