Une société Sénégalaise de Commercialisation de l’Arachide (SCA) pour libérer l’énergie paysanne et créer des emplois

La Sénégalaise  de Commercialisation de l’Arachide (SCA)

Comme déjà dit dans un article précédent, on pourrait créer des entreprises susceptibles de promouvoir l’économie et créer de vrais emplois.

En particulier dans le domaine de l’agriculture, il convient de solutionner l’épineux problème de commercialisation de l’arachide, qui pèse lourdement sur le plateau des blocages au développement. Au-delà de cette première satisfaction, il faudrait noter une bonne possibilité de créer des emplois pour les jeunes ainsi que des perspectives de rentabilité plutôt intéressantes quant à leur durabilité.

Ainsi, à titre d’exemple, la création de la société SCA (Sénégalaise  de Commercialisation de l’Arachide), évoquée dans un article précédent, va avoir des objectifs intéressants :

  1. L’obligation d’acheter en priorité toute l’arachide destinée à être vendue par les producteurs, donc en les rassurant avant le semis contre tout problème de mévente et de non paiement
  2. l’avantage de satisfaire une bonne partie des doléances de nos paysans, qui pourront rapidement rentrer dans leurs fonds et s’attaquer à d’autres investissements, d’où un encouragement de la filière, mais également, être des actionnaires
  3. la constitution d’une source d’emplois pour les jeunes avec de bonnes perspectives de rentabilité.

En particulier, en considérant un prix au producteur de 175 FCFA qui serait payé comptant, on peut tabler sur :

  • un prix au commerçant de gros de 215 FCFA
  • un prix au commerçant détaillant de 254 FCFA
  • un prix au consommateur final de 295 FCFA

Cette structuration est une proposition assurant à chaque catégorie la même marge bénéficiaire unitaire.

Sur une prévision annuelle d’un million de tonnes (ce que l’on produisait dans les années 60), on pourrait alors prévoir :

  • un chiffre d’affaires de 215 Milliards
  • un prix de revient de 175 Milliards
  • une marge brute de 40 Milliards

Ceci permettrait :

  • de payer 6 Milliards de salaires pouvant intégrer un salaire moyen mensuel de 250 000 FCFA pour 1000 employés, avec la prise en compte de tous les frais sociaux correspondants.
  • Une marge résiduelle à priori assez consistante pour inclure :
    • les frais généraux (transport, électricité, téléphone, etc. …),
    • les frais bancaires,
    • l’amortissement du matériel
    • ainsi que les impôts sur le revenu,
    • et la rémunération des actionnaires.

Il reste entendu que l’Etat devra favoriser une telle société avec une TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée) assez réduite ou la plus basse possible.

Jeunes du Sénégal et d’Afrique, vous qui êtes soucieux de trouver un emploi concret pouvant propulser notre économie, voilà donc une société dont la création devrait vous intéresser.

 

Créer des Sociétés génératrices de vrais emplois pour la population dont les jeunes constituent la cible essentielle

  1. Des Sociétés génératrices de vrais emplois

Il est certainement possible de créer des emplois réels et utiles pour le bon fonctionnement de notre économie dans les différents domaines que sont l’agriculture, l’élevage, la pêche, les mines, ainsi que dans les industries bâties sur ces bases, etc… .

1.1     Dans le domaine agricole

L’on constate que l’agriculture sénégalaise est particulièrement confrontée à un problème de commercialisation, les producteurs n’arrivant pas à disposer à temps de leurs revenus, avec tous les préjudices en découlant, ainsi que les plaintes régulières que l’on ne cesse de constater dans leurs réactions, avec l’appui de la population. Or une solution est possible, avec des sociétés spécifiquement engagées dans la commercialisation de ces produits, ainsi que des perspectives d’emplois non négligeables.  Par ailleurs, cette solution aura l’avantage de vivifier la filière, d’impliquer en particulier la participation de la population qui y trouvera satisfaction, et de régler assez convenablement ce problème qui n’a que trop duré, plombant depuis longtemps notre économie. Ces sociétés pourront être les suivantes :

1.1.1     Sénégalaise  de Commercialisation de l’Arachide (SCA)
1.1.2     Sénégalaise de Commercialisation du Riz (SCR)
1.1.3     Sénégalaise de Commercialisation de l’oignon (SCO)
1.1.4     Sénégalaise de Commercialisation de la Pomme de Terre (SCP)
1.1.5     Sénégalaise de Commercialisation des autres produits Maraîchers (SCM)

1.2     Dans le domaine industriel 

1.2.1     Sénégalaise  de Fabrique de papier (SFP)
1.2.2     Sénégalaise  de Valorisation des Ordures Ménagères (SVOM)
1.2.3     Et d’autres

2         Formes de réalisation des sociétés génératrices d’emplois

Ces sociétés seront réalisées sous la forme de « sociétés anonymes » dans lesquelles, tous les sénégalais auront la possibilité de participer en achetant des actions, chacun choisissant la ou les sociétés qui lui conviennent.

2.1     Le Capital

Le Capital sera constitué par l’apport des actionnaires, tous les sénégalais désireux d’y participer, étant concernés.

A titre d’exemple, en tablant sur une participation de 5 000 000 de sénégalais, chacun apportant 3 000 F CFA, cela ferait 15 Milliards FCFA.

2.2  Le Fonctionnement :

2.2.1         Chaque société a l’exclusivité de l’achat du produit concerné.
2.2.2         Dans cette société, les producteurs participeront et feront partie des actionnaires.
2.2.3         La société achète systématiquement toute la production concernée, et la stocke dans des magasins adaptés.
2.2.4         Les producteurs viendront eux-mêmes livrer leur production dans ces magasins prévus, et y seront payés aussitôt.
2.2.5         La société fournit ensuite le produit aux commerçants de gros désireux de les écouler dans le marché.
2.2.6         Ces derniers vont ensuite fournir le produit aux détaillants désireux de les apporter chez les consommateurs.

 

2.3  Les prix seront normalisés

2.3.1       Le prix au producteur est calculé de façon à comprendre :

2.3.1.1         Le prix de revient à l’unité pour un producteur travaillant sur un hectare

2.3.1.2         Une marge de 30%

2.3.2       Le prix au commerçant de gros est calculé de façon à comprendre :

2.3.2.1         Le prix de revient qui sera le prix de vente du producteur travaillant sur un hectare

2.3.2.2         Une marge unitaire égale à celle du producteur

2.3.3       Le prix au commerçant détaillant est calculé de façon à comprendre :

2.3.3.1         Le prix de revient qui sera le prix de vente du commerçant de gros

2.3.3.2         Une marge unitaire égale à celle du producteur

2.3.4       Le prix au consommateur final est calculé de façon à comprendre :

2.3.4.1         Le prix de revient qui sera le prix de vente du commerçant détaillant

2.3.4.2         Une marge unitaire égale à celle du producteur

3        Constitution

Dans le cas des sociétés de commercialisation du domaine agricole, la constitution pourrait être simple, en dehors du siège.

3.1       Ces sociétés seront essentiellement constituées de magasins de stockage adaptés au produit concerné.

Chaque magasin devrait disposer d’un pont bascule avec le personnel suivant :

  • Deux agents pour le gardiennage « entrée sortie »
  • Un caissier
  • Un comptable
  • Un informaticien éventuellement
  • Un peseur
3.2       Chaque quantité qui entre est comptabilisée.
3.3       Chaque quantité qui sort est comptabilisée.
3.4       Le système est informatisé et sécurisé.
3.5       Le staff au siège surveille le bon fonctionnement de l’ensemble.

4        Avantages

Avec de telles sociétés, les avantages sont multiples :

  • Régler enfin le problème chronique de mévente et de bons impayés des paysans, et mettre un terme à leurs fréquentes lamentations. Ces paysans, en étant actionnaires, pourront ainsi gagner deux fois.
  • Encourager les producteurs agricoles à plus de production et pérenniser cette production
  • Encourager et pérenniser la production industrielle dérivée de cette production agricole
  • Libérer et Promouvoir l’économie globale.

Promouvoir les activités génératrices de richesses pour contribuer au redressement de la balance des paiements : Une usine, fabrique de papiers pour la création de vrais emplois

 

Les activités génératrices de richesses doivent constituer l’essentiel de nos occupations pour un développement durable. Toutefois, dans un souci de cohérence, cela ne saurait se faire véritablement qu’une fois l’économie bien organisée. Pour ce faire, ce ne serait suffisant de se focaliser sur des directives étrangères se basant sur des chiffres dont la compréhension effective n’est pas certaine, et correspondant plutôt à des économies n’ayant pas la même morphologie que la notre. En toute circonstance, il convient de regarder la situation en face pour définir ses objectifs, et de savoir que l’économie ne saurait se baser que sur la satisfaction des besoins humains, eu égard à la culture et au mode de vie de chacun. C’est la raison pour laquelle,  notre balance des paiements pourraient être un guide éloquent. En effet, elle est plombée par nos besoins que nous ne sachions satisfaire nous-mêmes. Dans cette situation, ne serait-il pas judicieux de s’attaquer à l’augmentation de nos capacités à résoudre ce problème ? On pourrait alors se rendre compte que le redressement de notre balance des paiements cadrerait avec notre autosuffisance. Il convient donc de s’attaquer aux besoins de cette balance pour définir un plan. Toutefois, cela devrait se faire une fois les facteurs de productions maîtrisés, et bien réglés. Ceci devrait permettre de dégager une liste de priorités à réaliser, et dont y figureraient en bonne place les industries permettant de valoriser et développer les activités primaires, mais également certaines industries transversales comme une usine de fabrication de papiers. Il convient simplement d’observer notre consommation de papier, pour l’éducation, l’administration et l’information, le tout étant importé.

Ceci aurait un autre avantage. Devant le problème obstiné des ordures ménagères dont le traitement est encore, à ce jour, en état de tergiversation, il y a lieu de prendre en compte le fait qu’une partie est faite de papiers d’emballage à recycler, et qui pourraient entrer comme matière première dans cette usine. Ceci devrait certainement propulser les usines de traitement des ordures ménagères, et ensuite, promouvoir la fabrication de papier d’emballage pour la transformation de nos produits locaux.

Tous les autres projets devront alors suivre le processus, au fur et à mesure, pour que l’Afrique constitue un lieu où l’on ait envie d’y rester.

Un appel d’offres pourrait être lancé pour la construction de ces usines, dont le capital devrait provenir d’une participation de la population, sous forme d’actions, au lieu des emprunts difficiles à gérer. Ceci devrait être une nouvelle voie pour le financement et la participation responsable de la population dans les activités de développement.

Nos jeunes devraient constituer un maillon important de ce projet, en devenant actionnaires dans les sociétés qui vont être créées, tout en y étant employés responsables, veillant à ce que la gestion soit saine et exempte de toute action faisant penser à une quelconque « mal gouvernance ».

Cette solution serait certainement préférable à l’émigration clandestine, avec tout ce qu’elle comporte comme brimades et surprises désagréables.

Il convient donc que l’on s’y mette tous.

Un appel est donc lancé à tous les amis de l’Afrique.

Les notaires devront y contribuer avec toute la rigueur requise pour la création sécurisée de ces sociétés.

Les cadres compétents devront également s’y impliquer avec sérieux et dévouement pour que l’Afrique constitue enfin un continent où il fait bon vivre, à l’instar de tous les autres.

L’Afrique étant un continent à bâtir, ne devrions-nous pas nous y mettre et créer des emplois pour les jeunes ?

CES ROUTES DÉGRADÉES A RÉHABILITER ET A ENTRETENIR

Réparer ces routes et empêcher leur dégradation en dégageant un budget annuel pour leur entretien, c’est du travail que les jeunes pourraient faire, au lieu de passer le temps à prendre le thé ou de prendre la mer.

Mais il convient également de les pousser vers l’agriculture, l’élevage, la pêche par l’incitation, et bâtir l’agro-industrie qui doit accompagner ces secteurs de l’économie pour au moins une autosuffisance alimentaire concrète.

L’Afrique étant par essence une zone de culture, ne devrions-nous pas exploiter cette possibilité ?

La production agricole permet certes de nourrir la population, ce qui permet de satisfaire un des besoins fondamentaux de l’homme. Il faudrait tout simplement qu’elle soit suffisante.

Une fois faite,

  • il convient de la rendre durable.
  • Il convient également de la rendre plus efficiente et l’étendre.
  • Il convient également de la conserver.

Pour ce faire, il faudrait des usines de conservation et de transformation. Cela donne de la valeur ajoutée à nos produits locaux. Cela donne également du travail pour les  jeunes.

  • Ainsi, beaucoup d’usines devraient être construites pour la conservation et la transformation de nos produits locaux (mangues, goyaves, carassol, pomme cannelle, bissap, bouye, payaye etc. …).

La Côte d’Ivoire transforme ses ananas depuis longtemps et commercialise avec une bonne conservation ses bananes.

Elle a fait un grand effort avec son café et son cacao qui sont commercialisés ou conservés ou transformés.

Ne devrait-elle pas servir d’exemple ?

  • Pour le cas du Sénégal, avec l’arachide, il convient de créer une société chargée de commercialiser l’arachide en l’achetant entièrement et en la stockant, pour la revendre ensuite tranquillement à des usines pour la fabrication d’huile, de tourteaux, de pâtes d’arachide, de cacahuètes, de gâteaux etc. Tout le monde devrait participer dans cette société, et cela donnerait beaucoup d’emplois.

Cette société aurait tout simplement besoin de magasin de stockage dans toutes les régions, avec la sécurité requise.

Les usines qui vont être créées, vont être de véritables sources d’emplois, contribuant réellement à la création de richesses et d’emplois, et au redressement de notre balance des paiements.

  • Concernant le maraîchage, il faudrait également des sociétés qui achètent entièrement la production et la conservent convenablement pour la revendre tranquillement. Cela demande des chambres froides un peu  partout dans le pays, avec l’avantage qu’on pourra les électrifier au solaire photovoltaïque.
    • Ainsi une deuxième usine d’assemblage de panneaux solaires est requise pour répondre à cette demande. Il faudrait la participation de tous dans cette société.
    • Pour la construction des chambres froides, la compétence devrait exister. Sinon, il convient de faire un appel d’offres international, tout en essayant de maîtriser la technologie.
  • Il faudrait également des usines pour satisfaire nos besoins indispensables en papier pour le développement de nos activités dans l’éducation, l’administration, et l’information, ce produit insoupçonné contribuant sérieusement à plomber notre balance des paiements. Il convient de le maîtriser.
  • Ainsi, dans l’ensemble, il s’agit d’usines qui devraient permettre de vrais emplois contribuant effectivement au redressement de notre balance des paiements.
  • Maintenant pour créer concrètement tout cela, le financement et la formation constituent les difficultés majeures.
    • Pour le financement, il s’agit de créer des sociétés dans lesquelles tout le monde pourrait participer par des actions accessibles à tous.
    • Les notaires sont appelés à mettre en place le cadre avec toute la sécurité nécessaire.
    • La technologie est assurée par le fournisseur qu’on choisira par appel d’offres
    • Ce dernier devrait se charger en même temps de faire la formation.

Il convient donc que les initiatives se délient et s’accordent.

Un appel est donc lancé à tous.

Nécessité de faire des économies d’énergie électrique ou autre

Ne faudrait-il pas faire des économies d’énergie, surtout électrique ?

Quand on sait que cette énergie est principalement du pétrole importé, et que c’est de fortes sommes d’argent que le pays a peinées en échange pour l’avoir, ceci plombant depuis fort longtemps notre balance des paiements, et par conséquent notre décollage économique, on doit être conscient qu’il n’est nullement question de la gaspiller. Il devient alors compréhensible que cette énergie fasse l’objet d’une obligation d’utilisation utile, pour alléger ce fardeau, augmenter son efficience, afin qu’on puisse prétendre à un développement du pays.
L’énergie électrique est indispensable au fonctionnement des ménages ainsi que des entreprises, qui en ont besoin en permanence. C’est ainsi que la Senelec devrait la mettre à leur disposition sans y chercher un quelconque bénéfice, sauf des réserves pour aléas et réajustement de l’économie. En effet, il s’agit d’une utilité publique, appartenant à toute la population, et constituant plutôt une arme pour le développement économique et social du pays. C’est la raison pour laquelle, elle devrait être mise à la disposition de tous, au moindre coût, pour que chacun puisse l’utiliser et participer au développement du pays.
Par ailleurs, tout un chacun serait d’accord que cette énergie électrique, qui provient principalement d’un combustible pesant lourdement sur la balance des paiements, ne devrait aucunement être soumise à un quelconque gaspillage. Il conviendrait donc qu’elle fasse alors l’objet d’une fabrication au moindre coût par la Senelec, avec de bonnes performances, pour ensuite être distribuée avec le maximum de rendement à la population. Cette dernière devrait alors l’utiliser avec le maximum d’efficience, en évitant autant que possible tout gaspillage, pour que chaque kilowattheure consommé, le soit utilement, avec une retombée positive. Et en fait, si chaque kilowattheure d’énergie est consommée utilement en produisant de la valeur ajoutée, plus on consommera de l’électricité, plus la valeur ajoutée globale du pays tendra vers le développement.
Bien entendu, eu égard à la cherté de la facturation de cette énergie, chaque abonné cherche à l’utiliser le moins possible, pour payer le moins possible. Cependant, on peut être amené à agir ainsi dans les maisons, sans le faire dans les lieux de travail.
Ainsi devrait-on comprendre qu’une utilisation efficiente est nécessaire, aussi bien dans les lieux de travail, qu’à la maison. En effet, il est bon de savoir que c’est cela qui devrait se solder par une retombée intéressante dans l’économie du pays, et faciliter une utilisation non préoccupante de cette énergie dans les maisons.
Il convient donc que la population sache comment faire des économies d’énergie pour en arriver à ce stade. C’est la raison pour laquelle, la Senelec devrait s’approcher de ses abonnés pour les guider dans ce sens.
S’agissant cependant d’une utilité très prisée, il n’est pas étonnant que l’énergie électrique fasse l’objet d’une demande intense, à ses heures de pointe.
En effet, l’on constatera que, de la même façon qu’il existe une ou des périodes de pointe pour la circulation routière, il en est de même pour la demande de cette énergie. Et, quoi qu’il en soit, la Senelec s’efforcera de satisfaire cette demande à tout moment, et à tout prix, en fonction de ses moyens, pour éviter autant que possible un quelconque délestage. Pourvu donc que ce ne soit pas pour alimenter inutilement des appareils non nécessaires.
Ainsi, la Senelec fera usage de ses différents moyens de production, dont les coûts sont différents, avec toutefois, autant que possible, un maximum d’optimisation. A priori, ceux parmi ces derniers dont les coûts sont les plus faibles seront sollicités en premier lieu pour satisfaire les besoins, et ceux dont les coûts sont élevés n’interviendront qu’en dernier ressort, ou en cas de secours ou autre contrainte.
Il convient donc que les usagers en soient conscients pour ne pas entraîner leur mobilisation avec des consommations qui auraient pu être différées, surtout au moment de cette période de pointe qui devrait se situer, en principe, chaque jour entre 19h et 23h.
Ceci devrait leur permettre de ne mettre en service, en cette période de forte demande, que les appareils nécessaires, certains pouvant être débranchés jusqu’à ce que ce moment soit dépassé.
On peut citer parmi ceux-ci :
· Les chauffe-eau dont la sollicitation ne serait requise que plus tard (en Afrique Subsaharienne)
· Le congélateur, en le laissant bien fermé
· Les fers à repasser
· Les lumières non requises
· Les autres appareils grands consommateurs non utilisés
· Etc..
D’une manière générale, si un appareil ne mérite pas une utilisation urgente, il est tout simplement souhaitable que sa mise en marche soit différée en dehors de cette période. Les entreprises feront également pareil, étant entendu qu’elles comprennent mieux les enjeux de la situation.
Ceci sera bénéfique pour la poche de l’usager, mais également pour la Senelec qui n’aura pas à se démener pour mettre en service des machines grandes consommatrices de combustible, ce qui pourrait améliorer ses performances en matière de rendement technique, ainsi que ses résultats financiers.
Il convient par ailleurs que cessent certaines scènes auxquelles on peut assister, surtout au niveau des services de l’Etat. Il s’agit de bureau dont la lumière et (ou) le climatiseur et même autre chose peuvent rester en service tout un weekend, du vendredi au lundi, peut-être par oubli, en consommant un produit cher et importé. Ceci constitue tout simplement un gaspillage de richesse pour un pays qui peine à être autosuffisant pour ses besoins essentiels.
Bien entendu, pour faire face à cette situation, une solution manuelle est certes fastidieuse, mais des efforts devront être faits, en attendant des solutions automatiques également possibles.

Accompagner certains secteurs apparemment délaissés

Il se trouve que la population africaine (sénégalaise en particulier) est composée d’une catégorie qualifiée d’informelle, plutôt majoritaire et concernant les activités suivantes :

  • l’agriculture, l’élevage, la pêche
  • la maçonnerie,
  • la réparation de véhicule (mécanique)
  • la menuiserie (bois)
  • la menuiserie métallique
  • la couture
  • le petit commerce, ainsi que les marchands dits ambulants

Cette catégorie constitue l’essentiel de la population, mais aussi l’essentiel de la consommation.  En réalité, c’est elle qui consomme et paie, en dernier ressort, avec sa maigre production, ce que les industries importatrices produisent, et par conséquent, les taxes permettant à l’Etat de survivre. Il convient donc de ne pas la négliger et de l’aider à se développer. En fait, on peut souvent déceler en elle des talents qu’il convient d’encourager, vu qu’ils pourront donner lieu à de grandes entreprises et sortir de l’informel.

En effet, c’est dans cette frange plutôt sous estimée, qu’il conviendrait de chercher les futures PME et PMI.

Il serait intéressant de les encourager, et de les encadrer dans ce sens. En particulier, les sénégalais de l’extérieur ne devraient pas manquer de les appuyer en faisant connaître leurs produits dans les domaines :

  • de la transformation et de la conservation des produits locaux provenant de l’agriculture, de la pêche, de l’élevage
  • de la couture, de l’habillement
  • etc….

L’on peut constater parmi ces gens des réparateurs, dans la mécanique, capables de réhabiliter une voiture et de la rendre presque neuve.  Encore faudrait-il qu’ils puissent disposer de moyens adéquats comme des outils modernes, des machines de cintrage, des machines à souder, à peindre etc.… Malheureusement ils sont délaissés, et sont souvent expulsés des lieux qu’ils occupent, pourchassés par ces promoteurs et gérants du foncier, profitant d’une certaine suprématie qu’ils auraient sur la connaissance et la gestion des textes pour s’approprier les terres ou s’enrichir avec. Cela doit cesser. On doit les réorganiser et leur trouver un site industriel équipé, qui pourrait être le départ de futures usines d’assemblage et de fabrication.

Ces mécaniciens réparateurs de véhicules, qu'on chasse de terrain en terrain.
Ces mécaniciens réparateurs de véhicules, qu’on chasse de terrain en terrain.
Ils sont laissés à eux-mêmes, se débrouillant comme ils peuvent. Il conviendrait de les réorganiser. Ils seraient capables de former une équipe et assembler des véhicules, et constituer la base de futures usines dans le pays, si on les organise.
Ils sont laissés à eux-mêmes, se débrouillant comme ils peuvent. Il conviendrait de les réorganiser. Ils seraient capables de former une équipe et assembler des véhicules, et constituer la base de futures usines dans le pays, si on les organise.

De même, tous les autres dans leurs différents domaines, devraient être aidés à acquérir des outillages leur permettant d’être plus efficients dans leur travail.

  • Pour les maçons : il faudrait des bétonneuses mobiles modernes, des échafauds, etc…
  • Pour les menuisiers : il faudrait des tours, cintreuses, fraiseuses, scies sauteuses, etc..
  • Pour les mécaniciens tôliers et peintres : il faudrait des outillages modernes, des machines de soudage, cintreuses, des enceintes destinées à la peinture rapide, etc….
  • Pour les couturiers, il faudrait des machines pour la broderie moderne, non seulement pour la population civile mais aussi pour équiper nos corps militaires et paramilitaires.
  • Pour les agriculteurs, il faudrait des tracteurs pour la semence et le labour, des  moissonneuses batteuses, du matériel d’arrosage etc…
  • Pour les pêcheurs, il conviendrait des les équiper non seulement en petits matériels de pêche, mais également en bateaux chalutiers, etc…
  • Pour les éleveurs, il faudrait du matériel à traire le lait, pour son traitement et sa conservation.

Etc..

Ainsi, si chacun s’y met, cette catégorie, qui fait, en fait, la vraie croissance du pays, pourrait s’équiper petit à petit et sortir réellement de la pauvreté, pour une vraie émergence.