Du nouveau à propos de nos routes : Début des travaux de réfection de l’axe reliant Croisement-Cambérène et Rond-Point La Case à Dakar

En effet, il est heureux de constater, depuis ce samedi 20/12/2014  que des travaux de réparation sont entamés, sur cet axe reliant le Croisement-Cambérène  et le rond-point de la Case.

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Le trafic est assez dense sur cette route qui reçoit les habitants des Parcelles assainies, mais également des cités Golf et même des Hamos et de Guédiawaye.

Il est donc intéressant d’apprendre que les travaux sont réalisés la nuit. Ce qui constitue une bonne idée.

Pourvu tout simplement que les travaux se terminent bien, soient de qualité, et concernent tous les trous, grands et petits. Il est évident que les petits trous ne doivent pas être négligés, car ce sont eux qui donnent lieu aux grands trous.

Par ailleurs, il est nécessaire de prendre une précaution au niveau de certaines zones inondables assez basses et très influencées par les eaux du cours d’eau traversant la route pour atteindre le site de l’ONAS,  surtout en hivernage. Il est clair qu’aucune route ne saurait survivre en servant de lit à l’eau. Donc faire en sorte que l’eau soit canalisée pour passer sous la route par un petit pont serait meilleur que de la laisser passer sur la route.

D’une manière générale, il est nécessaire de surélever la route, et de lui donner une forme relativement bombée, de façon à ce qu’elle ne constitue pas une rétention pour l’eau.

Félicitations et bonne continuation au responsable qui a pris cette initiative.

Note : les travaux sont déjà terminés en s’arrêtant sur les parties qui étaient vraiment défectueuses. Mais on aurait pu en profiter pour boucher tous les trous présents sur la partie restante, et faire la jonction (une centaine de mètres) entre un tronçon parallèle

Cette jonction A B faciliterait le contournement du marché eu égard à la densité de la circulation
Cette jonction A B faciliterait le contournement du marché eu égard à la densité de la circulation

goudronné permettant de contourner le marché par sa partie ouest et s’arrêtant juste devant le cours d’eau. (Cette jonction est visible sur l’image de Google earth ci-contre)

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Leviers Economiques et Facteurs de production

Qu’est-ce qu’un levier ?

Le terme est mécanique. Physiquement, pour soulever une grande force, il faut lui appliquer une force plus grande. Cela est évident, à priori.

Mais grâce à un levier, qui est un outil mécanique, on peut lui appliquer une force plus faible et la soulever sans difficulté.

Plus la force à appliquer avec le levier sera faible, pour soulever cette grande force, plus le levier sera performant. Ceux qui ont appris de la physique au lycée le savent.

Eh bien, il y a une analogie en économie.

L’exemple le plus simple est que vous pouvez vendre un produit à un certain prix, et obtenir un certain chiffre d’affaire, en en écoulant une certaine quantité. Mais il se peut qu’en baissant le prix, tout en veillant à ce que votre marge soit toujours positive, vous écouliez une quantité plus élevée dont le chiffre d’affaire sera plus élevé que dans le premier cas. Vous avez ainsi permis à vos anciens acquéreurs de mieux s’équiper (en pouvant acheter plus), et à une autre catégorie qui ne pouvait acheter avec l’ancien prix, de le faire avec le nouveau prix.

Eh bien, vous avez fait usage de ce levier qu’est la baisse de votre prix unitaire.

Mais on peut observer le phénomène sur un plan beaucoup vaste, à savoir au plan macro-économique, et de manière indirecte.

Il convient de savoir que dans les produits objet de transaction dans un pays, il y en a qui produisent de la richesse et d’autres qui en consomment. Parmi ces derniers, il y a ceux qu’on appelle des facteurs de production. Pourquoi ? Parce qu’ils constituent des ingrédients indispensables qui permettent aux autres secteurs de fonctionner. C’est le cas de l’électricité, du téléphone, de l’eau, des hydrocarbures, du transport de masse, etc.…, et maintenant de l’internet. Ces éléments ne peuvent manquer dans un pays, même si on doit les importer. Certaines taxes font aussi partie des facteurs de production.

Quand le coût de ces facteurs de production baisse, l’entrepreneur producteur de richesses devient plus courageux et produit plus.  A titre d’exemple, un entrepreneur évoluant dans la pêche, et devant conserver ses poissons, peut augmenter son stock, pour l’exportation, suite à une baisse de l’électricité. De même, celui qui évolue dans le plastique peut aussi augmenter sa production d’ustensiles (bassines, seaux, etc. …) pour l’export. Il peut toucher d’autres couches de la population locale, moins favorisées. L’entrepreneur peut même être amené à augmenter ses moyens de production. Ceci entraîne de nouveaux emplois et augmente le PIB (Produit Intérieur Brut) qui, en principe, mesure l’enrichissement du pays.

De même, l’entrepreneur aspirant qui avait peur d’entrer dans le système, faute de moyens suffisants, va aussi avoir le courage de s’en mêler, ce qui, à la longue, fait que le PIB va beaucoup augmenter. On peut, par une vue de l’esprit, percevoir le schéma de fonctionnement de ce système, qui évolue en inverse. En principe, quand les facteurs de production baissent, le PIB augmente. A l’opposé, quand les facteurs de production augmentent leurs coûts, on peut s’attendre à une baisse du PIB ou à des difficultés. Car, des entrepreneurs peuvent être amenés à se décourager et à fermer. Bien entendu, la fonction n’est pas absolument linéaire, et doit faire l’objet d’une surveillance ; et il convient de veiller à ce qu’il n’y ait pas de gaspillage.

Eh bien voilà donc que la baisse des facteurs de production constitue un levier puissant pour le développement économique d’un pays.

Ceci est connu depuis longtemps, à priori, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Les sortants de cette guerre ont ainsi connu un développement fulgurant, que le plan Marshall tout court n’aurait pas permis. Ils l’ont peut-être découvert en remarquant l’importance des moyens logistiques dont ils avaient souvent besoin à l’époque, et qui coïncident avec ces facteurs de production.

On peut constater que ces facteurs de production sont en général des utilités publiques. C’est-à-dire des produits ou services dont toute la population a besoin, et à priori, de manière indispensable, pour participer au développement économique du pays. Ce sont des armes pour le développement. C’est ainsi que des législateurs, vrais hommes d’état, iront même jusqu’à instituer que faire des bénéfices sur de tels éléments est immoral. Toutefois, des réserves pour aléas pourront être tolérées.

Ainsi, l’efficacité de ce levier a été poussée au point que ces facteurs de production devaient être servis à la population au moindre coût. Mieux, certains étaient même subventionnés.

L’on constatera alors, qu’en moins de quinze ans, ces pays, auparavant meurtris par la guerre, ont rattrapé leur retard.

Mais cela semble oublié, suite à ce vaste phénomène de désolidarisation et de dispersion des secteurs économiques, où l’on prône une privatisation aveugle, étrangère en plus,  donnant lieu à une atmosphère de turbulence où tout le monde semble perdre le nord. Chacun revendique une croissance que la population ne sent pas vraiment sur son niveau de vie.

Il est donc question d’un réexamen de la situation, pour mieux percevoir les disfonctionnements, et mieux s’organiser en vue d’une meilleure restructuration de l’économie.

A propos de nos routes : Mauvaise réalisation ou mauvais entretien ?

Beaucoup de routes sont actuellement dégradées dans Dakar et beaucoup d’autres villes du Sénégal. Le paradoxe est que cela ne semble préoccuper personne sinon ce conducteur qui tombe dessus, et qui semble l’oublier après.

  1. Y aurait-il un responsable chargé de surveiller l’état de ces routes et de les réparer ?
  2. Qui-est-ce responsable ?
  3. Est-il conscient de cette responsabilité ?
  4. Qui a réalisé cet investissement ?
  5. Pourquoi l’a-t-il réalisé ?
  6. Etait-ce pour dépenser simplement de l’argent ?
  7. N’est-ce pas qu’il s’agit d’un investissement qu’on a réalisé par ce qu’il était utile ?
  8. Ne l’est-il plus ?
  9. Cet investissement ne va –t-il pas vers un anéantissement ?
  10. Si cette utilité surgissait de nouveau, ne s’agirait-il pas d’un recommencement ?
  11. N’aurait-on pas fait mieux de l’entretenir ?
  12. Un pays qui a besoin de se développer et qui fait des investissements pour les regarder s’anéantir, comment pourrait-il atteindre son but ?
  13. Voilà des questions qui devraient nous interpeller tous.
  14. Et il y a des tas de routes dans cet état :
Ce véhicule taxi est obligé de se déporter sur gauche pour éviter ce grand trou. C'est sur l'axe entre Croisement Cambérène et Rond-Point La Case
Ce véhicule taxi est obligé de se déporter sur sa gauche pour éviter ce grand trou, au risque de faire face aux véhicules venant en sens inverse. C’est sur l’axe entre Croisement Cambérène et Rond-Point La Case.

Ce véhicule essaie de dévier ce grand trou sur la route. Il s'agit de l'axe entre Croisement Cambérène et RondPoint La Case

Ce véhicule essaie de dévier ce grand trou sur la route. Il s’agit encore de l’axe entre Croisement Cambérène et RondPoint La Case. Mais il y a du nouveau sur cet axe.

Sur la route bordant U16 aux Parcelles assainies, le manque d'intervention de l'ONAS s'en mêle.
Sur la route bordant U16 aux Parcelles assainies, le manque d’intervention de l’ONAS  s’en mêle (Photo prise le 14/11/2014).

A propos de la Centrale électrique au charbon de Bargny Siendou

Voilà une centrale électrique dont le projet date des années 80.

En particulier, en 1986, des investigations avaient permis de définir ses conditions d’existence.

Eu égard au déficit de production de la Senelec à l’époque, une centrale à charbon d’une puissance de plus de 100 ou 200 mégawatts devait constituer une solution satisfaisante pour permettre à cette société de souffler un peu, et de mieux s’occuper de l’entretien de ses moyens de production, sans préjudice à une qualité de service correcte.

Cependant, il fallait prendre en compte le fait que, le combustible bon marché devait être disponible à partir d’un pays ami, et qu’il fallait pouvoir le mettre à disposition par le biais d’un port adapté. Si la première condition pouvait être remplie, la seconde exigeait la construction de ce port. Or, un tel port pour ce seul projet, vu son coût, pouvait de manière évidente compromettre la rentabilité économique d’une telle centrale.

Alors l’idée géniale de combiner cette centrale à la concrétisation de l’exploitation des mines de fer du Sénégal Orientale a surgi. Cette exploitation gérée à l’époque par Miferso (Mines de Fer du Sénégal Oriental), devait constituer le second volet qui prévoyait le transport de ce minerai par le biais d’un chemin de fer à grand écartement pour son exportation par ce port de Bargny.

Dès lors, si les preneurs de ce fer donnaient leur accord, le tour était joué et le projet global pouvait être rentable, et ensuite réalisé. Les japonais qui semblaient très intéressés par ce fer, trouvaient que son exploitation pourrait être rentable, à condition qu’ils ne soient pas les seuls à l’acheter, compte tenu de l’éloignement de leur lieu de consommation, à savoir leur pays. Il convenait alors que des européens, plus proches du Sénégal, participent à ce projet pour l’assurance de sa rentabilité.

Mais hélas, ce montage n’a pu voir le jour à cette époque.

Bien entendu, ce projet ne devait pas s’arrêter à vendre uniquement le minerai, comme on s’amuse à le reprocher aux pays africains. Il convenait également d’y inclure, la construction d’une usine de sidérurgie dont le site aurait pu être dans la région de Tambacounda (pour impulser le développement de cette localité), comme à Bargny-Sienndou qui pourrait ainsi devenir une nouvelle zone industrielle.

Si maintenant, avec Arcelor Mital, un tel montage pouvait voir le jour, cela ne pouvait qu’être très bénéfique pour le Sénégal.

Il convient donc de remarquer, que ce montage doit être poursuivi, car il peut faire décrocher au Sénégal son passeport pour un vrai pas en avant, vers un développement probant. Un tel projet doit être réalisé pour son entière rentabilité.

En effet, dans ce projet, on peut espérer de vrais emplois ainsi qu’une vraie augmentation du PIB, avec :

  • La mine qui va sortir de la terre de nouvelles richesses
  • L’usine de sidérurgie dans laquelle, on devrait produire des matériaux que l’on ne devrait plus importer comme la tôle métallique, le fer rond de qualité pour la construction de bâtiment, etc.… . Une telle usine pourrait nous mener vers la fabrication de petit outillage comme :
    • Les pelles, brouettes, piques, pinces, tournevis, marteaux , couteaux, coupe-coupe, haches, fûts, carcasses de moteur, pompes, etc..
    • Les machines agricoles, semoirs, faucheuses, bêcheuses, etc..
    • Des accessoires pour véhicules, comme les jantes, pare-chocs, et pourquoi pas les toitures, portières, malles, ainsi que les wagons ou caisse de camion, etc..

On serait alors bien en droit de penser à fabriquer des wagons de chemin de fer, ainsi que des rails.

  • La nouvelle voie de chemin de fer de Kédougou à Tambacounda, et jusqu’à Dakar, ce qui devrait permettre au trafic ferroviaire de renaître et de transporter non seulement ce fer, mais également le marbre de cette région.
  • Le port qui pourrait accueillir d’autres cargos
  • La centrale qui devrait être le début d’un nouveau pôle de développement énergétique dans la zone de Bargny, pour mettre fin, en principe, aux délestages.

Une centrale au charbon est certes polluante, eu égard à la libération de CO2 (gaz carbonique) et autres substances polluantes telles que le soufre. Mais il convient de noter qu’avec le site de Siendou, les vents soufflent généralement vers la mer. Devrait-on s’attendre alors, à la longue, à un risque d’acidification de la mer.  Il convient donc d’apprécier les quantités libérables, et de prendre des mesures dans le choix de la qualité du charbon.

Toujours est-il que le charbon reste encore, à priori, le combustible le plus utilisé dans le monde, par suite de son coût faible, et qu’il constitue une bouée de sauvetage pour les pays en développement, face aux remous du pétrole, en attendant de forger un capital consistant en énergie renouvelable (solaire, éolienne, et biomasse).  Bien entendu, ce capital en énergie renouvelable doit constituer une priorité.

Ainsi, de telles infrastructures devraient certainement impulser une certaine autosuffisance devant mener à une réelle baisse des importations et par conséquent, à une amélioration de la balance des paiements, d’autant plus qu’avec un tel montage, le Sénégal ne devrait pas avoir de souci pour sa budgétisation. Ceci pourrait donc donner lieu à une vraie croissance.