A propos de la Banque Mondiale

  1. INTRODUCTION

Depuis son existence, la Banque Mondiale fait des prêts à des pays, en particuliers non développés, pour les aider à améliorer le quotidien de leur population.

Certes, par ce biais, des pays ont réussi à se développer. On peut par exemple penser à des pays asiatiques comme la Corée du Sud.

Mais au niveau de l’Afrique, très peu d’avancée a été notée, alors que la dette constitue plutôt un fardeau, dont il est difficile de se débarrasser.

Et cependant, la Banque Mondiale devient immensément riche.

2. LE PROBLEME

Il est alors question de se poser quelques questions.

  • Est-ce que ce système de prêt est efficace pour développer un pays ?
  • Est-ce que la Banque Mondiale se soucie réellement de l’enrichissement du pays emprunteur ou plutôt du remboursement de sa dette ?
  • Est-ce que les conditions de remboursement sont abordables pour certains pays ?
  • Est-ce que les conditions de remboursement sont suffisamment connues, pour certains pays ?
  • Est-ce que les conditions de remboursement sont suffisamment maîtrisables, pour certains pays ?
  • Est-ce que les conditions de remboursement sont suffisamment aisées à mettre en œuvre, pour certains pays ?

Voilà des questions que, de part et d’autre, on devrait se poser.

3. FACE AU PROBLEME

 3.1La faute peut se trouver de part et d’autre.

Mais il conviendrait que la Banque Mondiale, dont la mission est d’aider les pays faibles à se développer, se remette en cause.

Un pays peut demander un prêt sans pour autant que cela serve à l’enrichir. Sa dette s’alourdit. Cela peut se répéter à plusieurs reprises. La Banque Mondiale constatera le problème quand le remboursement piétinera. Elle fera certainement des mises en garde sans lui apporter réellement une solution palpable. En particulier, elle finira par lui administrer un ajustement structurel.

Ce pays sera davantage dans le gouffre.

3.2 Les priorités d’un développement

Il conviendrait d’apprendre à tous les pays les priorités d’un développement.

La première priorité devrait consister à acquérir des ressources en interne. Il convient alors de bâtir le système économique de telle sorte que ces ressources se développent intérieurement et harmonieusement.

Il sera question ensuite de les faire grossir. Un prêt pour cela pourrait être efficace, avec une facilité de remboursement.

3.3 Référence au PIB et à la croissance

On fait référence souvent au Produit Intérieur Brut (PIB), sans pour autant en maîtriser les bases.

Il convient de savoir qu’un PIB efficace doit être bâti sur un secteur primaire solide.

En particulier, l’agriculture doit en avoir la part prépondérante, dans un pays en développement qui importe sa nourriture.

Cette agriculture doit être modernisée régulièrement, avec une formation permanente des acteurs à la base, précisément des paysans. Sa croissance doit être effective. Tout emprunt du pays devrait avoir une répercussion positive sur cette croissance, quel que soit le secteur.

La croissance d’un tel PIB peut refléter un vrai développement.

Or, la méthode générale acceptée par les bailleurs de fond, est celle de savoir si le projet emprunteur peut rembourser sa dette de manière intrinsèque. Cette méthode peut être valable si le système économique est bien bâti à la base. Et il se trouve que tel n’est pas le cas dans la plupart des pays pauvres d’Afrique.

Il peut alors arriver de demander à moderniser un secteur tertiaire qui pourrait certainement rembourser sa dette, mais sans se rendre compte qu’il s’alimente sur les ressources réelles du pays lesquelles pourraient être insuffisantes. Quand ce secteur fait de la croissance, on croit bien faire, alors qu’on appauvrit le pays.

Il convient de savoir qu’un PIB, bâti sur un secteur tertiaire, dans un pays pauvre, n’a pas de sens.

Si de surcroît, ce secteur ignore la population locale, la situation est alors déplorable.

La Banque Mondiale ne devrait pas encourager un tel système.

3.4 Face aux conditions de remboursement de la dette

Les conditions de gestion d’un prêt de la Banque Mondiale semblent méconnues par les acteurs concernés, en ce sens qu’elles sont contraignantes et très liées au délai, alors que ces derniers apparaissent rarement par des mises en garde sur ces chantiers interminables.

En effet, il est bon de savoir que quand la Banque Mondiale octroie un prêt à un pays, ce dernier commence aussitôt à payer des frais de gestion sur le montant prêté non encore décaissé, et ceci jusqu’à terme. (Ceci semble généralisé avec tous les autres bailleurs de fonds).

On paie ensuite des intérêts sur les montants décaissés dont le remboursement est arrivé à échéance, si le délai de grâce a expiré.

Ces intérêts restent dus et augmentent en fonction du temps, tant que le remboursement n’est pas fait. Il peut ainsi arriver que les intérêts seuls dépassent le montant du principal à rembourser, quand le pays est dans des difficultés pour honorer ses engagements. Et il risque ensuite l’ajustement structurel, avec les privatisations suggérées ou plutôt forcées.

Il convient donc de se tenir prêt avant de contracter le prêt, et de faire vite pour la réalisation du projet, dans les règles de l’art. Ceci est sans compter avec les va et vient de la Banque Mondiale, doublés de ceux des autorités locales (DCMP  etc….).

Les compétences capables de relever un tel défi sont-elles souvent présentes ?

Face à cela, qu’en est-il de ces chantiers qui perdurent ?

Et si après réalisation, le projet n’est pas capable de rembourser le prêt ?

Eh bien c’est la population qui remboursera bien évidemment.

Il en a été ainsi depuis plus de 50 ans.

Les techniciens et financiers qui gèrent le projet doivent être informés sur ce fait et faire diligence, en citoyens patriotes.

Une réflexion sur « A propos de la Banque Mondiale »

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