Cambérène : Echos du Village

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Entretien avec Mame Amadou SAMBA, Maire de la commune de Cambérène

Cambérène est un villages parmi ceux dits traditionnels de la région de Dakar.

Il jouit d’une certaine notoriété de par sa particularité relative à certaines qualités connues de ses habitants, en général accueillants, généreux et disciplinés, sous la conduite d’un Guide religieux issu de la famille fondatrice, celle de Mame LIMAMOULAYE.

Le village s’agrandit et accueille de plus en plus d’habitants et devrait se doter d’infrastructures conformes à ses préoccupations.

Le maire actuel , Monsieur Mame Amadou SAMBA répond ici aux questions relatives à certaines de ces préoccupations.

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Après un état des lieux de la route Ndiaga Mbaye, nous avons constaté que cette dernière souffre d’entretien, en témoigne le niveau élevé de sable qui la recouvre et les nids de poules qui sont en train de se former, quelle lecture en faites-vous ?

La route Ndiaga Mbaye n’est pas une route réglementaire, elle est très étroite par endroits, il n’y a pas de trottoirs, les goudrons riment avec le sable. Il y a 2ans, l’Ageroute la retapée, et devait y faire des trottoirs. Ce qui est impossible,  selon l’entreprise,  vu l’étroitesse de cette route, car, il y a des endroits où elle ne fait même pas 5mètres de largeur.

Pour l’entretien ?

C’était régulier, son entretien,  avant l’acte III  de la décentralisation, mais depuis sa mise en place nous peinons à payer nos salaires, nous peinons investir et à recruter  ce qui fait que la plupart des secteurs d’activités ont été laissés en rade en attendant des lendemains meilleurs pour s’en occuper.

Et quelles solutions proposez-vous ?

Il n y a pas de solutions temporaire, c’est la mairie qui devait faire ce travail, c’est-à-dire balayer, nettoyer, désensabler, mais vu le manque de moyen pour payer les gens à le faire, nous ne pouvons qu’attendre. Même pour regrouper les ASC et les intéresser ça pose problème à moins que les gens le fassent bénévolement sinon au niveau de la mairie la solution tarde à venir faute de moyen financier et technique.

En effet, on avait tenté, il y a 2ans d’élargir la route  mais nous étions confronté à de nombreux  problèmes parce que par endroit c’était très étroit.  Les gens ont construit en empiétant sur la route, c’était bien avant notre magistère, on les a laissés faire, maintenant c’est des salons, des toilettes, des cuisines, on était prêt à tout démolir mais ça a causé un tollé et les autorités religieuses et coutumières  nous demandés de cesser tous travaux.

 

 

 

C’est avec l’hivernage que nous constatons le plus les défauts de réalisation de cette route. On peut noter en particulier que le point bas qui devait recevoir les eaux de pluie n’est plus fonctionnel, alors quelles sont les actions qu’envisage la mairie pour pallier à ce mal, outre l’usage d’une pompe électrique ?

Le point bas fonctionne, c’est seulement on a tardé à utiliser la pompe électrique, nous avons même recruté des personnes pour veiller  sur les enfants afin qu’ils ne jouent aux alentours à cause du courant et vérifier à  toujours le mettre en marche si l’eau stagne. Cette année-ci, nous avons  eu moins de problèmes. La mairie dispose  aussi d’une citerne hydro- cureur acheté depuis 2010, l’Etat nous aidait  avec du carburant, mais cette année, nous n’avons rien reçu.

Mais à chaque fois qu’il pleut l’hydro- cureur passe  dans les 24 heures à la limite dans les 48 heures. Il tarde dès fois, parce qu’il n ya pas seulement  la route Ndiaga  Mbaye qui stagne il existe d’autres zones à Cambérène.

 Venons-en à l’électricité M. le maire, dans votre localité, on note beaucoup de coupures intempestives au moins une fois par jour, en plus, au niveau de l’éclairage public, les lampes fonctionnent par intermittence, pour vous, cela est dû à quoi et qu’est-ce que vous comptez faire  pour y remédier ? 

Cambérène est l’une des communes les mieux éclairés de Dakar. Pourquoi cela, non seulement le directeur  de la société qui s’occupe de l’entretien des lampes habite Cambérène mais, on profite aussi des évènements religieux comme l’Appel pour massifier l’éclairage publique  et changer les ampoules.  Il y a l’équipe de la Senelec qui veille en plus de celle qui est chargée de l’entretien envoyé par la ville de Dakar.

Pour certaines lampes qui fonctionnent par intermittence,  je crois que c’est la brise de la mer ou quelque chose de ce genre. Si toutefois, c’est une panne constante nous attendons d’en regrouper  plusieurs et payer une  prestation à la fois. Sinon, cela va nous couter cher et nous n’avons plus les moyens.

Les coupures intempestives ?

En ce qu’il s’agit des coupures, ça incombe à la Senelec, mais, il faut dire en ce moment, ils sont en train d’étendre leurs réseaux à Cambérène, au niveau des quartiers Peul II et Diameguène. Peut-être que c’est à cause de cela.

 

  A Cambérène, « on manque de  réseau », c’est du moins, l’avis et le constat amer que les habitants ont fait concernant les lignes de téléphonies, notamment expresso qui est extrêmement faible. Selon vous, quelles en sont les causes et est-ce que la mairie entreprend de faire des actions dans ce domaine ?

C’est la première fois que j’entends cela, je n’ai pas été confronté à un problème de réseaux. C’est vrai que je n’utilise pas particulièrement  le réseau expresso, mais si j’en reçois de ces plaintes plusieurs,  j’avoue que je vais m’approcher de cet opérateur  pour savoir de quoi il en retourne. Mais à mon humble avis, je pense que  ce sont les opérateurs de téléphonie qui doivent  faire des efforts d’investissement pour soutenir la concurrence.

Un problème chronique à Cambérène, c’est le manque cruel d’eau. Et ceci à des heures bien définies, le matin vers 07 heures et le vendredi vers 13heures lorsque l’on se prépare pour la mosquée.  Le plus grave dans ce manque d’eau, c’est qu’elle frappe aussi le centre de santé, alors une telle situation lors d’un accouchement ne frôle-t-elle pas  une  catastrophe ? Et  sur ces cas précis qu’est-ce que la mairie envisage de faire pour abréger la souffrance des populations ?

C’est la première fois aussi que j’entends que Cambérène est confronté à des problèmes d’eau. Les demandes que je reçois souvent viennent  des gens qui veulent que le réseau d’eau arrive chez eux et demandent l’autorisation du maire pour que les canaux  passent au milieu de la route. Mais la plupart du temps, je dis niet,  car, l’entreprise exploitant refuse de prendre ses responsabilités pour réparer les dégâts après.

Mais comme ce problème existe,  je propose que les gens fassent une pétition, après je me proposerai volontiers  de remonter l’information à qui de droit. En ce qui concerne le centre de santé aussi,  je ne suis pas au courant qu’il est confronté à un manque d’eau mais rassurez-vous,  je  ne manquerai pas de  me renseigner sur ce domaine.

 Nous allons rester sur le centre de santé, il manque d’équipements adéquats et le plateau technique reste très faible par rapport à la moyenne, récemment  il a refusé l’accès à un homme violemment poignardé faute de soins convenables. Alors  ne ressentez-vous pas l’urgente nécessité d’y apporter des solutions ?

La santé est transférée à la commune et si la commune n’a pas de moyens,  cela va se répercuter sur la qualité de service. La mairie subventionnait en médicaments le centre de santé, mais maintenant on ne peut plus le faire. De plus l’ambulance est en panne, elle est vieille. On se bat, on tape à toutes les portes pour trouver une aide ou une solution.

Est-ce que l’acte III de la décentralisation vous avantage ?

Sur le plan financier, pas du tout,  car, avant l’acte III, la mairie  était à 2million 500mille francs de salaire mensuel, on était la première commune de Dakar à payer nos salaires. Mais depuis sa  venue, on nous affecté 50 agents avec une masse salariale de 15 millions  et les fonds de dotations annuels  ne font même pas 50 millions.

Imaginez 15millions par mois pendant 12mois ça fait plus de 150 millions. Avant l’acte III, la ville de Dakar nous donnait un fonds de dotations de plus de 120 millions avec des salaires de 2,5 millions. Mais aujourd’hui, l’Etat nous donne 50 millions avec des charges de 15 millions. Vous voyez la différence, si on paye trois mois de salaires, c’est fini.

Si à chaque fois, l’Etat viens à la rescousse pour payer nos salaires, c’est qu’il y a beaucoup à faire à Cambérène.  Le mois d’octobre,  on l’a payé au 14 du mois de novembre, le fonds de dotations on l’a épuisé depuis longtemps. A part ce souci, nous sommes d’accord avec l’acte III, c’est un processus en cours, il faudrait tout simplement que l’Etat nous accompagne.

Avez – vous pensé à baisser la masse salariale ?

On nous a imposé les 15millions de salaires, de plus ce n’est même pas nous qui recrutons, ce personnel  qui est là, présentement,  vient de la ville de Dakar.  Parce que, si cela était de notre ressort, on ne se créerait pas des problèmes inutilement. C’est nous, maires, qui devons maintenant, nous débrouiller pour trouver et remplacer ce gap ; et on ne peut même pas avoir 100 000 Francs CFA par jour à Cambérène, là où des communes ont plus de 800.000 francs CFA par jour.

Et pourquoi ?

Il n y a pas tout simplement des structures marchandes à Cambérène, on a qu’un petit marché qui ne sort même pas 20.000 francs par jour. Actuellement, nous sommes en pourparlers avec les autorités étatiques pour qu’ils nous refassent le marché, pour que la commune puisse être  viable, et qu’on puisse avoir des ressources. Cela aiderait, en même temps, les femmes à avoir une activité marchande. Sinon,  Cambérène n’a pas de ressource, la patente  de la commune  qui va directement aux trésors ne fait même pas 7 millions. En plus, ici, les gens ne payent pas l’impôt. Mais cela ne nous incombe pas. Car c’est le travail de l’Etat,  de recueillir  et fixer les assiettes. La mairie n’a pas les moyens matériels et financiers pour le faire.

A part cela comment faire pour que la commune génère de l’argent ?

Les autorisations de construire,  on peut  en retirer beaucoup de profit.  Mais on n’est confronté à des problèmes d’actes administratifs. Pour  l’autorisation de construire,  la pièce essentielle, c’est le titre foncier ou le bail. Or, à Cambérène, il n y a pas de titre foncier. Il existe un seul titre foncier. Et il est  entre les mains du Marabout. Nous sommes dans une cité traditionnelle religieuse, le pouvoir maraboutique y a une grande influence.

Quelles sont les actes posés par la mairie pour pallier à cela ?

Plusieurs fois,  j’ai été voir, au niveau de la direction de l’urbanisme et de l’habitat,   pour leur expliquer la situation et  proposer des papiers équivalents au titre foncier ou aux baux, mais ça n’a pas abouti. Et nous perdons toutes ces recettes qui auraient pu découler de cette opération. Pour l’instant nous sommes aussi en pourparlers avec les autorités religieuses et coutumières pour qu’elles acceptent de céder les titres fonciers. Et l’administration est prête à nous accompagner pour que chaque propriétaire puisse avoir un titre foncier individuel.

Une dernière question, quels sont les projets d’avenirs de la mairie concernant le village de Cambérène ?

La commune a des projets,  nous avons  deux écoles en construction. Il y a le marché que l’Agetip va refaire. Le terrain de football  va être réhabilité. Un programme d’assainissement de Cambérène est en cours. Nous disposons de 4 milliards venant de l’Etat pour ce travail. Les études sont en train d’être faites. Bientôt nous allons faire l’assemblée générale de l’étude d’impact environnemental, et d’ici la fin de l’année, les travaux pourront démarrer.  Et, à la fin de ces travaux, la commune n’aura plus des problèmes d’inondations et nous aurons encore moins besoin d’utiliser une pompe électrique.

Il y a  également, la VDN (Voie de Dégagement Nord) qui va passer par Cambérène. C’est une nouvelle opportunité, et Cambérène  sera desservi en infrastructure routière, car en plus, les routes seront refaites.  Ceci permettrait à Cambérène d’être un carrefour entre le département de Dakar, Guédiawaye, Pikine et Rufisque ; Ceci lui permettrait surement de gagner davantage avec les trafics qui y seront plus denses.  Nous nous préparons déjà  à cela, afin de rendre la commune viable économiquement et socialement pour que chacun puisse s’épanouir et faire en sorte que Cambérène puisse émerger à l’instar du plan Sénégal émergent.

Combien devrait coûter le téléphone ? En réalité, la minute ne pourrait-elle pas coûter moins de 15 FCFA au Sénégal ?

  1. Comment est fabriqué le téléphone ?

Il convient d’abord de savoir comment est fabriqué le téléphone.

Si vous prenez deux petits haut-parleurs et que vous les joignez par deux fils, et qu’ensuite vous y connectez  une batterie, vous avez découvert le principe du téléphone.

Ce petit haut-parleur est un transformateur de la voix sonore en énergie magnétique, puis électrique, qui, avec l’autre haut-parleur, se retransforme en énergie sonore (vice-versa).

En effet, ce petit haut parleur peut à la fois jouer le rôle de microphone et d’écouteur, car le principe de fonctionnement est le même. (Encore qu’avec les microphones à condensateur, la transformation de la voix sonore peut passer par une énergie électrostatique, avant celle d’un état électrique.)

Bien entendu, ceci a été amélioré grâce à l’électronique, et aujourd’hui, l’informatique rend encore les choses beaucoup plus faciles.

Cela signifie tout simplement que le téléphone est un produit qui s’obtient grâce à une transformation de l’énergie électrique. Autrement dit, la matière première permettant de fabriquer du téléphone est l’électricité.

Toutefois, pour avoir suffisamment d’autonomie, les opérateurs téléphoniques vont stocker l’énergie électrique obtenue du distributeur d’énergie électrique dans des batteries. Mais leur source de production est la même que celle que vous utilisez pour vos usages domestiques d’électricité. Cela signifie tout simplement qu’ici au Sénégal, c’est la SENELEC qui produit cette énergie.

Encore que, quand cette énergie est utilisée en grande quantité, le prix du kWh peut baisser.

L’électronique a cette capacité de raffiner le courant électrique, et de faire avec, de multiples usages valorisants  comme la radio, la télévision, l’ordinateur, etc…

C’est la raison pour laquelle, elle a révolutionné la science et continue encore à le faire, par le biais de l’informatique, dont elle constitue la mère.

Ses produits ont la particularité d’être à la portée de tous, eu égard à la facilité d’obtention de sa matière première qui est du sable (le silicium), même si les premières parutions seront toujours chères, du fait de la recherche, le prix devant ensuite baisser en suivant la forme d’une fonction hyperbolique.

Son amortissement est en général rapide, eu égard à sa facilité de fabrication en grande quantité, une fois que la mise au point est assurée.

C’est grâce à cette électronique et à cette informatique, que le téléphone est aujourd’hui fabriqué à partir de l’électricité, la radio s’en mêlant pour la transmission, par le biais des ondes hertziennes,  avec l’ère des portables. Les performances s’améliorant davantage, et l’effet d’échelle jouant pour toucher de plus en plus d’abonnés, le prix du téléphone devrait baisser d’année en année, voire de mois en mois.

Encore que l’on semble oublier que le téléphone est un outil d’utilité publique, facteur de production, devant être fabriqué au moindre coût, pour permettre un développement fulgurant de l’économie.

Mais les dangers de la privatisation font que les marges qui en découlent, enrichissent démesurément les opérateurs, au détriment de l’économie, et de la population.

  1. Quelle marge sur la minute de téléphone ?

L’on verra que pour une utilisation d’énergie électrique d’environ 40 Millions de kWh, qui pourraient correspondre à moins de 4 Mds FCFA, (en considérant un prix moyen de 100 FCFA par kWh), on pourrait fabriquer plus de 9000 Millions de minutes de téléphone.

Vendues à une moyenne de 45 FCFA, ces minutes de téléphone vont donner lieu à un chiffre d’affaires de plus de 400 Milliards de FCFA.

Autrement dit, pour chaque kWh de la SENELEC, il est possible de fabriquer environ 225 minutes de téléphone. En faisant les rapports, on peut se rendre compte que les minutes de téléphone fabriquées avec un kWh acheté à environ 100 FCFA, sont revendues à la population sénégalaise, à plus de 10 000 FCFA.

En effet, ceci donne une marge après matière première de 10 000 %.

Le prix de revient correspondant à cette matière première pour une minute de téléphone serait d’environ 100/225, soit moins de 1 FCFA.

Une telle marge devient embarrassante, à tel enseigne que les justificatifs dans le compte d’exploitation risquent de faire apparaître des incompréhensions, pour un habillage en harmonie avec le système comptable SYSCOA.

Si le bénéfice net correspondant à une telle marge retombe à environ 30% du chiffre d’affaires, cela pourrait difficilement être du seul fait des dépenses habituellement connues comme :

  • Les frais d’exploitation et d’entretien ou de location de service
  • Les salaires
  • Les déplacements et autres frais généraux
  • Les amortissements d’immobilisations
  • Les impôts

Ainsi, pour remplir le gap permettant de baisser le bénéfice à un niveau non démesuré, les justificatifs en termes d’achats et consommations seront difficiles à comprendre, et risquent de biaiser le caractère proportionnel de la rubrique qui devrait normalement concerner cette matière première.

Par ailleurs, certes des réserves seront à prévoir dans la marge bénéficiaire. Bien entendu, il est permis aux sociétés d’utilité publique de faire des réserves pour faire face à d’éventuels aléas, mais reconductibles, et non à thésauriser.

L’on pourrait aussi comprendre qu’avec l’électronique, les immobilisations corporelles ou incorporelles pourraient être prépondérantes, et se traduire en amortissements élevés. Mais ceci devrait aussi, entraîner un rapide amortissement du matériel.

  • Le prix de la minute de téléphone ne devrait-il pas pouvoir baisser ?

Si on fait la comparaison avec une autre société d’utilité publique comme la SENELEC, on verra que la matière première qui est principalement du combustible thermique va représenter environ 65 % du chiffre d’affaires contre 1% ou bien moins.

Ceci va donner lieu à une marge après matière première qui ne sera que d’environ 35 % pour un chiffre d’affaires moins important. Cela n’empêchera pas à la SENELEC de payer, avec la valeur absolue, des frais d’exploitation et d’entretien ainsi que des salaires, déplacements, impôts etc. …, tout en prenant en compte les amortissements.

En fait le rendement de fabrication d’électricité avec du combustible fossile (plus répandu), est en général faible, (aux environs de30%), avec un prix très élevé de la matière première.

En outre, le prix de cession du kWh étant soumis à la loi du moindre coût, le prix de vente ne devrait jamais  dépasser le prix de revient après matière première, d’un montant cherchant à atteindre 100%. Selon la règle du moindre coût, tout surplus devrait se traduire en termes de réinvestissement pour l’extension et l’amélioration du service, ou en ristourne par une baisse des tarifs.

Pourquoi donc une société d’utilité publique faisant un chiffre d’affaires plus élevé, ne devrait-elle pas :

  • limiter ses dépenses à environ 35 ou 40 % (de ce chiffre d’affaires) ?
  • limiter son bénéfice à 30 % ?
  • prévoir une réserve de 10 % (reconductible) ?
  • et ristourner le reste (25 %) à la population en termes de réduction du coût de cession ?

La privatisation devrait-elle remettre en cause la cession au moindre coût, à la population,  d’un produit ou service d’utilité publique, bien que ce soit possible ?

  • Avec un prix de revient, après matière première, multiplié par 100 ou plus, dans la gestion d’une utilité publique, la régulation étatique devrait-elle rester indifférente ?
  • Avec des salaires pour expatriés (cf: rapport annuel 2014 de la Sonatel p114) dépassant ceux de la plupart des dirigeants de ce monde,  ( cf: http://www.businessinsider.com/salaries-of-13-major-world-leaders-2015-3, ou http://www.argentaire.com/2015/03/les-dirigeants-politiques-les-mieux.html),  car venant en deuxième position après celui de Singapour, et dépassant de plus de deux fois celui des USA, le téléphone ne devrait-il pas baisser son prix au Sénégal ?
  • Ne devrait-on pas se rendre compte qu’avec un tarif de 15 FCFA la minute, la Sonatel ferait, quand même, avec plus de 9000 Millions de minutes, un chiffre d’affaires de près de 150 Milliards, ce qui ferait plus de deux fois ses frais de personnel qui seraient les plus élevés au Sénégal, (près de deux fois ceux de la Senelec ou plus), avec un effectif moins important ?
  1. Conclusion

Ne devrait-on pas limiter la marge de l’opérateur téléphonique en le soumettant à un revenu maximum autorisé (RMA), quand il  est privé ?

Cela n’aurait-il pas plus de sens qu’avec la Senelec, qui,  en tant qu’étatique, aurait moins de motivation avec un tel outil ?

 

 

 

 

En attendant la fin des travaux de reprise du Pont Sénégal 92, une solution provisoire pour faciliter la mobilité entre Dakar et sa banlieue nord et baisser la souffrance de la population.

En attendant la fin des travaux de construction du pont de Sénégal 92 auprès du stade LSS, il conviendrait de trouver une solution provisoire à la situation difficile de la circulation dans cette zone, en vue de faciliter la mobilité des véhicules et permettre aux populations de vaquer assez librement à leurs occupations, sans autant de souffrance.

Cliquer pour une vue plus large
Cliquer sur chacune des images pour une vue plus large
Rond-Point provisoire côté Dispensaire Nabil Choucaire
Rond-Point provisoire côté Dispensaire Nabil Choucaire

Cette solution consiste à réaliser deux Ronds-points :

  • un du côté de Nabil Choucaire
  • un du côté du stade

comme indiqué dans les vues de Google Earth ci-contre.

Rond Point provisoire côté Stade LSS
Rond Point provisoire côté Stade LSS

Ces ronds-points devraient permettre de traverser cette route de l’Aéroport en attendant la fin des travaux.

Il faut noter que cette route de l’Aéroport avec son sens unique a séparé complètement les Parcelles Assainies et la banlieue nord du reste de la ville de Dakar. Ce seul pont en assurait la liaison. C’est donc à se demander s’il ne serait pas plus judicieux de penser à augmenter les traversées de cette route, en projetant d’autres ponts.

Mais en attendant, ces ronds-points provisoires devraient constituer un soulagement pour la population.

En outre ils ne seraient pas difficiles à réaliser.

Qu’en pensez-vous ?

A propos de SUNEOR : Les erreurs de la privatisation

Suite à des erreurs de gestion dans certains secteurs ayant un caractère de service public, des bailleurs de fonds puissants comme la Banque Mondiale et le FMI ont fortement suggéré à certains pays d’Afrique comme le Sénégal, de les privatiser.

C’est ainsi que des secteurs d’utilité publique comme la distribution d’énergie électrique et le téléphone, qui ne devraient fondamentalement pas être privatisés, n’ont pas échappé.

Cependant, il pourrait en être autrement pour un secteur comme l’arachide. Ce dernier peut bien avoir un caractère d’utilité publique, eu égard à sa position dans les activités économiques du pays dont il constitue la principale vraie source naturelle de richesse, réelle, intéressant la quasi-totalité de la population. Ceci lui confère la nécessité d’être surveillé, sur les plans production et coût.

Mais il doit être entre des mains privées.

L’on peut constater qu’au temps colonial, ainsi qu’au début des indépendances, le principal secteur dérivé de l’arachide faisait l’objet d’une forte concurrence, d’une part entre des huiliers privés étrangers qui faisaient également d’autres produits comme le savon et les tourteaux, et d’autre part, entre des traitants qui procédaient à l’achat des graines auprès des paysans.

Cette activité donnait une forte valeur ajoutée à l’arachide, et contribuait certainement à la formation du PIB (Produit Intérieur Brut) du pays, en faisant l’objet de beaucoup d’emplois auprès de la population.

C’est suite à la reprise de ce secteur par l’Etat, que tout a été concentré entre les mains de ce dernier, qui en a fait un groupe sous le nom de la SONACOS (Société Nationale des Oléagineux du Sénégal). Ce groupe était composé des différents sites suivants :

  1. Le site de Bel Air (ancien Lesieur)
  2. Le site de Petersen
  3. Le site de Diourbel (SEIB)
  4. Le site de kaolack (SODEC Lyndiane)
  5. Le site de Ziguinchor (SEIC Ziguinchor)

Bien entendu, au moment où des secteurs fondamentalement reconnus d’utilité publique sont privatisés, il ne pouvait en être autrement pour cette activité, à priori, pour plus d’efficience. Ceci étant par ailleurs nécessité par la mauvaise gestion, plutôt politique, que risque l’administration étatique en général.

Il convenait alors, tout simplement, de retourner au schéma de départ. Ces différents sites devaient alors être attribués séparément à des privés qui devaient se faire la concurrence comme avant. Et tout aurait du rentrer dans l’ordre.

Mais cette erreur évidente consistant à remplacer l’Etat par un seul privé, en mettant entre les mains de ce dernier un monopole, n’a pas tardé à se faire remarquer.

On ne met jamais un monopole entre les mains d’un privé. Ceci constitue une leçon que tout politicien patriotique doit connaître et respecter.

Il convient donc tout simplement de retourner à la case de départ, comme au temps colonial, en installant la concurrence entre plusieurs privés.

Mieux, il y a lieu de noter, toutefois, que parmi ces privés devraient figurer, en bonne place, les paysans de chaque région, qui devraient se regrouper en coopératives, avec une participation, sous forme d’actions, dans l’administration de ce secteur, dérivé de l’arachide. D’ailleurs, par le biais d’actions, tous les sénégalais devraient pouvoir participer dans le capital.

Enfin le patrimoine doit rester celui l’Etat, pour ne pas tomber entre des mains cupides, avides de gains égoïstes, se focalisant sur une éventuelle revente du foncier ou du matériel.

L’arachide constitue une richesse fondamentale du Sénégal, que les ignorants du secteur ne devraient pas arbitrer. Les produits dérivés de ce dernier sont nombreux et devraient pouvoir faire renaître et relancer l’industrie sénégalaise. Il est peut être bon de savoir que de tels produits ont contribué à bâtir un pays comme les Etats Unis d’Amérique et le soutiennent encore. Pourquoi, ne devrait-il pas alors, en être de même au Sénégal, qui fut à un moment donné le premier producteur mondial d’arachide ?

Pourquoi cela ne devrait-il pas être étendu dans toutes les parties potentielles de l’Afrique ?

L’Allemagne n’aurait-elle pas fait preuve de pays sincère au sein de l’Europe ?

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La Chancelière Angela Merkel symbolisant une Allemagne qui a aujourd’hui séduit ce monde.

Quand on parle de l’Allemagne, on a tendance à se souvenir des deux guerres mondiales, menées en particulier sous le principal motif d’une démonstration de puissance.  Ce que le chef de la deuxième n’a pas caché.

Après cette étape, l’Allemagne a opté pour la paix, la reconstruction de son pays, et le développement, à l’instar de tous les autres pays d’Europe d’ailleurs. Mais elle l’a fait brillamment en sortant première puissance économique de l’Europe.

Pays le plus industrialisé d’Europe,  au plan des énergies conventionnelles, voilà qu’il ne s’est pas empêché de s’engager dans les énergies renouvelables, devenant un exemple devant ses pairs, dans l’objectif d’une baisse de la prépondérance du nucléaire.

Et pourtant, l’on pourra constater que c’est un pays qui a su s’enrichir sans s’appuyer sur d’anciennes colonies, en accaparant leurs richesses, car elle n’en avait plus.

Ce pays :

  • On l’a rarement vu attiser la déstabilisation dans des pays faibles pour des profits économiques.
  • On l’a rarement vu  s’immiscer dans les affaires intérieures d’un pays pour des intérêts partisans.
  • On l’a rarement vu imposer des conditions difficiles dans ses prêts au développement, ou s’adonner à des aides difficiles pour endetter et dominer continuellement, en jouant d’artifices pour rapatrier l’argent prêté, face à des pays insuffisamment préparés dans la gestion des projets.

Et l’on peut voir qu’il y a deux sortes d’émigration :

  • Celle fuyant la pauvreté d’un pays déstabilisé économiquement, plutôt meurtri par la détérioration des termes de l’échange, comme l’Afrique, même si cette dernière regorge de richesses minières
  • Celle fuyant un pays déstabilisé par la guerre interne ou externe au profit d’intérêts étrangers lorgnant des richesses locales, par le biais d’hommes avides de pouvoir manipulés de l’extérieur, n’hésitant pas parfois à appauvrir leur peuple.

Dans l’une ou l’autre forme, l’Allemagne aura la particularité de pouvoir échapper aux accusations relatives aux causes de tels faits.

  • Quand des syriens s’opposaient pacifiquement à leurs dirigeants, qui leur a suggéré de prendre les armes, face à un Etat plus puissant ?
  • Etait-ce pour les mener dans une situation où ils seraient dans le besoin de s’en procurer intensément ? Etait-ce pour pouvoir en vendre ? Etait-ce pour ensuite participer à la reconstruction d’un pays dévasté ?
  • N’est-ce pas cela qui a mené à la situation actuelle dans cette région du monde?
  • Cela a entraîné combien de morts, de blessés, de sans abris, de souffrances sans nourriture ni hygiène ?
  • Ne pouvait-on pas deviner qu’une situation de migration pouvait en découler ?
  • Aujourd’hui, devrait-on hésiter à les accueillir, et à les protéger ?
  • Ne serions-nous plus des humains ?

Face à ces questions, l’Allemagne aura la chance de ne pas être pointée d’un doigt accusateur.

Donc le geste de l’Allemagne, qu’on a rarement vu attiser le feu, et qui accueille aujourd’hui ces migrants à bras ouverts, est à saluer, et est tout simplement exemple de noblesse.

Mieux, il doit servir de leçon, face à ceux qui hésitent encore.

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(Image de Wikipedia.org)

Donc, Bravo Angela.

Il convient toutefois de soigner le mal en s’attaquant à la racine, comme tout le monde semble l’avoir compris.

Dans les pays en guerre, il convient d’amener les belligérants à la table de négociation, tout en sachant que dans tout milieu sujet à antagonisme, il y a un point d’équilibre naturel, correspondant au respect mutuel des prérogatives de chacun.

Dans les pays pauvres, comme ceux d’Afrique, il convient de développer comme base, un programme agricole, y compris pêche et élevage, ainsi que minier, et d’y bâtir l’industrialisation qui correspond, avec une formation des jeunes. Un pays comme l’Allemagne pourrait certainement aider à cela, dans le cadre d’un jumelage entre privés, dans les différents secteurs de l’économie.

Devrait-on continuer à faire des investissements infructueux ?

Avec tout ce que l’on a dépensé sur cette route dénommé Tally Ndiaga Mbaye que les eaux stagnantes avaient détériorée, voilà qu’à peine mise en service, (depuis le mois de mai dernier), elle sert de rétention aux eaux de pluies, en ce mois d’août 2015.

Route réalisée en mai 2015.
Route réalisée en mai 2015.

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Route mal assainie, méconnaissable en août 2015.
Route mal assainie,  réalisée en mai 2015 et méconnaissable en août 2015.

Si nos investissements sont réalisés avec autant d’inattention, pourrions nous nous débarrasser de notre dette publique déjà lourde avec entre autres :

  • les augmentations de prix pour le remboursement
  • le fait d’investir sans jouir des bienfaits de l’ouvrage réalisé
  • l’obligation de faire usage d’infrastructures de qualité médiocre
  • l’augmentation des dépenses publiques (on est obligé de faire usage de pompe, main d’œuvre, et gasoil, en plus de la dette à rembourser, pour pouvoir utiliser la route dont la durée de vie est amoindrie)
  • les lamentations continuelles devant d’autres qui les gaspillent en leur profit ?
  • …  ?
  • Les problèmes liés à la bonne gouvernance sont-ils passés par là ?
  • Doit-on continuer à laisser augmenter notre dette pour que les ressources correspondantes soient gaspillées de la sorte ?

Pour une solution face aux inondations dans la banlieue de Dakar

Dakar Presqu’île
Dakar Presqu’île
Ces tâches noires concernent des zones inondables de la Banlieue de Dakar : Diamagueune, Sicap Mbao, Guédiawaye, Pikine etc. . (Cliquer pour une vue plus large)
Ces tâches noires concernent des zones inondables de la Banlieue de Dakar : Diamagueune, Sicap Mbao, Guédiawaye, Pikine etc. . (Cliquer pour une vue plus large)

Ces vues de Google Earth concernent la banlieue de Dakar.

Ces tâches sombres qu’on peut y voir et dont certaines sont délimitées en bleu sont des zones inondables. Malheureusement, elles font l’objet d’une habitation non adaptée dans ces lieux. Ce qui fait d’ailleurs l’actualité après chaque forte pluie, eu égard aux désagréments constatés en ces moments difficiles. Il convient d’étudier ce phénomène pour une solution adaptée.

Une vue rapprochée risque de donner une image du type ci-dessous, c’est-à-dire des maisons complètement dans l’eau.

Habitations en plein dans la zone d'eau.
Habitations en plein dans la zone d’eau.

Cette vue datant du 1er juillet 2015, il pourrait être demandé à Google Earth de réactualiser ces images après ces fortes pluies qui n’ont débuté cette année à Dakar que vers le 26 juillet, pour une meilleure visibilité.

Pourtant, bien que nombreuses, ces zones  d’eau peuvent faire l’objet de zones d’habitation assez prisées. En effet de pareilles zones existent ailleurs, mais en ayant fait l’objet d’études et de réflexion pour donner lieu à une habitation plutôt très appréciée.

Lotissement dans des zones d'eau faisant penser à des arabesques.
Lotissement dans des zones d’eau faisant penser à des arabesques.

En effet, ces points noirs que l’on peut voir sur cette image (ci-contre) de Google earth concernent des zones d’eau, côtoyant harmonieusement des zones d’habitation, en Amérique du Nord. Une étude minutieuse a mis en synergie ces zones d’eau et le type de lotissement retenu, donnant lieu à une belle vue qui de loin fait penser à des arabesques.

Cependant, une  vue de près montre un type de lotissement insoupçonné, dans un environnement plutôt agréable à la vue, qui pourtant, pourrait bien s’adapter aux zones inondables de Diamagueune, Sicap Mbao, Guédiawaye, Pikine et autres.

Un lotissement alliant agréablement les zones d'eau et les habitations. (Cliquer pour une vue plus large)
Un lotissement alliant agréablement les zones d’eau et les habitations. (Cliquer pour une vue plus large)

Il faudrait en tirer que ces zones inondables pourraient donc donner lieu à beaucoup de belles configurations que l’on pourrait enrichir par l’imagination de nos architectes, ces derniers devant avoir le devoir de les faire proliférer, en vue de la plus adaptée pour chaque contexte.

Ces images ci-dessous concernent des vues encore plus proches, signifiant ainsi que des lotissements prestigieux pourraient être érigés dans de telles zones.

L'imagination pourrait en donner des exemples. (Cliquer)
L’imagination pourrait en donner des exemples. (Cliquer)
Exemple de lotissement plutôt de prestige.
Exemple de lotissement plutôt de prestige. (Cliquer)

Par ailleurs, il convient de noter que le phénomène de l’inondation est le résultat de fortes pluies qui donnent lieu à des mares, lesquelles peuvent dépasser leur capacité de rétention et déborder.

Naturellement, ces débordements vont souvent donner lieu à un déplacement des eaux vers un point de réception qui est généralement une mare de plus grande capacité, ou la mer. Tel a été le processus au niveau de ces zones de Dakar, où les eaux finissaient leur course par la mer, généralement vers la côte Sud (Hann, Thiaroye etc..). L’on peut voir d’ailleurs que les infrastructures routières et ferroviaires de l’époque les laissaient suivre leur chemin librement par de petits ponts.

Il reste entendu que même en cas de sécheresse, les zones d’eau doivent être déclarées « NON AEDIFICANDI ». Aucune habitation ne devrait y être édifiée.  Les autorités du pays chargées de ces dispositions doivent y veiller, et savoir que cela fait partie de leurs obligations.

Mais voilà que les constructions faites par la suite ont manqué de suivi par les autorités compétentes, et certains parcours de ces eaux ont tout simplement été obstrués. Dès lors, les mares asphyxiées ne pourront que gonfler.

Ce qui est d’ailleurs paradoxale, c’est que la construction de certaines routes n’a pas reconduit les anciens ponts trouvés sur place, empêchant de ce fait la libre circulation de ces eaux. En d’autres endroits, on a laissé des habitations s’ériger dans des lits asséchés, que les anciennes mares occupantes n’avaient pas définitivement abandonnés.

De ce fait, il convient de raser toutes les constructions se trouvant dans des points bas, et d’y ériger des bassins.

Chaque bassin sera bordé d’arbres palmiers dattiers ou cocotiers, et de voies de circulation piétonne. Une surveillance de la propreté sera de rigueur avec nos municipalités qui devront y mettre des gardiens à demeure.

Habitation en immeuble à étage.
Habitation en immeuble à étage en bordure du bassin. (Cliquer) (Vue de Google Earth en street view)
Bel environnement : Eau, Habitations et Espaces verts.
Bel environnement : Eau, Habitations et Espaces verts. (Cliquer) (Vue de Google earth en Street View)

Les nouvelles constructions pourront être des maisons basses, mais surtout des immeubles à étages qui pourront entourer le point d’eau, en respectant une certaine distance, et abriter le maximum d’usagers. Les déguerpis pourront loger provisoirement ailleurs et revenir pour habiter dans ces immeubles.

Habitations disciplinées autour d'un oasis (Huacachina au Pérou (Vue Google Earth)).
Habitations disciplinées autour d’un oasis (Huacachina au Pérou (Vue Google Earth)).

On peut également s’inspirer de zones d’habitation type oasis qui sont nombreuses en zone arabique et en Amérique du Sud, pour égayer le système comme ci-dessous (Image google earth de l’Oasis Huacachina au Pérou).

Des possibilités de configuration sont données sur cette vue  et pourraient faire l’objet de concours architecturales chez les élèves et professionnels de ce secteur.

Exemple de projet à envisager au niveau des zones inondables. (Cliquer pour une vue plus large)
Exemple de projet à envisager au niveau des zones inondables. (Cliquer pour une vue plus large)

Avec tout cela, il convient de ne pas répéter les erreurs du passé qui doivent servir de leçon.

C’est la raison pour laquelle, un système de dégagement des eaux doit être prévu pour viser un déversement vers la mer, quand les niveaux de débordement risqueront d’être atteints.

Une canalisation devra alors lier ces bassins entre eux de façon à réglementer leur déversement pour un aboutissement final vers la mer.

On pourra noter que la mise en œuvre  d’un tel travail pourrait certainement être une source d’emplois pour les jeunes.

Qu’en est-il des récents travaux de réfection de route à Cambérène « Tally Ndiaga Mbaye » ? Ont-ils donné satisfaction ?

Stagnation dès la première pluie du 26 juillet 2015.
Stagnation dès la première pluie du 26 juillet 2015.

Ces travaux concernaient une route réalisée une première fois au début des années  2000.

Ayant ensuite atteint un degré de dégradation lamentable, voilà que cette route a été réfectionnée tout récemment et mise en service avant le 135ème Appel du 19 mai 2015.

On s’est certainement appesanti sur les causes de dégradation rapide de cette route. Raison pour laquelle, on aurait réalisé au préalable des travaux d’assainissement, avec des grilles devant permettre l’évacuation des eaux pluviales.

Les grilles seraient-elles placées au bon endroit ? Seraient-elles suffisantes ?
Les grilles seraient-elles placées au bon endroit ?
Seraient-elles suffisantes ?

Mais voilà que dans l’ensemble, l’objectif semblerait non atteint.

En effet, faire une route pour qu’elle se comporte en rétention pour les eaux de pluie, serait-ce du bon travail ? La route, va-t-elle survivre dans ce contexte ?

 

A qui la faute ?

  • A l’ONAS ?
  • A l’Entrepreneur qui a réalisé la route ?
  • Au Maître d’œuvre chargé des études et du suivi de réalisation ?
  • Au Maître de l’Ouvrage qui n’a encore rien dit à la population du quartier ?

Il convient que ces acteurs fassent preuve de plus de responsabilité et d’imagination pour cesser de faire des investissements de mauvaise qualité et les laisser ensuite se dégrader sans autre forme de procès.

Ils doivent être conscients que c’est du gâchis pour des fonds empruntés (ou non) et qui doivent être remboursés par une population innocente et exténuée, ou qui auraient déjà fait l’objet d’un dur labeur par cette dernière.

Si c’est cela qui s’est toujours produit avec toutes les dettes contractées, pesant lourdement sur le dos de la population, et dont on n’arrive pas encore à se débarrasser, de quoi aurions-nous l’air ?

A quand la fin de ce manque de responsabilité, de conscience ?

Dans tout cela, n’y aurait-il  pas quelque peu un manque de compétence ?

La route, à peine réalisée, voilà que l'eau stagne, après cette première pluie du 26 juillet 2015. Même si cela semble être un plaisir pour les enfants, il est plus que temps d'y remédier.
La route, à peine réalisée, voilà que l’eau stagne, après cette première pluie du 26 juillet 2015. Même si cela semble être un plaisir pour les enfants, il est plus que temps d’y remédier.

La transversale Fas Boye- Méckhé-BabaGarage-Bambey-Fatick-Foundiougne¬-Fimela-K Samaba Dia¬Djiffer pour libérer et lancer le commerce entre le Cadior, le Baol, le Sine, et le Saloum.

Transversale FasBoy Méckhé Baba Garage Bambey Fatick Foundiougne K Samba  Dia Djiffer pour lancer le commerce entre les habitants de ces zones
Transversale FasBoy Méckhé Baba Garage Bambey Fatick Foundiougne K Samba Dia Djiffer pour lancer le commerce entre les habitants de ces zones

La Route Méckhé BabaGarage Bambey Fatick daterait de l’époque coloniale (1943). Ne serait-il pas temps de concrétiser un tel projet ?

Un témoin comme le vieux Modou Kane plus connu dans son village de Sine Lèye Kane sous le nom Modou Abdou Ngoné Kane fera même remarquer que les responsables du projet à l’époque avaient pour noms Messieurs Mollet et Fouad.

Serigne Modou Kane Notable aux Parcelles assainies mandataire de plusieurs Khalifs Généraux de Touba à Dakar depuis Serigne Abdoul Ahad Mbacké.
Serigne Modou Kane, Notable aux Parcelles assainies mandataire de plusieurs Khalifs Généraux de Touba à Dakar depuis Serigne Abdoul Ahad Mbacké.

Selon lui, le projet n’avait pas manqué d’être marqué par une implication des chefs de Canton de l’époque tels que :

  • Baye Ndongo Fall chef de Canton de Baba Garage et keur Samba Kane
  • Ibra Déguène Diop chef de Canton de Koule Khandang
  • Massambe Arame Diop chef de Canton de Pékesse
  • Kouli chef de Canton de Niakhène
  • KonkoBa chef de Canton de Touba Toul

On peut noter que les premières routes étant faite de branchages, brindilles et de pailles, la main d’œuvre était quasi locale.

On peut penser que le colon réalisait ses voies de communication dans un but notamment commercial, en fonction de la situation des produits dont il avait besoin, tels que l’arachide à l’intérieur du pays, mais en informant certainement largement les autorités locales.

Mais au-delà de ces considérations, il convient de noter que cette route à beaucoup d’avantages.

Elle va desservir beaucoup de villages comme :

  • Keri
  • Touba kane
  • Darou seye
  • Sine Leye Kane
  • Gandek
  • Baba Garage ancien point de vente de l’arachide
  • Thièpe
  • Ndiom Gaye
  • etc..

Ces villages invisibles à partir des routes nationales vont pouvoir être accessibles et présenter leur production souvent insoupçonnée à des points de vente comme Méckhé, Bambey et  Fatick et y rencontrer des acheteurs.

Par ailleurs, si une ligne électrique Moyenne Tension dessert cette route jusqu’à Baba Garage, en alimentant en électricité les villages rencontrés, le développement économique et commercial n’en sera que mieux portant.

  • Une ville comme Méckhé va pouvoir renforcer son caractère marchand pour les produits des villages environnants. Elle pourra échanger ses chaussures avec des produits halieutiques du Sine et du Saloum. Un village comme Gandek qui semble-t-il, est spécialisé dans la culture de la pomme de terre va pouvoir être mieux connu.
  • Le village de Baba Garage, carrefour célèbre dans le temps, à la frontière du Cadior et du Baol, devenu inconnu par suite de son enclavement, va pouvoir exhiber sa notoriété d’ancien point de vente de l’arachide.
  • Une ville comme Fatick va également en profiter en pouvant échanger avec Méckhé, et pourquoi pas vendre dans sa région les chaussures faites dans cette ville. C’est ainsi que si on prolonge la route de Fatick à Joal et Djiffer à partir de l’embarcadère de Foundiougne, cela va permettre aux villages du Cadior et Baol, desservis par cette route d’être approvisionnés en produits halieutiques (frais ou secs), en échange de leurs produits propres, tels que les mangues et produits maraîchers.
  • De même, si on complète le projet par un pont entre Fatick et Foundiougne, la commercialisation des produits halieutiques pourra davantage connaître un essor.

    Ce pont devait être fait depuis longtemps pour une bonne intégration de  Foundiougne ainsi que d'une bonne partie du Saloum dans les échanges commerciaux du pays. Ce pont pourrait certainement être réalisé en BOOT.
    Ce pont devait être fait depuis longtemps pour une bonne intégration de Foundiougne ainsi que d’une bonne partie du Saloum dans les échanges commerciaux du pays. Ce pont pourrait certainement être réalisé en BOOT.

Fatick pourra devenir un centre d’échange et en profiter pour construire des chambres frigorifiques qui lui permettront de faire de la plus value sur ces produits qui pourront être vendus :

  • aux voyageurs empruntant la nationale 1 qui passe devant elle,
  • ainsi qu’à ceux qui vont sur la nationale 3 au niveau de Bambey
  • et également à ceux qui vont sur la nationale 2 au niveau de Méckhé.

Fatick aura aussi l’avantage d’être un véritable carrefour, lui permettant d’héberger des voyageurs voulant aller sur la côte sud pour chercher des produits halieutiques secs (poissons fumés, coquillages, etc … ) et retourner pour les vendre :

  • à Bambey sur la nationale 3 et pourquoi pas jusqu’à Diourbel et Touba.
  • Et à Méckhé sur la nationale 2

De même, Bambey et Méckhé vont pouvoir renforcer leur état de carrefour et pouvoir se doter de chambres froides.

Il en sera de même pour Baba Garage qui, en tant qu’ancien carrefour, va pouvoir renaître et desservir les villages environnants.

Si l’on fait la jonction Méckhé-FasBoye-Mboro, l’approvisionnement en poisson de la zone Cayorienne de Méckhé va pouvoir être renforcé. De même, les mangues et produits maraîchers de Mboro pourront être distribués dans le marché de Méckhé et à Fatick.

Ainsi, les populations du Cayor, du Baol, du Sine et du Saloum vont pouvoir se rapprocher davantage et intensifier leurs échanges commerciaux, ce qui aura certainement une répercussion sur la balance des paiements du pays.

Il convient enfin de noter que cette longue route est déjà faite en partie. Les tronçons suivants sont déjà réalisés :

  • Bambey-Fatick
  • Fatick – Embarcadère de Foundiougne

Donc, il ne resterait plus à faire que les tronçons :

  • Méckhé-Baba Garage-Bambey
  • Embarcadère de Foundiougne-Fimela-Keur Samba Dia-Djiffer

Pour renforcer la mobilité dans la zone, il conviendrait de faire également les tronçons suivants :

  • Baba Garage Embranchement Dinguiraye-Thilmakha
  • Baba Garage-Touba Toul

Dans la foulée, le bitumage de la route entre Joal et Djiffer sera d’un grand  apport.

Il serait important de bitumer la route Joal-Keur Samba Dia-Djiffer.
Il serait important de bitumer la route Joal-Keur Samba Dia-Djiffer.
Djiffer : cette presqu'île a abrité une mine de titane. On s'y approvisionne actuellement en produits halieutiques secs (poissons fumés, coquillages etc...).
Djiffer : cette presqu’île a abrité une mine de titane. On s’y approvisionne actuellement en produits halieutiques secs (poissons fumés, coquillages etc…).

Une telle mobilité ne devrait pas manquer de renforcer l’essor commercial de cette zone.