A propos des remises de courant après une coupure d’électricité

Très souvent, après une coupure de courant, à priori suite à un défaut, l’opérateur a tendance à s’empresser de procéder à une remise, pour minimiser l’énergie non distribuée, sans pour autant avoir toutes les assurances que le défaut a disparu. Ceci peut être à l’origine de plusieurs remises répétées sans succès.

Ceci est une pratique à éviter.

Il convient avant chaque remise de circonscrire ce qui a occasionné la coupure, de régler le problème de manière effective, avant de procéder à une remise.

En effet, ceci peut éviter une remise sur un défaut, ce qui ne fait que solliciter durement les équipements, particulièrement les câbles, lesquels vieillissent prématurément, et deviennent de plus en plus vulnérables, devenant ainsi le siège de beaucoup plus de risques d’interruptions non désirées, pour un service qui doit être assuré 24 heures sur 24. D’une manière générale, les équipements de production, de transport et de distribution qui injectent sur un défaut violent subissent aussi des dommages qui, à la longue, les rendent de plus en plus vulnérables ; ce qui de facto, détériore les performances qu’on aurait pu espérer sur l’énergie non distribuée.

Par ailleurs, il convient de savoir que ceci porte préjudice aussi à la clientèle.

Chez les clients domestiques, on pourra noter une prépondérance d’appareils frigorifiques. Ceux-ci ont la particularité de fonctionner avec un compresseur mu par un moteur électrique, lequel demande un courant de démarrage relativement important.

L’opérateur, pour faire face à toutes les puissances agrégées de ces moteurs, aura à augmenter la fréquence, pour réussir son démarrage. De plus, ce moteur devrait vaincre la force opposée au compresseur qui doit faire monter un gaz dans le circuit de l’évaporateur en vue d’y être détendu. Ce gaz, en général, lors d’une coupure aura tendance à ne plus s’acheminer vers l’évaporateur où, avant d’y arriver, une force importante l’attend dans le détendeur, mais plutôt à procéder à un retour vers le compresseur. Une remise du courant à cette phase met le moteur à rude épreuve, car devant supporter le compresseur qui doit faire face à ce gaz qui descend. Ceci peut endommager le moteur et par conséquent le compresseur, rendant ainsi le frigo hors d’usage.

Ce préjudice est dur pour le client, qui en général subit le risque de perdre sa provision, ainsi que des dépenses supplémentaires pour la réparation.

Quant aux clients industriels, qui sont en général équipés de beaucoup de moteurs, le problème est encore beaucoup plus difficile. Ils le connaissent bien en général et cherchent à y remédier.

Ils risquent un courant de démarrage important, augmentant leur puissance appelée, laquelle est source de pénalisation pécuniaire à leur encontre, alors que leur responsabilité n’est pas engagée.

Ceux qui seront équipés d’appareils de délestage, leur permettant de différer la remise de chaque moteur, seront plus chanceux.

Tandis que pour les autres, un délai de remise un peu plus long, serait nécessaire, le temps de leur permettre  de couper leurs appareils, et de les remettre un à un, après le retour du courant.

Tout ceci peut être source de frustration dans un système où doit régner la concorde entre les différents acteurs.

Il serait donc meilleur, pour l’opérateur distributeur d’électricité, de circonscrire d’abord l’origine de la coupure, d’y remédier effectivement, avant de procéder à une remise du courant.

Ceci est certes plus bénéfique pour le client, mais également pour cet opérateur.

En effet, la remise du courant pourrait être facilitée à ce dernier, si la charge est allégée, ce qui lui permettrait de ménager ainsi ses moyens de production.

Cet acte serait plus économique et plus patriotique.

Cependant, le spectre de la pénalisation de l’énergie non distribuée pousse certains agents à remettre le courant vaille que vaille, et le plus rapidement possible, sans se soucier des inconvénients susceptibles d’être engagés dans ce processus.

Une formation à leur adresse serait ainsi nécessaire.

Le meilleur moyen de minimiser l’énergie non distribuée, est de faire une bonne maintenance, passant par une bonne conduite et une bonne surveillance des équipements, en évitant de leur demander plus qu’ils ne peuvent. Pour satisfaire correctement la demande, il convient alors de s’équiper en conséquence, en prenant en compte les périodes de maintenance, afin d’assurer un service continu 24 heures sur 24.

 

Problématique du développement au SENEGAL et en AFRIQUE

Le développement est d’abord économique. C’est ensuite qu’il soutient l’aspect social grâce aux revenus obtenus.

Son premier objectif est donc d’enrichir le pays, tout en veillant à une répartition équitable des revenus.

D’où proviennent ces revenus ?

Eh bien des retombées du travail de la population tout simplement.

On pourra scinder ce travail en :

  • Fonctionnement de l’Etat
  • Infrastructures de base
  • Activités génératrices de revenus

Les infrastructures de base constituent des leviers importants grâce auxquels, les activités génératrices de revenus vont pouvoir se réaliser.

Elles sont réalisées par l’Etat, avec l’argent du contribuable, provenant de ces activités génératrices de revenus. Généralement, cela se fait par des emprunts extérieurs, que l’on remboursera graduellement, grâce à ces revenus, par l’aide des impôts et taxes.

L’Etat travaille pour la population. Son bon fonctionnement assure à cette dernière la sécurité et l’ordre. Il doit aussi lui assurer la santé et l’éducation.

Dès lors, la population, individuellement ou par collectivités, se trouve à l’aise pour réaliser les activités génératrices de revenus nécessaires. Ces dernières doivent être assez importantes, pour faire face, d’abord aux frais permettant de les accomplir, ensuite au fonctionnement de l’Etat, ainsi qu’au remboursement des infrastructures de base, pour enfin générer une marge, autrement dit une vraie croissance.

L’on peut donc constater que les activités génératrices de revenus sont les mamelles à partir desquelles se nourrissent l’Etat, les infrastructures de base, ainsi que la population elle-même.

Par conséquent, si elles sont insuffisantes pour faire face à ces obligations, le déficit risque d’être comblé par des dettes, ou tout simplement, se traduire par une pauvreté.

Et le Sénégal, à l’instar de tous les pays, aura l’obligation de faire face à ces impératifs. Mais il aura la particularité d’avoir régulièrement contracté beaucoup de prêts, depuis son indépendance, et souvent pour des infrastructures de base infructueuses, de même que pour un fonctionnement de son Etat. Ceci le met alors, face à une dette chronique, déjà assez colossale, en plus de ces obligations ci-dessus.

Dès lors, ne devrait-on pas étudier les causes de cette situation, particulièrement de cette dette grandissante ?

Mais l’on a toujours pensé à augmenter cette dernière, pour une croissance utopique, sans les préalables nécessaires. En effet, un prêt émanant de ces Bailleurs de fonds est difficilement gérable par un non averti.

Une autre vue sous un autre angle de l’économie consiste à examiner la balance des paiements, à savoir les exportations et les importations. Si depuis longtemps, le Sénégal fonde l’essentiel de son budget sur les taxes à l’importation, cette dernière ne saurait cesser d’être favorisée.

On verra que la Senelec (Société Nationale d’Electricité) pèsera sur la balance avec ses besoins en fuel.

Le gasoil des véhicules est en accroissement constant et renforce le déficit.

Le Sénégalais se voulant émancipé, est en général éduqué pour porter sa préférence sur des produits importés.

Les opérateurs téléphoniques privés prennent quotidiennement des mains de la population des sommes colossales qu’ils transfèrent à l’extérieur, à priori sans le recyclage interne, vital dans un tel secteur vorace en ressources économiques.

L’essentiel des entreprises, qui semblent faire de la croissance, se fonde sur des activités d’importation (farine de blé, riz, lait, produits manufacturés, pacotilles, etc.…).

C’est l’arachide qui faisait face à ces importations alors qu’elle est maintenant presque à l’abandon.

Le phosphate qui l’épaulait n’est plus.

Les activités génératrices de revenus exportatrices sont quasi inexistantes.

Cette situation est presque celle de la plupart des pays d’Afrique.

Heureusement que les émigrés font quelques rentrées qui peinent, parce que de plus en plus combattues, suite à l’aversion qu’ils rencontrent à la source.

Devant une telle situation, comment pourrait-on faire de la croissance ?

Cette croissance serait-elle celle des entreprises importatrices ?

 

Dans ce cas, la situation mériterait certainement d’être revue.