Ces Réalisations manquant de professionalisme


Route mal assainie, faite en mai 2015, méconnaissable en août 2015.
Route mal assainie, faite en mai 2015, méconnaissable en août 2015.(Click pour une vue plus large)
Poteau électrique MT mal implanté
Poteau électrique MT mal implanté. (Click pour une vue plus large)
Une telle cohabitation entre une ligne 30 000 volts à proximité d'un arbre comme le Kadd ne saurait être acceptable.
Une telle cohabitation entre une ligne 30 000 volts à proximité d’un arbre comme le Kadd ne saurait être acceptable. (Click pour une vue plus large)

Ces images témoignent de défauts de réalisation, apparemment acceptés en l’état, l’on ne sait pourquoi.

De pareils cas sont nombreux dans ce domaine de l’énergie et peuvent être visibles ou non par un non initié. Ils peuvent également exister dans d’autres secteurs tels que les routes , les bâtiments, etc…

De la même façon qu’on parle d’impunité concernant certains actes, il convient également de parler d’impunité dans ce domaine de réalisation où la médiocrité de la qualité ne semble pas inacceptable, eu égard à la fréquence et à la multiplicité des cas.

Cependant, il conviendrait de se demander si cela ne résulterait pas de certaines dispositions administratives et législatives . En effet, l’on peut constater que pour définir certains critères de choix de l’entreprise, l’on se focalise sur le chiffre d’affaires qui doit être le plus élevé possible, ainsi que des papiers administratifs que la débrouillardise financière n’aura aucune difficulté à présenter, tandis que les compétences qui cherchent à se conformer à la réglementation en vigueur auront du mal à réussir dans ce jeu.

Devant une telle situation, ne conviendrait-il pas de procéder souvent à une évaluation des dispositions en vigueur, eu égard au caractère fréquent de certaines fautes ?

 

 

A propos d’Urbanisme

A propos d’Urbanisme

Les services de l’Urbanisme au Sénégal respectent-ils leurs obligations ?

 

      I.          Ne sont –ils pas chargés de veiller:

a.     à ce que  les maisons soient bien construites suivant des types appropriés dans chaque zone ?
b.    à ce que  les maisons soient bien construites suivant des normes de sécurité satisfaisantes, à savoir dans chaque zone les normes relatives aux matériaux à y mettre en œuvre sur les plans :
·       choix et dimensionnement des matériaux
·       dispositions à prendre telles que :
a/ enrobage déterminant l’épaisseur de la couche de béton couvrant le fer de l’extérieur, surtout en bordure de mer
  b/ dosage du ciment, du sable, du béton et de l’eau
  c/ épaisseur des poteaux et des poutres
    d/ etc.…

   II.       Ne sont –ils pas chargés de veiller :

a.     à ce que  les maisons soient bien alignées ?
Vue de Google Street V1.
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b.    à ce que  les espaces verts soient en harmonie avec les types de construction et bien disposés ?
Vue de Google Street V2.
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 III.          Ne sont –ils pas chargés de veiller :

a.     à ce que  les emprises soient respectées par rapport aux routes ?

b.    à ce que  l’assainissement des routes soit respecté en saisissant les autres services concernés ?

c.     à ce que  l’entretien des routes soit respecté ?

d.    à ce que  les lignes électriques et téléphoniques soient bien disposées et respectent les alignements de la zone ?

e.     à ce que  l’on évite de construire sous les lignes électriques et téléphoniques et que les arbres soient bien alignés et élagués si requis ?

f.      à ce que  l’on évite de construire dans les zones d’eau et que l’on prévoie leur évacuation en cas de crue ?

 IV.          Dans le cadre d’un bon fonctionnement de la cité :

 

Il conviendrait que ces services de l’urbanisme fassent l’effort de reconnaître leurs obligations et de les respecter, sans chercher à les fuir.

 

 

 

Un Raccourcis entre Pikine et Parcelles Assainies : Pourquoi pas ?

Voie de contournement entre Pikine et Cambérène – Parcelles Assainies

On peut constater les bienfaits du nouveau pont de l’embranchement de Keur Massar sur la route nationale, de même que celui de Thiaroye.

Pont Croisement Keur Massar
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Pont Poste Thiaroye
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En effet depuis la mise en service de ces ponts, on peut constater une réelle fluidité du trafic entre Mbao et l’entrée de Pikine.

Il convient donc de développer de tels projets.

Mais l’on constate que les véhicules de cette direction arrivent rapidement au croisement de Cambérène, et une fois à ce niveau, la souffrance revient, malgré tout l’artifice développé au  niveau de ce point.

 

Il constitue un vrai goulot d’étranglement. Ceci est du au fait qu’au niveau de ce point, certains véhicules provenant de la Patte d’Oie et désirant se rendre à Pikine sans emprunter l’autoroute à péage sont gênés par des véhicules provenant du quartier de Dalifort.

Les véhicules provenant de Cambérène et désirant se rendre à Pikine sont gênés par les véhicules provenant de la Patte d’Oie et par ceux venant de Dalifort, ainsi que ceux sortant de l’autoroute à péage.

Les véhicules provenant de Pikine et désirant se diriger vers la Patte d’Oie sont gênés par les véhicules provenant de Cambérène.

Les véhicules provenant de Pikine et désirant se rendre vers le Rond point de la Case sont obligés de faire la queue suite à l’étroitesse de la route et de l’espace disponible. C’est ainsi que ces derniers qui auraient pu continuer sans s’arrêter vont contribuer à gonfler le trafic, au niveau de ce rond-point.  Ceci est d’autant plus préoccupant que le tronçon entre Croisement Cambérène et Rond-point La Case est très sollicité aux heures de pointe (le matin (7h – 10h) et le soir (18h – 21h).

Un pont sur le rond-point Croisement Cambérène comme celui de Thiaroye ou de l’embranchement de Keur Massar aurait pu régler partiellement le problème en permettant aux véhicules venant de la Patte d’Oie pour se rendre à Pikine (et vice versa) de ne pas s’arrêter.

Une solution alternative provisoire ou en complément consisterait  en une voie de détour courte s’embranchant sur la nouvelle voie de contournement liant Pikine Khourounar et le nouveau palais de justice de Pikine pour permettre aux véhicules provenant de Pikine et désirant se rendre vers le Rond point de la Case d’y accéder sans passer par le croisement Cambérène. Le tracé est proposé sur la figure ci-dessous.

En effet, une voie s’embranchant sur cette voie de contournement avec un éventuel pont sur une partie de la zone d’eau du Technopole par le chemin le plus court pour atteindre le rond-point de la Case aurait pu désengorger le trafic sur le croisement de Cambérène.

Le tracé proposé est en blanc sur cette vue de Google Earth.

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Vos contributions à l’amélioration de cette idée seraient les bienvenues.

A propos des remises de courant après une coupure d’électricité

Très souvent, après une coupure de courant, à priori suite à un défaut, l’opérateur a tendance à s’empresser de procéder à une remise, pour minimiser l’énergie non distribuée, sans pour autant avoir toutes les assurances que le défaut a disparu. Ceci peut être à l’origine de plusieurs remises répétées sans succès.

Ceci est une pratique à éviter.

Il convient avant chaque remise de circonscrire ce qui a occasionné la coupure, de régler le problème de manière effective, avant de procéder à une remise.

En effet, ceci peut éviter une remise sur un défaut, ce qui ne fait que solliciter durement les équipements, particulièrement les câbles, lesquels vieillissent prématurément, et deviennent de plus en plus vulnérables, devenant ainsi le siège de beaucoup plus de risques d’interruptions non désirées, pour un service qui doit être assuré 24 heures sur 24. D’une manière générale, les équipements de production, de transport et de distribution qui injectent sur un défaut violent subissent aussi des dommages qui, à la longue, les rendent de plus en plus vulnérables ; ce qui de facto, détériore les performances qu’on aurait pu espérer sur l’énergie non distribuée.

Par ailleurs, il convient de savoir que ceci porte préjudice aussi à la clientèle.

Chez les clients domestiques, on pourra noter une prépondérance d’appareils frigorifiques. Ceux-ci ont la particularité de fonctionner avec un compresseur mu par un moteur électrique, lequel demande un courant de démarrage relativement important.

L’opérateur, pour faire face à toutes les puissances agrégées de ces moteurs, aura à augmenter la fréquence, pour réussir son démarrage. De plus, ce moteur devrait vaincre la force opposée au compresseur qui doit faire monter un gaz dans le circuit de l’évaporateur en vue d’y être détendu. Ce gaz, en général, lors d’une coupure aura tendance à ne plus s’acheminer vers l’évaporateur où, avant d’y arriver, une force importante l’attend dans le détendeur, mais plutôt à procéder à un retour vers le compresseur. Une remise du courant à cette phase met le moteur à rude épreuve, car devant supporter le compresseur qui doit faire face à ce gaz qui descend. Ceci peut endommager le moteur et par conséquent le compresseur, rendant ainsi le frigo hors d’usage.

Ce préjudice est dur pour le client, qui en général subit le risque de perdre sa provision, ainsi que des dépenses supplémentaires pour la réparation.

Quant aux clients industriels, qui sont en général équipés de beaucoup de moteurs, le problème est encore beaucoup plus difficile. Ils le connaissent bien en général et cherchent à y remédier.

Ils risquent un courant de démarrage important, augmentant leur puissance appelée, laquelle est source de pénalisation pécuniaire à leur encontre, alors que leur responsabilité n’est pas engagée.

Ceux qui seront équipés d’appareils de délestage, leur permettant de différer la remise de chaque moteur, seront plus chanceux.

Tandis que pour les autres, un délai de remise un peu plus long, serait nécessaire, le temps de leur permettre  de couper leurs appareils, et de les remettre un à un, après le retour du courant.

Tout ceci peut être source de frustration dans un système où doit régner la concorde entre les différents acteurs.

Il serait donc meilleur, pour l’opérateur distributeur d’électricité, de circonscrire d’abord l’origine de la coupure, d’y remédier effectivement, avant de procéder à une remise du courant.

Ceci est certes plus bénéfique pour le client, mais également pour cet opérateur.

En effet, la remise du courant pourrait être facilitée à ce dernier, si la charge est allégée, ce qui lui permettrait de ménager ainsi ses moyens de production.

Cet acte serait plus économique et plus patriotique.

Cependant, le spectre de la pénalisation de l’énergie non distribuée pousse certains agents à remettre le courant vaille que vaille, et le plus rapidement possible, sans se soucier des inconvénients susceptibles d’être engagés dans ce processus.

Une formation à leur adresse serait ainsi nécessaire.

Le meilleur moyen de minimiser l’énergie non distribuée, est de faire une bonne maintenance, passant par une bonne conduite et une bonne surveillance des équipements, en évitant de leur demander plus qu’ils ne peuvent. Pour satisfaire correctement la demande, il convient alors de s’équiper en conséquence, en prenant en compte les périodes de maintenance, afin d’assurer un service continu 24 heures sur 24.

 

Problématique du développement au SENEGAL et en AFRIQUE

Le développement est d’abord économique. C’est ensuite qu’il soutient l’aspect social grâce aux revenus obtenus.

Son premier objectif est donc d’enrichir le pays, tout en veillant à une répartition équitable des revenus.

D’où proviennent ces revenus ?

Eh bien des retombées du travail de la population tout simplement.

On pourra scinder ce travail en :

  • Fonctionnement de l’Etat
  • Infrastructures de base
  • Activités génératrices de revenus

Les infrastructures de base constituent des leviers importants grâce auxquels, les activités génératrices de revenus vont pouvoir se réaliser.

Elles sont réalisées par l’Etat, avec l’argent du contribuable, provenant de ces activités génératrices de revenus. Généralement, cela se fait par des emprunts extérieurs, que l’on remboursera graduellement, grâce à ces revenus, par l’aide des impôts et taxes.

L’Etat travaille pour la population. Son bon fonctionnement assure à cette dernière la sécurité et l’ordre. Il doit aussi lui assurer la santé et l’éducation.

Dès lors, la population, individuellement ou par collectivités, se trouve à l’aise pour réaliser les activités génératrices de revenus nécessaires. Ces dernières doivent être assez importantes, pour faire face, d’abord aux frais permettant de les accomplir, ensuite au fonctionnement de l’Etat, ainsi qu’au remboursement des infrastructures de base, pour enfin générer une marge, autrement dit une vraie croissance.

L’on peut donc constater que les activités génératrices de revenus sont les mamelles à partir desquelles se nourrissent l’Etat, les infrastructures de base, ainsi que la population elle-même.

Par conséquent, si elles sont insuffisantes pour faire face à ces obligations, le déficit risque d’être comblé par des dettes, ou tout simplement, se traduire par une pauvreté.

Et le Sénégal, à l’instar de tous les pays, aura l’obligation de faire face à ces impératifs. Mais il aura la particularité d’avoir régulièrement contracté beaucoup de prêts, depuis son indépendance, et souvent pour des infrastructures de base infructueuses, de même que pour un fonctionnement de son Etat. Ceci le met alors, face à une dette chronique, déjà assez colossale, en plus de ces obligations ci-dessus.

Dès lors, ne devrait-on pas étudier les causes de cette situation, particulièrement de cette dette grandissante ?

Mais l’on a toujours pensé à augmenter cette dernière, pour une croissance utopique, sans les préalables nécessaires. En effet, un prêt émanant de ces Bailleurs de fonds est difficilement gérable par un non averti.

Une autre vue sous un autre angle de l’économie consiste à examiner la balance des paiements, à savoir les exportations et les importations. Si depuis longtemps, le Sénégal fonde l’essentiel de son budget sur les taxes à l’importation, cette dernière ne saurait cesser d’être favorisée.

On verra que la Senelec (Société Nationale d’Electricité) pèsera sur la balance avec ses besoins en fuel.

Le gasoil des véhicules est en accroissement constant et renforce le déficit.

Le Sénégalais se voulant émancipé, est en général éduqué pour porter sa préférence sur des produits importés.

Les opérateurs téléphoniques privés prennent quotidiennement des mains de la population des sommes colossales qu’ils transfèrent à l’extérieur, à priori sans le recyclage interne, vital dans un tel secteur vorace en ressources économiques.

L’essentiel des entreprises, qui semblent faire de la croissance, se fonde sur des activités d’importation (farine de blé, riz, lait, produits manufacturés, pacotilles, etc.…).

C’est l’arachide qui faisait face à ces importations alors qu’elle est maintenant presque à l’abandon.

Le phosphate qui l’épaulait n’est plus.

Les activités génératrices de revenus exportatrices sont quasi inexistantes.

Cette situation est presque celle de la plupart des pays d’Afrique.

Heureusement que les émigrés font quelques rentrées qui peinent, parce que de plus en plus combattues, suite à l’aversion qu’ils rencontrent à la source.

Devant une telle situation, comment pourrait-on faire de la croissance ?

Cette croissance serait-elle celle des entreprises importatrices ?

 

Dans ce cas, la situation mériterait certainement d’être revue.

 

Pour une politique énergétique mieux adaptée au respect d’un environnement climatique sain

On se plaint beaucoup aujourd’hui des effets du changement climatique qui s’opère sous nos yeux, plutôt impuissant, parce qu’incapable d’un consensus pour une politique énergétique cohérente adaptée. Parce qu’aussi, mu par un égoïsme qui ne s’intéresse qu’à des intérêts propres.

C’est ainsi que l’énergie solaire dont la science et la technique ont longtemps été détenues par des communautés non assez dotées en rayonnement solaire, a mis du temps pour s’enrichir.

Aujourd’hui qu’elle le devient petit à petit, les balbutiements se manifestent encore par des hésitations pour une politique franche, devant mener vers une solution efficace.

Voilà que devant un tel contexte, l’Afrique se comporte comme une feuille, soumise plus ou moins au grès d’un vent, soufflant de tous les côtés. Et pourtant ses fils se réveillent petit à petit, mais assez gagnés par les séquelles d’un passé convainquant et puissant.

Cependant, il faudrait qu’elle sache qu’elle a beaucoup de chance, de changer la situation.

En effet, il convient de savoir que l’énergie solaire constitue un soulagement pour des pays ensoleillés comme l’Afrique, et que cette dernière devrait se mettre à l’œuvre pour son exploitation.

Dans le cas du Sénégal, on sait que depuis longtemps son développement a été plombé par une balance des paiements déficitaire, due essentiellement par une importation massive de produits pétroliers. La première politique qui devait enrayer cette situation avait été d’installer la SAR (Société Africaine de Raffinage), qui devait se charger d’importer le pétrole brut, et fabriquer les produits dérivés tels que l’essence, le gasoil, le fuel léger, le fuel lourd, etc.… . Et ceci devait se faire à moindre coût.

Mais voilà que cette politique, qui a été mal comprise par certains politiciens ayant, tout de même, une voix suivie, est aujourd’hui tombée à l’eau. C’est ainsi que la SAR est restée en léthargie, et l’on continue aujourd’hui à importer des produits pétroliers finis, et souvent de mauvaise qualité, comme si l’on ne voulait pas d’une amélioration de cette balance des paiements.

  • Est-ce de l’insouciance ?
  • Est-ce une politique voulue de ne pas favoriser le développement du Sénégal ?
  • Est-ce tout simplement de l’ignorance d’une économie mal dirigée ?
  • Est-ce aussi de l’égoïsme de politiciens dirigeants plutôt intéressés principalement par leur propre enrichissement ?

Les questions sont certainement multiples.

L’on devait peut-être se rendre compte que cette première politique devait non seulement être suivie, mais aussi complétée par une formation en métier du pétrole.

En effet, l’on pourra constater qu’un pays comme la France, qui n’a pas de pétrole dans son sous-sol, vend des produits finis à des pays africains, par le biais de sociétés comme Total, bien que celle-ci soit définie comme internationale.

L’on peut constater aussi qu’un pays comme le Congo, bien que riche en minerais de toute sorte, ne bénéficie pas assez de sa richesse.

  • Pourquoi ?
  • Ses fils ont-ils la formation requise ?
  • Qu’attendent-ils pour s’y mettre ?
  • L’Unité Africaine l’y a-t-il aidé ?

Aujourd’hui qu’on a découvert du pétrole au Sénégal, ceci ne devrait-il pas constituer une leçon ?

Mieux, on devrait aller au-delà. Le fait de s’accrocher sur le pétrole par son exploitation à outrance, devrait être dilué par le respect de l’environnement, en atténuant le caractère nocif de la pollution de ce dernier.

C’est ainsi que, doté par ailleurs d’un ensoleillement non négligeable, le Sénégal devrait éviter de se détourner d’une exploitation de l’énergie solaire, qui s’avère indispensable. On sait que cette exploitation serait quasi parfaite, si elle pouvait faire l’objet d’un stockage dans des batteries.

Celles-ci s’avérant chères, la porte ouverte vers une léthargie risque de s’ouvrir.

Il convient tout de même de faire un effort, de ne pas négliger ce potentiel solaire et de l’exploiter soigneusement, en parallèle avec le pétrole, qui devrait servir de moyen d’investissement pour une autosuffisance quasi-totale.

 

Ceci devrait se faire en trois étapes principales :

  1. Installer des usines de fabrique des batteries
  2. Installer des stations de recharge de batterie grâce au solaire
  3. Distribuer les batteries pour l’alimentation de nos diverses charges

Ceci pourrait ouvrir la porte à beaucoup de choses dont :

  • La fabrication de véhicules électriques, grues, genres fenwik, etc..
  • La fabrication de frigos mobiles
  • La fabrication de petits outillages électriques mobiles (perceuse, tournevis, etc…)
  • La fabrication de pompes solaires etc…
  • Etc…

MND

“Zero nid de poule” sur nos routes, pour éviter certains types d’accidents! Pourquoi pas un budget ?

 

Sur cette image, ce véhicule a subi un accident apparemment grave. C’est sur la route Fatick-Diakhao-Gossas. Et c’était probablement en 2014. Ceci ne susciterait-il pas une analyse ?

Qu’est ce qui  en a été à l’origine ?

  • Pourquoi n’analyse- t-on pas les accidents comme cela se faisait dans le passé d’après les anciens ?
  • Les acteurs concernés ne devraient-ils pas se réunir ?
  • Ne devrait-on pas en tirer des leçons ?
    • Est-ce la faute unique du conducteur ?
    • Est-ce un manque ou une insuffisance de signalisations ?
    • Est-ce un défaut d’entretien de la route ?
    • La route ne s’est-elle pas effritée ou n’est –elle pas ravinée à cet endroit ?
    • La largeur de nos routes est-elle suffisante ?
    • Est-ce que les balises des bordures de route sont toujours existantes ?
    • Est-ce les balises de virages existent et sont remplacées régulièrement ?
    • Est-ce que les ponts sont balisés ?
    • Est-ce un défaut de réalisation de la route à cet endroit ?
    • Est-ce un défaut du cahier des charges ?
    • Est-ce ….  etc… ?

Si un tel travail est fait,  n’est-il pas question d’en informer la population pour qu’elle prenne elle aussi sa part de responsabilité ?

  • Pourquoi les autorités concernées ne font-elles plus ce travail ?
  • Si elles le font, pourquoi n’informent-elles pas la population ?
  • N’ont-elles plus la compétence requise ?

Une telle analyse devrait concerner :

  • Les autorités chargées de la sécurité routière,
  • Les autorités administratives et coutumières vivant à proximité de la zone concernée,
  • Les assurances qui ne devraient pas se contenter de percevoir tout simplement des primes, en laissant aux victimes les tractations de dédommagement,
  • Le département des travaux publics chargé de surveiller la construction des routes,
  • Le département des travaux publics chargé aussi de faire l’entretien des routes,
    • Si ceux-ci n’existent plus, qu’attend-on pour les ramener ?
    • Les experts concernés ne pourraient-ils pas s’en occuper par du « faire faire » ?
    • Un privé (qui ne s’intéresse qu’à ses gains) pourrait-il s’occuper de cet aspect qui relève de patriotisme et de sens de la responsabilité ?
    • Ce privé, ne serait-il pas poussé à attendre que la dégradation soit consistante pour une facturation plus grosse ?
  • Etc…

Une réunion ne devrait-elle pas concerner les responsables impliqués pour des leçons à tirer ?

Apparemment, on ne fait que constater l’existence de l’accident pour la comptabiliser tout simplement. Et très souvent, c’est uniquement le conducteur qui est incriminé.

Devrait-on s’arrêter là ?

Est-cela simplement le rôle d’une autorité ?

Fait-on des analyses avec des réaménagements pour l’avenir ?

Si l’on analyse cet accident, l’on constatera juste avant l’épave une tâche noire sur la route à droite, dans le sens dans lequel roulait en principe ce véhicule, selon la photo.

Il s’agit apparemment d’un nid de poule récemment réparé.

Il est question de se demander alors quand est-ce que cette réparation a eu lieu.

  1. Si cette réparation a eu lieu après cet incident, il y a lieu de se poser la question de savoir si ce nid de poule n’a pas été à l’origine de ce sinistre.
  2. En effet, si ce véhicule roulait dans le sen s ci-dessus évoqué,
    1. et que, arrivé juste devant le nid de poule, il essaie de l’éviter,
    2. et qu’alors un autre véhicule venant en sens inverse surgit devant lui,
    3. qu’est-ce qui pourrait se passer ?
    4. Est-ce que les deux véhicules ne se feraient pas face ?
    5. Est-ce que ce véhicule aurait le temps de contourner le nid de poule et reprendre sa place à droite ?
    6. Est-ce que ce véhicule n’aurait pas essayé, par suite de panique, de chercher une échappatoire sur sa gauche ?
  3. Si maintenant la réparation a eu lieu avant l’incident, on peut alors tout simplement en déduire qu’il y a eu imprudence.

Cependant, il faut noter que les nids ont été nombreux sur cet axe alors qu’il n’était pas très âgé. Il suffit de regarder cet enregistrement vidéo.

Si l’on se réfère à Google Earth, et que l’on essaye de remonter le temps, l’on peut constater que cette route était en chantier en 2007, comme le montre la vue ci-contre, prise au même endroit.

(Cliquer sur les images pour agrandir)
Début du chantier en 2007. Vue de Google Earth par une remontée du temps.
Vue de 2010 montrant la route terminée.

 

 

 

 

 

 

Vue du 22/09/201 montrant l’endroit du sinistre par Google Earth

Mais on constatera également un caractère prématurément dégradé pour ceux qui emprunteront cette route en 2014. Elle était alors truffée de crevasses qui pouvaient être dangereuses pour un conducteur qui tombent brusquement sur elles.

Vue de Google Earth du 20/12/2014 montrant l’épave du camion

Bien entendu, ces crevasses ont été réparées, et on en voit les traces sur cette vidéo. Mais quand est-ce que la réparation a eu lieu ?

Ne serait-ce pas après le sinistre ?

Bien entendu, mieux vaut tard que jamais.

Vue du 25/02/2016 par Google Earth montrant que le camion a été enlevé à cette date.

Cependant, la situation porte à croire que ces crevasses pouvaient être à l’origine d’un accident.

Il convient de noter que quand on construit un ouvrage, en l’occurrence ici une route, on doit privilégier la qualité.

Bien entendu quelque soit la qualité, une dégradation surviendra.

Donc,  il faut également prendre en compte l’entretien de l’ouvrage. Mais il faut le faire à temps. Il ne faut pas attendre qu’il y ait un incident pour le faire.

C’est cela qu’on appelle « la maintenance ».

En termes plus explicites, on parle alors de la maintenance permanente de la route en bon état d’usage.

Il fallait donc constater que la finalité de cet accident a été que :

  • Il y a certainement eu des dégâts humains et matériels
  • Le coût de ces dégâts peut certainement être supérieur à la réparation de ce nid de poule
  • il conviendra de noter qu’un seul nid de poule peut être à l’origine de plusieurs accidents.

Ne devrait-on pas budgétiser un montant annuel pour l’entretien de nos routes ?

Ceci ne serait-il pas une obligation pour nos autorités ?

  • Ont-elles le droit de dépenser notre argent sans prendre les garanties d’un ouvrage bien réalisé ?
  • Cela ne serait-il pas du gaspillage ?
  • Si l’on investit dans la construction d’une route jugée utile, pourquoi la laisser se dégrader jusqu’à entraîner des pertes en vie humaine ?
  • Pourquoi ne pas la construire avec une qualité acceptable quand on dépense l’argent du public ?
  • Cette budgétisation serait-elle moins prioritaire que beaucoup d’autres choses qu’on fait régulièrement ?  (Par exemple combien dépense-t-on pour les fêtes de fin d’année ?)

Chaque Maire de Commune pourrait prendre la responsabilité de son périmètre, et veiller à l’entretien de son patrimoine.

L’objectif « Zéro nid de poule sur nos routes » pourrait bien être un défi à relever.

Et ce défi pourrait certainement être relevé.

Pour ce faire, chaque Maire pourrait faire travailler ses jeunes, lesquels devront avoir l’obligation :

  • De s’informer sur l’état des routes de leur périmètre.
  • D’attaquer la réparation dès les premiers signes
  • De veiller à ce que les routes les concernant restent toujours impeccables.

Il faudrait alors affecter à ces jeunes ce budget, en veillant à ce qu’ils soient formés, équipés,  et accompagnés  par un ancien professionnel dans la construction et l’entretien des routes, ainsi que par des autorités de la sécurité routière.

  • Ceci serait-il difficile à faire ?
  • Ne gagnerait-on pas alors en routes toujours en bon état ?
  • Ne gagnerait-on pas en baisse des pertes en vie humaine sur la route ainsi que sur les dépenses en santé?
  • Ne gagnerait-on pas en baisse des dégâts matériels sur nos routes?
  • Ne gagnerait-on pas en baisse des dépenses sur les pièces de rechange pour la réparation de nos véhicules?
  • Ne gagnerait-on pas tant soit peu sur les importations correspondantes, et par conséquent sur notre balance des paiements ? (Il convient de noter à l’égard de ceux qui vont minimiser ces gains qu’un économiste ne doit rien négliger et que c’est l’agrégation qui finit par donner de gros chiffres)

 

Cambérène : Echos du Village

camberene

Entretien avec Mame Amadou SAMBA, Maire de la commune de Cambérène

Cambérène est un villages parmi ceux dits traditionnels de la région de Dakar.

Il jouit d’une certaine notoriété de par sa particularité relative à certaines qualités connues de ses habitants, en général accueillants, généreux et disciplinés, sous la conduite d’un Guide religieux issu de la famille fondatrice, celle de Mame LIMAMOULAYE.

Le village s’agrandit et accueille de plus en plus d’habitants et devrait se doter d’infrastructures conformes à ses préoccupations.

Le maire actuel , Monsieur Mame Amadou SAMBA répond ici aux questions relatives à certaines de ces préoccupations.

maire2

Après un état des lieux de la route Ndiaga Mbaye, nous avons constaté que cette dernière souffre d’entretien, en témoigne le niveau élevé de sable qui la recouvre et les nids de poules qui sont en train de se former, quelle lecture en faites-vous ?

La route Ndiaga Mbaye n’est pas une route réglementaire, elle est très étroite par endroits, il n’y a pas de trottoirs, les goudrons riment avec le sable. Il y a 2ans, l’Ageroute la retapée, et devait y faire des trottoirs. Ce qui est impossible,  selon l’entreprise,  vu l’étroitesse de cette route, car, il y a des endroits où elle ne fait même pas 5mètres de largeur.

Pour l’entretien ?

C’était régulier, son entretien,  avant l’acte III  de la décentralisation, mais depuis sa mise en place nous peinons à payer nos salaires, nous peinons investir et à recruter  ce qui fait que la plupart des secteurs d’activités ont été laissés en rade en attendant des lendemains meilleurs pour s’en occuper.

Et quelles solutions proposez-vous ?

Il n y a pas de solutions temporaire, c’est la mairie qui devait faire ce travail, c’est-à-dire balayer, nettoyer, désensabler, mais vu le manque de moyen pour payer les gens à le faire, nous ne pouvons qu’attendre. Même pour regrouper les ASC et les intéresser ça pose problème à moins que les gens le fassent bénévolement sinon au niveau de la mairie la solution tarde à venir faute de moyen financier et technique.

En effet, on avait tenté, il y a 2ans d’élargir la route  mais nous étions confronté à de nombreux  problèmes parce que par endroit c’était très étroit.  Les gens ont construit en empiétant sur la route, c’était bien avant notre magistère, on les a laissés faire, maintenant c’est des salons, des toilettes, des cuisines, on était prêt à tout démolir mais ça a causé un tollé et les autorités religieuses et coutumières  nous demandés de cesser tous travaux.

 

 

 

C’est avec l’hivernage que nous constatons le plus les défauts de réalisation de cette route. On peut noter en particulier que le point bas qui devait recevoir les eaux de pluie n’est plus fonctionnel, alors quelles sont les actions qu’envisage la mairie pour pallier à ce mal, outre l’usage d’une pompe électrique ?

Le point bas fonctionne, c’est seulement on a tardé à utiliser la pompe électrique, nous avons même recruté des personnes pour veiller  sur les enfants afin qu’ils ne jouent aux alentours à cause du courant et vérifier à  toujours le mettre en marche si l’eau stagne. Cette année-ci, nous avons  eu moins de problèmes. La mairie dispose  aussi d’une citerne hydro- cureur acheté depuis 2010, l’Etat nous aidait  avec du carburant, mais cette année, nous n’avons rien reçu.

Mais à chaque fois qu’il pleut l’hydro- cureur passe  dans les 24 heures à la limite dans les 48 heures. Il tarde dès fois, parce qu’il n ya pas seulement  la route Ndiaga  Mbaye qui stagne il existe d’autres zones à Cambérène.

 Venons-en à l’électricité M. le maire, dans votre localité, on note beaucoup de coupures intempestives au moins une fois par jour, en plus, au niveau de l’éclairage public, les lampes fonctionnent par intermittence, pour vous, cela est dû à quoi et qu’est-ce que vous comptez faire  pour y remédier ? 

Cambérène est l’une des communes les mieux éclairés de Dakar. Pourquoi cela, non seulement le directeur  de la société qui s’occupe de l’entretien des lampes habite Cambérène mais, on profite aussi des évènements religieux comme l’Appel pour massifier l’éclairage publique  et changer les ampoules.  Il y a l’équipe de la Senelec qui veille en plus de celle qui est chargée de l’entretien envoyé par la ville de Dakar.

Pour certaines lampes qui fonctionnent par intermittence,  je crois que c’est la brise de la mer ou quelque chose de ce genre. Si toutefois, c’est une panne constante nous attendons d’en regrouper  plusieurs et payer une  prestation à la fois. Sinon, cela va nous couter cher et nous n’avons plus les moyens.

Les coupures intempestives ?

En ce qu’il s’agit des coupures, ça incombe à la Senelec, mais, il faut dire en ce moment, ils sont en train d’étendre leurs réseaux à Cambérène, au niveau des quartiers Peul II et Diameguène. Peut-être que c’est à cause de cela.

 

  A Cambérène, « on manque de  réseau », c’est du moins, l’avis et le constat amer que les habitants ont fait concernant les lignes de téléphonies, notamment expresso qui est extrêmement faible. Selon vous, quelles en sont les causes et est-ce que la mairie entreprend de faire des actions dans ce domaine ?

C’est la première fois que j’entends cela, je n’ai pas été confronté à un problème de réseaux. C’est vrai que je n’utilise pas particulièrement  le réseau expresso, mais si j’en reçois de ces plaintes plusieurs,  j’avoue que je vais m’approcher de cet opérateur  pour savoir de quoi il en retourne. Mais à mon humble avis, je pense que  ce sont les opérateurs de téléphonie qui doivent  faire des efforts d’investissement pour soutenir la concurrence.

Un problème chronique à Cambérène, c’est le manque cruel d’eau. Et ceci à des heures bien définies, le matin vers 07 heures et le vendredi vers 13heures lorsque l’on se prépare pour la mosquée.  Le plus grave dans ce manque d’eau, c’est qu’elle frappe aussi le centre de santé, alors une telle situation lors d’un accouchement ne frôle-t-elle pas  une  catastrophe ? Et  sur ces cas précis qu’est-ce que la mairie envisage de faire pour abréger la souffrance des populations ?

C’est la première fois aussi que j’entends que Cambérène est confronté à des problèmes d’eau. Les demandes que je reçois souvent viennent  des gens qui veulent que le réseau d’eau arrive chez eux et demandent l’autorisation du maire pour que les canaux  passent au milieu de la route. Mais la plupart du temps, je dis niet,  car, l’entreprise exploitant refuse de prendre ses responsabilités pour réparer les dégâts après.

Mais comme ce problème existe,  je propose que les gens fassent une pétition, après je me proposerai volontiers  de remonter l’information à qui de droit. En ce qui concerne le centre de santé aussi,  je ne suis pas au courant qu’il est confronté à un manque d’eau mais rassurez-vous,  je  ne manquerai pas de  me renseigner sur ce domaine.

 Nous allons rester sur le centre de santé, il manque d’équipements adéquats et le plateau technique reste très faible par rapport à la moyenne, récemment  il a refusé l’accès à un homme violemment poignardé faute de soins convenables. Alors  ne ressentez-vous pas l’urgente nécessité d’y apporter des solutions ?

La santé est transférée à la commune et si la commune n’a pas de moyens,  cela va se répercuter sur la qualité de service. La mairie subventionnait en médicaments le centre de santé, mais maintenant on ne peut plus le faire. De plus l’ambulance est en panne, elle est vieille. On se bat, on tape à toutes les portes pour trouver une aide ou une solution.

Est-ce que l’acte III de la décentralisation vous avantage ?

Sur le plan financier, pas du tout,  car, avant l’acte III, la mairie  était à 2million 500mille francs de salaire mensuel, on était la première commune de Dakar à payer nos salaires. Mais depuis sa  venue, on nous affecté 50 agents avec une masse salariale de 15 millions  et les fonds de dotations annuels  ne font même pas 50 millions.

Imaginez 15millions par mois pendant 12mois ça fait plus de 150 millions. Avant l’acte III, la ville de Dakar nous donnait un fonds de dotations de plus de 120 millions avec des salaires de 2,5 millions. Mais aujourd’hui, l’Etat nous donne 50 millions avec des charges de 15 millions. Vous voyez la différence, si on paye trois mois de salaires, c’est fini.

Si à chaque fois, l’Etat viens à la rescousse pour payer nos salaires, c’est qu’il y a beaucoup à faire à Cambérène.  Le mois d’octobre,  on l’a payé au 14 du mois de novembre, le fonds de dotations on l’a épuisé depuis longtemps. A part ce souci, nous sommes d’accord avec l’acte III, c’est un processus en cours, il faudrait tout simplement que l’Etat nous accompagne.

Avez – vous pensé à baisser la masse salariale ?

On nous a imposé les 15millions de salaires, de plus ce n’est même pas nous qui recrutons, ce personnel  qui est là, présentement,  vient de la ville de Dakar.  Parce que, si cela était de notre ressort, on ne se créerait pas des problèmes inutilement. C’est nous, maires, qui devons maintenant, nous débrouiller pour trouver et remplacer ce gap ; et on ne peut même pas avoir 100 000 Francs CFA par jour à Cambérène, là où des communes ont plus de 800.000 francs CFA par jour.

Et pourquoi ?

Il n y a pas tout simplement des structures marchandes à Cambérène, on a qu’un petit marché qui ne sort même pas 20.000 francs par jour. Actuellement, nous sommes en pourparlers avec les autorités étatiques pour qu’ils nous refassent le marché, pour que la commune puisse être  viable, et qu’on puisse avoir des ressources. Cela aiderait, en même temps, les femmes à avoir une activité marchande. Sinon,  Cambérène n’a pas de ressource, la patente  de la commune  qui va directement aux trésors ne fait même pas 7 millions. En plus, ici, les gens ne payent pas l’impôt. Mais cela ne nous incombe pas. Car c’est le travail de l’Etat,  de recueillir  et fixer les assiettes. La mairie n’a pas les moyens matériels et financiers pour le faire.

A part cela comment faire pour que la commune génère de l’argent ?

Les autorisations de construire,  on peut  en retirer beaucoup de profit.  Mais on n’est confronté à des problèmes d’actes administratifs. Pour  l’autorisation de construire,  la pièce essentielle, c’est le titre foncier ou le bail. Or, à Cambérène, il n y a pas de titre foncier. Il existe un seul titre foncier. Et il est  entre les mains du Marabout. Nous sommes dans une cité traditionnelle religieuse, le pouvoir maraboutique y a une grande influence.

Quelles sont les actes posés par la mairie pour pallier à cela ?

Plusieurs fois,  j’ai été voir, au niveau de la direction de l’urbanisme et de l’habitat,   pour leur expliquer la situation et  proposer des papiers équivalents au titre foncier ou aux baux, mais ça n’a pas abouti. Et nous perdons toutes ces recettes qui auraient pu découler de cette opération. Pour l’instant nous sommes aussi en pourparlers avec les autorités religieuses et coutumières pour qu’elles acceptent de céder les titres fonciers. Et l’administration est prête à nous accompagner pour que chaque propriétaire puisse avoir un titre foncier individuel.

Une dernière question, quels sont les projets d’avenirs de la mairie concernant le village de Cambérène ?

La commune a des projets,  nous avons  deux écoles en construction. Il y a le marché que l’Agetip va refaire. Le terrain de football  va être réhabilité. Un programme d’assainissement de Cambérène est en cours. Nous disposons de 4 milliards venant de l’Etat pour ce travail. Les études sont en train d’être faites. Bientôt nous allons faire l’assemblée générale de l’étude d’impact environnemental, et d’ici la fin de l’année, les travaux pourront démarrer.  Et, à la fin de ces travaux, la commune n’aura plus des problèmes d’inondations et nous aurons encore moins besoin d’utiliser une pompe électrique.

Il y a  également, la VDN (Voie de Dégagement Nord) qui va passer par Cambérène. C’est une nouvelle opportunité, et Cambérène  sera desservi en infrastructure routière, car en plus, les routes seront refaites.  Ceci permettrait à Cambérène d’être un carrefour entre le département de Dakar, Guédiawaye, Pikine et Rufisque ; Ceci lui permettrait surement de gagner davantage avec les trafics qui y seront plus denses.  Nous nous préparons déjà  à cela, afin de rendre la commune viable économiquement et socialement pour que chacun puisse s’épanouir et faire en sorte que Cambérène puisse émerger à l’instar du plan Sénégal émergent.

Combien devrait coûter le téléphone ? En réalité, la minute ne pourrait-elle pas coûter moins de 15 FCFA au Sénégal ?

  1. Comment est fabriqué le téléphone ?

Il convient d’abord de savoir comment est fabriqué le téléphone.

Si vous prenez deux petits haut-parleurs et que vous les joignez par deux fils, et qu’ensuite vous y connectez  une batterie, vous avez découvert le principe du téléphone.

Ce petit haut-parleur est un transformateur de la voix sonore en énergie magnétique, puis électrique, qui, avec l’autre haut-parleur, se retransforme en énergie sonore (vice-versa).

En effet, ce petit haut parleur peut à la fois jouer le rôle de microphone et d’écouteur, car le principe de fonctionnement est le même. (Encore qu’avec les microphones à condensateur, la transformation de la voix sonore peut passer par une énergie électrostatique, avant celle d’un état électrique.)

Bien entendu, ceci a été amélioré grâce à l’électronique, et aujourd’hui, l’informatique rend encore les choses beaucoup plus faciles.

Cela signifie tout simplement que le téléphone est un produit qui s’obtient grâce à une transformation de l’énergie électrique. Autrement dit, la matière première permettant de fabriquer du téléphone est l’électricité.

Toutefois, pour avoir suffisamment d’autonomie, les opérateurs téléphoniques vont stocker l’énergie électrique obtenue du distributeur d’énergie électrique dans des batteries. Mais leur source de production est la même que celle que vous utilisez pour vos usages domestiques d’électricité. Cela signifie tout simplement qu’ici au Sénégal, c’est la SENELEC qui produit cette énergie.

Encore que, quand cette énergie est utilisée en grande quantité, le prix du kWh peut baisser.

L’électronique a cette capacité de raffiner le courant électrique, et de faire avec, de multiples usages valorisants  comme la radio, la télévision, l’ordinateur, etc…

C’est la raison pour laquelle, elle a révolutionné la science et continue encore à le faire, par le biais de l’informatique, dont elle constitue la mère.

Ses produits ont la particularité d’être à la portée de tous, eu égard à la facilité d’obtention de sa matière première qui est du sable (le silicium), même si les premières parutions seront toujours chères, du fait de la recherche, le prix devant ensuite baisser en suivant la forme d’une fonction hyperbolique.

Son amortissement est en général rapide, eu égard à sa facilité de fabrication en grande quantité, une fois que la mise au point est assurée.

C’est grâce à cette électronique et à cette informatique, que le téléphone est aujourd’hui fabriqué à partir de l’électricité, la radio s’en mêlant pour la transmission, par le biais des ondes hertziennes,  avec l’ère des portables. Les performances s’améliorant davantage, et l’effet d’échelle jouant pour toucher de plus en plus d’abonnés, le prix du téléphone devrait baisser d’année en année, voire de mois en mois.

Encore que l’on semble oublier que le téléphone est un outil d’utilité publique, facteur de production, devant être fabriqué au moindre coût, pour permettre un développement fulgurant de l’économie.

Mais les dangers de la privatisation font que les marges qui en découlent, enrichissent démesurément les opérateurs, au détriment de l’économie, et de la population.

  1. Quelle marge sur la minute de téléphone ?

L’on verra que pour une utilisation d’énergie électrique d’environ 40 Millions de kWh, qui pourraient correspondre à moins de 4 Mds FCFA, (en considérant un prix moyen de 100 FCFA par kWh), on pourrait fabriquer plus de 9000 Millions de minutes de téléphone.

Vendues à une moyenne de 45 FCFA, ces minutes de téléphone vont donner lieu à un chiffre d’affaires de plus de 400 Milliards de FCFA.

Autrement dit, pour chaque kWh de la SENELEC, il est possible de fabriquer environ 225 minutes de téléphone. En faisant les rapports, on peut se rendre compte que les minutes de téléphone fabriquées avec un kWh acheté à environ 100 FCFA, sont revendues à la population sénégalaise, à plus de 10 000 FCFA.

En effet, ceci donne une marge après matière première de 10 000 %.

Le prix de revient correspondant à cette matière première pour une minute de téléphone serait d’environ 100/225, soit moins de 1 FCFA.

Une telle marge devient embarrassante, à tel enseigne que les justificatifs dans le compte d’exploitation risquent de faire apparaître des incompréhensions, pour un habillage en harmonie avec le système comptable SYSCOA.

Si le bénéfice net correspondant à une telle marge retombe à environ 30% du chiffre d’affaires, cela pourrait difficilement être du seul fait des dépenses habituellement connues comme :

  • Les frais d’exploitation et d’entretien ou de location de service
  • Les salaires
  • Les déplacements et autres frais généraux
  • Les amortissements d’immobilisations
  • Les impôts

Ainsi, pour remplir le gap permettant de baisser le bénéfice à un niveau non démesuré, les justificatifs en termes d’achats et consommations seront difficiles à comprendre, et risquent de biaiser le caractère proportionnel de la rubrique qui devrait normalement concerner cette matière première.

Par ailleurs, certes des réserves seront à prévoir dans la marge bénéficiaire. Bien entendu, il est permis aux sociétés d’utilité publique de faire des réserves pour faire face à d’éventuels aléas, mais reconductibles, et non à thésauriser.

L’on pourrait aussi comprendre qu’avec l’électronique, les immobilisations corporelles ou incorporelles pourraient être prépondérantes, et se traduire en amortissements élevés. Mais ceci devrait aussi, entraîner un rapide amortissement du matériel.

  • Le prix de la minute de téléphone ne devrait-il pas pouvoir baisser ?

Si on fait la comparaison avec une autre société d’utilité publique comme la SENELEC, on verra que la matière première qui est principalement du combustible thermique va représenter environ 65 % du chiffre d’affaires contre 1% ou bien moins.

Ceci va donner lieu à une marge après matière première qui ne sera que d’environ 35 % pour un chiffre d’affaires moins important. Cela n’empêchera pas à la SENELEC de payer, avec la valeur absolue, des frais d’exploitation et d’entretien ainsi que des salaires, déplacements, impôts etc. …, tout en prenant en compte les amortissements.

En fait le rendement de fabrication d’électricité avec du combustible fossile (plus répandu), est en général faible, (aux environs de30%), avec un prix très élevé de la matière première.

En outre, le prix de cession du kWh étant soumis à la loi du moindre coût, le prix de vente ne devrait jamais  dépasser le prix de revient après matière première, d’un montant cherchant à atteindre 100%. Selon la règle du moindre coût, tout surplus devrait se traduire en termes de réinvestissement pour l’extension et l’amélioration du service, ou en ristourne par une baisse des tarifs.

Pourquoi donc une société d’utilité publique faisant un chiffre d’affaires plus élevé, ne devrait-elle pas :

  • limiter ses dépenses à environ 35 ou 40 % (de ce chiffre d’affaires) ?
  • limiter son bénéfice à 30 % ?
  • prévoir une réserve de 10 % (reconductible) ?
  • et ristourner le reste (25 %) à la population en termes de réduction du coût de cession ?

La privatisation devrait-elle remettre en cause la cession au moindre coût, à la population,  d’un produit ou service d’utilité publique, bien que ce soit possible ?

  • Avec un prix de revient, après matière première, multiplié par 100 ou plus, dans la gestion d’une utilité publique, la régulation étatique devrait-elle rester indifférente ?
  • Avec des salaires pour expatriés (cf: rapport annuel 2014 de la Sonatel p114) dépassant ceux de la plupart des dirigeants de ce monde,  ( cf: http://www.businessinsider.com/salaries-of-13-major-world-leaders-2015-3, ou http://www.argentaire.com/2015/03/les-dirigeants-politiques-les-mieux.html),  car venant en deuxième position après celui de Singapour, et dépassant de plus de deux fois celui des USA, le téléphone ne devrait-il pas baisser son prix au Sénégal ?
  • Ne devrait-on pas se rendre compte qu’avec un tarif de 15 FCFA la minute, la Sonatel ferait, quand même, avec plus de 9000 Millions de minutes, un chiffre d’affaires de près de 150 Milliards, ce qui ferait plus de deux fois ses frais de personnel qui seraient les plus élevés au Sénégal, (près de deux fois ceux de la Senelec ou plus), avec un effectif moins important ?
  1. Conclusion

Ne devrait-on pas limiter la marge de l’opérateur téléphonique en le soumettant à un revenu maximum autorisé (RMA), quand il  est privé ?

Cela n’aurait-il pas plus de sens qu’avec la Senelec, qui,  en tant qu’étatique, aurait moins de motivation avec un tel outil ?

 

 

 

 

En attendant la fin des travaux de reprise du Pont Sénégal 92, une solution provisoire pour faciliter la mobilité entre Dakar et sa banlieue nord et baisser la souffrance de la population.

En attendant la fin des travaux de construction du pont de Sénégal 92 auprès du stade LSS, il conviendrait de trouver une solution provisoire à la situation difficile de la circulation dans cette zone, en vue de faciliter la mobilité des véhicules et permettre aux populations de vaquer assez librement à leurs occupations, sans autant de souffrance.

Cliquer pour une vue plus large
Cliquer sur chacune des images pour une vue plus large
Rond-Point provisoire côté Dispensaire Nabil Choucaire
Rond-Point provisoire côté Dispensaire Nabil Choucaire

Cette solution consiste à réaliser deux Ronds-points :

  • un du côté de Nabil Choucaire
  • un du côté du stade

comme indiqué dans les vues de Google Earth ci-contre.

Rond Point provisoire côté Stade LSS
Rond Point provisoire côté Stade LSS

Ces ronds-points devraient permettre de traverser cette route de l’Aéroport en attendant la fin des travaux.

Il faut noter que cette route de l’Aéroport avec son sens unique a séparé complètement les Parcelles Assainies et la banlieue nord du reste de la ville de Dakar. Ce seul pont en assurait la liaison. C’est donc à se demander s’il ne serait pas plus judicieux de penser à augmenter les traversées de cette route, en projetant d’autres ponts.

Mais en attendant, ces ronds-points provisoires devraient constituer un soulagement pour la population.

En outre ils ne seraient pas difficiles à réaliser.

Qu’en pensez-vous ?